Henri Roy
Henri Roy, né le au Bouchaud (Jura) et mort le à Paris, est un homme politique français, membre du Parti radical.
| Henri Roy | |
Henri Roy en 1932. | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Sénateur français | |
| – (21 ans, 11 mois et 20 jours) |
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| Circonscription | Loiret |
| Groupe politique | GD |
| Député français | |
| – (13 ans, 6 mois et 6 jours) |
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| Élection | 6 mai 1906 |
| Réélection | 8 mai 1910 26 avril 1914 |
| Circonscription | Loiret |
| Législature | IXe, Xe et XIe (Troisième République) |
| Groupe politique | RRRS |
| Prédécesseur | Louis Darblay |
| Successeur | Circonscription supprimée |
| Ministre de l'Intérieur | |
| – (1 mois et 27 jours) |
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| Gouvernement | Reynaud |
| Prédécesseur | Albert Sarraut |
| Successeur | Georges Mandel |
| Ministre des Travaux publics | |
| – (6 mois et 23 jours) |
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| Gouvernement | Flandin I |
| Prédécesseur | Pierre-Étienne Flandin |
| Successeur | Joseph Paganon |
| Biographie | |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Bouchaud (Jura) |
| Date de décès | (à 77 ans) |
| Lieu de décès | 14e arrondissement de Paris |
| Sépulture | Cimetière de Montmartre à Paris |
| Nationalité | Française |
| Profession | Avocat |
| Résidence | Loiret |
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Biographie
modifierJeunesse et études
modifierFils d'un instituteur d'une petite commune du Jura, Henri Roy est boursier de l'enseignement secondaire, d'abord au lycée de Lons-le-Saunier, puis au lycée Lakanal. Pendant ses études parisiennes, il rencontre Jean Tharaud et Charles Péguy, dont il devient un ami proche.
Après un échec au concours d'entrée de l'ENS, il poursuit ses études à l'université et prépare l'agrégation.
Parcours professionnel
modifierIl se découvre, pendant l'affaire Dreyfus, une double passion pour la politique et le journalisme. Il collabore alors à La Volonté, quotidien de Franklin Bouillon et Pierre Baudin, puis devient rédacteur en chef du Progrès du Loiret, journal de sensibilité radicale, paraissant à Orléans.
Parallèlement, il s'inscrit au barreau de cette ville et exerce comme avocat.
C'est avec le soutien du Parti radical qu'il se présente aux législatives de 1906, et bat le sortant Louis Darblay. Il est réélu en 1910 et 1914.
En , il est nommé Commissaire au Ravitaillement dans le gouvernement Clemenceau. Pendant les quelques mois où il exerce cette fonction, il met en place des restaurants populaires.
En novembre de cette année, cependant, il est victime de la poussée de la droite, qui donne une chambre « bleu horizon », et perd son siège de député.
En , il se présente avec succès aux Sénatoriales. Au palais du Luxembourg, il siège naturellement au sein du groupe de la Gauche démocratique, composée essentiellement de radicaux. Membre de la commission des finances, il est plusieurs fois rapporteur du budget de départements ministériels (Alsace et Lorraine, puis Poste), avant de devenir rapporteur général du budget en 1932 et 1933.
Toujours sénateur, il est nommé président de l'office national des combustibles, succédant à Louis Loucheur, en 1932.
Plusieurs fois sollicité pour entrer au gouvernement, il finit par accepter la proposition du portefeuille des travaux publics, faite par Pierre-Etienne Flandin, en . Sa principale action est d'ordonner un audit complet de la situation du rail en France.
Vice-président du Sénat depuis 1936, il accepte en la fonction de ministre de l'Intérieur que lui propose Paul Reynaud.
En , il approuve la révision constitutionnelle et vote les pleins-pouvoirs à Philippe Pétain. Néanmoins, il s'oppose rapidement au régime de Vichy et refuse la proposition de siéger au Conseil national que celui-ci met en place en 1941.

De ce fait, il est relevé par un jury d'honneur de son inéligibilité à la Libération. Cependant, il ne renoue pas avec la vie politique, et meurt en 1950. Sa tombe se trouve au cimetière de Montmartre (division 21), avec celle de son épouse, née Louise Jabraud et décédée en 1938.
Décoration
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Médaille d'honneur des chemins de fer, échelon vermeil ( ; de droit en tant qu'ancien ministre des Travaux publics)[1]
Sources
modifier- ↑ « Article 7 du décret du 12 août 1939 »
[PDF], sur Légifrance (consulté le )
- « Henri Roy », dans le Dictionnaire des parlementaires français (1889-1940), sous la direction de Jean Jolly, PUF, 1960 [détail de l’édition]
Liens externes
modifier- Ressources relatives à la vie publique :