Henri Stehlé
Henri Stehlé[1], né le à Fécamp (Seine-Maritime) et mort le à Palma de Majorque (Espagne), est un agronome et botaniste français, à la fois algologue, entomologiste, enseignant et dessinateur botanique[2].
| Naissance |
Fécamp (Seine-Maritime) (France) |
|---|---|
| Décès |
(à 73 ans) Palma de Majorque (Espagne) |
| Domaines | Ingénieur Agronome, Botaniste |
|---|---|
| Renommé pour |
Fondateur du Centre INRA Antilles-Guyane |
| Distinctions |
Prix Gandoger |
Il fonde le Centre de Recherches INRA Antilles-Guyane en 1949, dont le siège est en Guadeloupe[3]. Il est administrateur du Centre et Directeur de la Station d'Amélioration des Plantes jusqu'en 1964[4]. Une grande partie de ses études comme botaniste est réalisée en Guadeloupe et Martinique, en collaboration avec son épouse, Madeleine, et le R.P. (Révérend Père) Louis Quentin. Il travaille notamment sur les Orchidacées, les Pipéracées et les Fougères[3]. Son herbier comprend plus de 9000 échantillons partagés entre la France (Museum National d'Histoire Naturelle de Paris) et les États-Unis (Jardin Botanique de New York et Smithsonian Institution à Washington)[3].
Biographie
modifierFormation
modifierIl obtient le diplôme d'Ingénieur Agricole à l'École nationale supérieure d'agronomie de Grignon en 1931, pour se spécialiser postérieurement en agronomie tropicale à l'École nationale supérieure d'agriculture coloniale à Nogent-sur-Marne[5]. En 1947 il décroche le diplôme de Docteur Ingénieur à l'École nationale supérieure agronomique de Montpellier, à la suite de la soutenance d'une thèse de phytogéographie sur les types forestiers de la Caraïbe[6], qui lui vaut d'être lauréat de l'Institut de France[3].
Carrière
modifierEn 1934 Henri Stehlé s'installe en Guadeloupe où il est nommé Directeur du Jardin d'Essais de Basse-Terre (1934-1935) et puis de Pointe-à-Pitre (1935-1938), où il crée les premières variétés de canne à sucre des Antilles françaises (les J.E.G. pour Jardin d'Essais Guadeloupe) . Il est l'un des fondateurs des Écoles d'agriculture de Pointe-à-Pitre et de Tivoli, en Martinique, devenues plus tard lycées agricoles. En 1938 il s'installe en Martinique et devient directeur du Jardin d'Essais de Tivoli (situé près de l'ancien jardin colonial des Plantes de Saint-Pierre). Entre 1940 et 1942, il est aussi responsable du Service des Eaux, de la Forêt et de l'Agriculture en Martinique[2].
À partir de la fondation du Centre INRA Antilles-Guyane en 1949, il travaille sur la création variétale chez la canne à sucre, les méthodes de protection des sols contre l'érosion, la conservation des ressources biologiques, la caractérisation agronomique et nutritive des plantes fourragères locales, et les méthodes de culture du vanillier et d'autres cultures alimentaires[4],[7].
À son retour en France métropolitaine en 1964, Stehlé est directeur de recherches au Centre INRA d'Antibes, où il continue ses études botaniques en travaillant notamment sur la caractérisation des plantes exotiques du jardin botanique de la villa Thuret[8]. Il a été aussi Administrateur des Parcs nationaux de Port-Cros (Var) et du Mercantour (Alpes-Maritimes et Alpes-de-Haute-Provence), et membre du Haut Conseil de Protection de la Nature de France[5]. Il est l'un des fondateurs de l'Association SOS Vie-Nature-Environnement à Antibes, pour la protection de la faune, la flore et l'environnement, en étant président du Comité Scientifique de la revue de l'association[5]. Dans les années 1970 il préside le comité scientifique de l'Union Régionale du Sud-Est pour la Sauvegarde de la Vie, de la Nature et l'Environnement (URVN), dans lequel figuraient entre autres Alain Bompard, Haroun Tazieff et Paul-Émile Victor.
Au moment de son décès en 1983, Stehlé travaillait sur son dernier ouvrage Histoire botanique, écologique et agricole des Antilles françaises, des Caraïbes à nos jours, produit de trente ans de recherches aux Antilles[3],[9].
Précurseur de l'approche écologique aux Antilles
modifierJeune homme en formation d'Agronomie, Stehlé est très influencé par l'enseignement et les travaux d'écologie de Georges Kuhnholtz-Lordat[9], que plus tard il appelle le « Maître » dans ses écrits[10]. Kuhnholtz–Lordat est l'un des fondateurs de la phytosociologie en France, une approche que Stehlé utilise abondamment dans ses travaux aux Antilles dès le début de sa carrière[11]. Ainsi, son ouvrage de 1935 sur l'écologie et la géographie botanique de la flore guadeloupéenne est préfacé par Kuhnholtz–Lordat[12], qui souligne la pertinence de la démarche appliquée[11]. Selon Lucien Degras, son successeur à la station d'amélioration des plantes de l'INRA, cette publication « exprime déjà une constante de son œuvre, la liaison botanique-écologie-phytosociologie »[4].

Degras précise aussi que Stehlé est un précurseur de l'utilisation des méthodes biologiques pour la protection des cultures, en publiant son premier article sur le sujet en 1935[11]. Ainsi en 1937, à la suite d'une mission à la Barbade, il introduit en Guadeloupe le micro-hyménoptère Trichogramma minutum, parasite de la chenille foreuse du Diatraea saccharalis qui est responsable des grandes pertes de rendement chez la canne à sucre. Dans ses travaux agronomiques des années 1940 et 1950, Stehlé continue d'employer une approche écologique en analysant conjointement les relations entre le fonctionnement des espèces d'intérêt alimentaire, leur milieu pédoclimatique, et les pratiques agricoles nécessaires à la protection de l'environnement[10]. Stehlé est l'un des initiateurs du projet d'établissement d'une réserve naturelle en Guadeloupe, qui aboutit après son décès à la création du parc national de la Guadeloupe[9],[11].
Enseignement
modifierDans les années 1930-1940, Stehlé participe à l'enseignement agricole aux Antilles et est responsable de l'organisation des Écoles d'agriculture de Guadeloupe (1935-1938) et de Martinique (1938-1940). Entre 1940 et 1946 il est directeur technique et administratif de la Nouvelle école antillaise d'agriculture en Martinique[4]. À la suite de sa réinstallation en Guadeloupe à la fin des années 1940, il est chargé de l'enseignement des sciences au lycée de Basse-Terre[2].
Expertise scientifique
modifierVers la fin des années 1930, Stehlé collabore avec le Jardin botanique de New York, et est membre correspondant du Musée national d'histoire naturelle des États-Unis. Dans les années 1940 et 1950, Stehlé réalise de nombreuses missions en tant qu'expert en agronomie tropicale dans une vingtaine de pays de la Caraïbe et de l'Amérique Centrale et du Sud. En 1946 il est désigné par le Ministère des Colonies comme membre de la Commission Caraïbe promouvant la coopération dans la Caraïbe. En 1950, il représente la France aux Nations unies, à la 4e session de la FAO, à titre d'expert scientifique pour évaluer les perspectives et les programmes de recherche agronomique dans les pays de la Caraïbe. En 1953 Stehlé devient membre du Conseil des Recherches et du Comité d'Agriculture et Sylviculture de la Commission Caraïbe[5].
L'abréviation Stehlé s'utilise pour indiquer Henri Stehlé comme autorité pour la description et la classification scientifique de 222 plantes de l'International Plant Names Index[13].

Collaboration avec Aimé Césaire
modifierÀ la fin des années 1930, ses activités de botaniste en Martinique amènent Henri Stehlé à connaître Aimé Césaire. Césaire invite Stehlé à réaliser une étude de la flore martiniquaise, ce qui donne lieu à deux articles publiés dans Tropiques, la revue culturelle fondée et éditée par le poète martiniquais[14]. Le premier article est une synthèse des études de Stehlé sur la végétation antillaise (1941). Le deuxième article est une contribution à l'ethnobotanique antillaise et concerne l'origine des appellations vernaculaires des plantes, où Stehlé décrit les histoires et légendes se rattachant à ces dénominations (1944)[15]. Dans un entretien accordé en 1978 à Jacqueline Leiner[16], Césaire explique que l'objectif d'inclure ces publications dans une revue littéraire était de permettre « à la Martinique de se recentrer », et « d'entraîner les martiniquais à la réflexion » sur leur environnement proche.
En 1988, Césaire, alors maire de Fort-de-France, rend hommage à Stehlé en donnant son nom à une rue du quartier Tivoli, à proximité du Jardin d'Essais que Stehlé avait dirigé en 1938. Lors du discours d'hommage, Césaire salue « le savant et l'humaniste au grand cœur »[17].


Distinctions
modifier- 1931 : Prix de Chimie de l'École Nationale d'Agriculture.[réf. nécessaire]
- 1936 : Lauréat de l'Institut de France (Académie de sciences), avec Madeleine Stehlé.[réf. nécessaire]
- 1938 : Médaille Jules Crevaux des Explorateurs d'Amérique de la Société de Géographie Commerciale de Paris, avec Madeleine Stehlé.[réf. nécessaire]
- 1939 : Prix Gandoger de Phanérogamie de la Société botanique de France.[réf. nécessaire]
- 1946 :
Officier d'académie au titre de l'Enseignement.[réf. nécessaire] - 1947 : Chevalier de l'Ordre de l'Étoile noire du Bénin.[réf. nécessaire]
- 1949 :
Chevalier de l'ordre du Mérite agricole.[réf. nécessaire] - 1949 : Prix de Coincy de Phanérogamie de la Société Botanique de France, avec Madeleine Stehlé et Louis Quentin.[réf. nécessaire]
- 1953 :
Officier de l'Instruction publique.[réf. nécessaire] - 1954 :
Officier de l'ordre du Mérite agricole.[réf. nécessaire]
Affiliations à des Sociétés savantes
modifier- Société linnéenne de Lyon, membre 1935.[réf. nécessaire]
- National Geographic Society, membre 1936.[réf. nécessaire]
- Société botanique de France, membre 1936.[réf. nécessaire]
- Société de biogéographie de France, membre élu 1937.[réf. nécessaire]
- Muséum national d'histoire naturelle de Paris, membre correspondant 1946.[réf. nécessaire]
- Académie des sciences d'Outre-mer, membre 1953.[réf. nécessaire]
- Académie des Lettres et des Sciences de Montpellier, membre 1953.[réf. nécessaire]
Publications (sélection)
modifierOuvrages
modifier- [1935] Essai d'écologie et de géographie botanique (préf. Georges Kuhnholtz-Lordat), t. 1, Basse-Terre, Guadeloupe, imprimerie catholique, coll. « Flore de la Guadeloupe et dépendances » (réimpr. 1978, éd. Calivran Reprints), 286 p. (SUDOC 02046634X, présentation en ligne).
- [1937] Catalogue des phanérogames et fougères, avec contribution à la flore de la Martinique (préf. Georges Kuhnholtz-Lordat), t. 2, fascicule 1er, Basse-Terre, Guadeloupe, imprimerie catholique, coll. « Flore de la Guadeloupe et dépendances ».
- [1943] Le R.P. A. Duss : précurseur de l'étude botanique aux Antilles françaises (1840-1924). Sa vie et son oeuvre, Basse-Terre, Guadeloupe, imprimerie catholique, coll. « Flore de la Guadeloupe et dépendances ».
- [1938] Stehlé (en collaboration avec Madeleine Stehlé et Louis Quentin), Flore de la Guadeloupe et Dépendances. Essai d'Écologie et de géographie botanique, t. 2 : Catalogue de Phanérogames et Fougères, avec contribution à la flore de la Martinique, éd. Basse-Terre, 238 p..
- [1938] Esquisse des associations végétales de la Martinique, Fort-de-France, Imprimerie du Gouvernement, , 72 p..
- [1939] Flore descriptive des Antilles françaises, t. 1 : Les Orchidales des Antilles françaises. Étude descriptive et écologique des Orchidacées et Burmanniacées, imprimerie officielle de la Martinique, 144 p..
- [1940] Flore descriptive des Antilles françaises, t. 2 : Les Pipérales des Antilles françaises. Étude descriptive et écologique des Pipéracées et Chlorantacées.
- [1941] La Culture du café à La Martinique et son amélioration, Imprimerie officielle de la Martinique, 42 p..
- [1947] La végétation sylvatique de l'archipel caraïbe (thèse de l'université de Montpellier, faculté des sciences), 548 p. (SUDOC 13122414X).
- [1950] Index Seminum. Semences de végétaux utiles du Centre de Guadeloupe, Centre de Recherches des Antilles et Guyane françaises, 18 p..
- [1956] Survey of forage crops in the Caribbean, éd. Trinidad, 389 p..
- [1958] Stehlé (en collaboration avec Madeleine Stehlé) (préf. E. Chartol & P. Lechevalier), Une Excursion à La Soufrière (La Guadeloupe), Ed. Artra, 86 p..
- [1962] Stehlé (en collaboration avec Madeleine Stehlé), Flore médicinale an tan lontan, éd. Desormeaux.
- [1963] Étude phytosociologique et floristique de l'Ilet à Cabris de l'archipel des Saintes en Guadeloupe (Antilles françaises), éd. Basse-Terre, 340 p..
Articles
modifier- [1935] « Intérêt des méthodes biologiques dans la protection des cultures de la Guadeloupe », Agron. Coloniale, vol. 214, , p. 1-4.
- [1936] « Aperçu sur la végétation de la Guadeloupe », Journal d'agriculture tropicale et de botanique appliquée, vol. 16e année, no 184, , p. 969-973 (lire en ligne).
- [1936] « Intérêt de l'utilisation des engrais verts à la Guadeloupe », Revue Agricole Guade., vol. 8, nos 3-4, , p. 40-45.
- [1937] « Les Associations végétales de la Guadeloupe et leur intérêt dans la valorisation rationnelle », Journal d'agriculture tropicale et de botanique appliquée, vol. 17e année, no 186, , p. 98-109 (lire en ligne).
- [1937] « Les Associations végétales de la Guadeloupe et leur intérêt dans la valorisation rationnelle (Suite et fin) », Journal d'agriculture tropicale et de botanique appliquée, vol. 17e année, no 187, , p. 188-195 (lire en ligne).
- [1938] « Analogies entre le Pitcairnia Feliciana d'Afrique et des Pitcairnia Antillais », Journal d'agriculture tropicale et de botanique appliquée, vol. 18e année, no 208, , p. 857-862 (lire en ligne).
- [1941] « The flora of Martinique », J. New York Bot. Gard., vol. 42, , p. 235-244.
- [1941] « La végétation des Antilles françaises », Tropiques, vol. 2, , p. 71-75.
- [1941] « Conditions éco-sociologiques et évolution des forêts des Antilles françaises », The Caribbean Forester, vol. 2, no 4, , p. 154-159 (lire en ligne).
- [1941] « Classification des essences forestières de la Martinique d'après leur utilisation », The Caribbean Forester, vol. 3, no 1, , p. 29-31 (lire en ligne).
- [1941] « Plan d'aménagement et d'exploitation rationnelle de la forêt martiniquaise », The Caribbean Forester, vol. 3, no 1, , p. 32-38 (lire en ligne).
- [1942] « Catalogue des Cryptogames vasculaires des Antilles françaises » (première partie), The Caribbean Forester, vol. 4, no 1, , p. 35-48 (lire en ligne).
- [1942] « Catalogue des Cryptogames vasculaires des Antilles françaises » (deuxième partie et fin), The Caribbean Forester, vol. 4, no 2, , p. 83-98 (lire en ligne).
- [1943] « Classification des arbres à latex et à sécrétions de gommes, résines et matières colorantes aux Antilles françaises », The Caribbean Forester, vol. 4, no 3, , p. 112-123 (lire en ligne).
- [1943] « La végétation muscinale des Antilles françaises et son intérêt dans la valorisation sylvicole » (première partie), The Caribbean Forester, vol. 4, no 4, , p. 164-182 (lire en ligne).
- [1943] « La végétation muscinale des Antilles françaises et son intérêt dans la valorisation sylvicole » (deuxième partie), The Caribbean Forester, vol. 5, no 1, , p. 20-43 (lire en ligne).
- [1944] « Les petites associations épiphilles en forêt hygro-sciaphile aux Antilles françaises » (complément à "La végétation muscinale des Antilles françaises"), The Caribbean Forester, vol. 5, no 3, , p. 136-137 (lire en ligne).
- [1944] « Les Glumiflorées des Antilles françaises. Espèces nouvelles pour la Guadeloupe et pour la Martinique », The Caribbean Forester, vol. 5, no 4, , p. 181-206 (lire en ligne).
- [1944] « Les dénominations génériques des végétaux aux Antilles françaises : histoires et légendes qui s'y attachent », Tropiques, vol. 10, , p. 53-87.
- [1945] (en) « Forest types of the Caribbean Islands » (première partie), The Caribbean Forester, vol. 6, no supplément, , p. 273-393 (lire en ligne).
- [1946] « Végétaux d'origine asiatique ou africaine naturalisées dans l'Archipel Caraïbe », Rev. Intern. Bot. Appl., vol. 280-281, , p. 100-106.
- [1946] « Notes taxonomiques et écologiques sur les Légumineuses Papillionacées des Antilles françaises », Bull. Muséum, vol. 18, , p. 98-117.
- [1946] « Végétaux d'origine asiatique ou africaine naturalisés dans l'Archipel Caraïbe », Journal d'agriculture tropicale et de botanique appliquée, vol. 26e année, nos 281-282, , p. 100-106 (lire en ligne).
- [1946] « La nomenclature des végétaux économiques intéressant l'agriculture tropicale », Journal d'agriculture tropicale et de botanique appliquée, vol. 26e année, nos 285-286, , p. 256-264 (lire en ligne).
- [1946] (en) « Les types forestiers des îles Caraïbes » (deuxième partie et fin), The Caribbean Forester, vol. 7, no supplément, , p. 337-709 (lire en ligne).
- [1947] (en) Henri Stehlé et Madeleine Stehlé, « Liste complémentaire des arbres et arbustes des Petites Antilles » (première partie), The Caribbean Forester, vol. 8, no 2, , p. 91-123 (lire en ligne) ; cette première partie de l'article se termine par des résumés traduits en anglais et en espagnol, et est suivie par un commentaire sur cet article par le frère Leon (p. 124, 144, 182, 202).
- [1947] (en) Henri Stehlé et Madeleine Stehlé, « Liste complémentaire des arbres et arbustes des Petites Antilles » (deuxième partie), The Caribbean Forester, vol. 8, no 2, , p. 91-123 (lire en ligne).
- [1947] (en) Henri Stehlé et Madeleine Stehlé, « Le magnolia, Talauma dodecapetala, des Petites Antilles : monographie sylvo-botanique » (deuxième partie), The Caribbean Forester, vol. 8, no 2, , p. 183- (lire en ligne).
- [1947] (en) Henri Stehlé, « Notes taxonomiques, xylologiques et géographiques sur les châtaigniers du genre Sloanea des Petites Antilles », The Caribbean Forester, vol. 8, no 4, , p. 301-322 (lire en ligne).
- [1952] « Le Vanillier et sa culture: I. Histoire, botanique, géographie et écologie du Vanillier », Fruits, vol. 7, no 2, , p. 50-56 (lire en ligne [PDF]).
- [1953] « Étude Botanique et Agronomique des Légumineuses autochtones et exotiques des genres Canavalia, Clitoria et Crotalaria aux Antilles Françaises », Rev. Internat. Bot. Appl. Agricult.Trop., vol. 33, , p. 490-517.
- [1953] Henri Stehlé et Madeleine Stehlé, « Esquisse d’une étude écologique et biologique des types littoraux de l'archipel Caraïbe », Annales de l'École Agr. Montpellier, .
- [1953] « Étude botanique et agronomique des légumineuses autochtones et exotiques des genres Canavalia, Clitoria et Crotalaria aux Antilles Françaises », Journal d'agriculture tropicale et de botanique appliquée, vol. 33e année, nos 373-374, , p. 490-517 (lire en ligne).
- [1954] « Écologie et géographie botanique de l'archipel des Saintes (Antilles françaises) (20e contribution) », Bulletin du Muséum national d'histoire naturelle, t. 26, 2e série, no 2, , p. 276-283 (lire en ligne [sur archive.org]).
- [1954] « Écologie et géographie botanique de l'archipel des Saintes (Antilles françaises) (20e contribution) suite et fin », Bulletin du Muséum national d'histoire naturelle, t. 26, 2e série, no 3, , p. 396-403 (lire en ligne [sur archive.org]).
- [1954] Henri Stehlé et Roger Boisramé, « Essai de détermination du micro-climat de l'archipel des Saintes d'après le relief, les affinités floristico-sociologiques de sa végétation et les cultures », Bulletin du Muséum national d'histoire naturelle, t. 26, 2e série, no 4, , p. 552-560 (lire en ligne [sur archive.org]).
- [1954] « Quelques notes sur la botanique et l'écologie végétale de l'archipel des Caraïbes », Journal d'agriculture tropicale et de botanique appliquée, vol. 1, nos 1-4, , p. 71-110 (lire en ligne).
- [1954] « La protection de la nature en Amérique tropicale dans ses rapports avec l'évolution des techniques agricoles », Actes du VIIIe Congrès International de Botanique de Paris, , p. 9 p..
- [1956] « Les insectes nuisibles à la Canne à sucre. Leurs parasites naturels et la lutte biologique aux Antilles françaises », Journal d'agriculture tropicale et de botanique appliquée, vol. 3, nos 1-2, , p. 60-81 (lire en ligne).
- [1956] « Pipéracées nouvelles ou rares de l'Ile anglaise de la Dominique et contribution à la connaissance botanique de la Réserve Caraïbe », Bull. Soc. Bot. Fr., vol. 103, , p. 614-619.
- [1958] Henri Stehlé, « Le rôle de la végétation naturelle dans le contrôle de l'érosion et la protection du sol aux Antilles françaises », Compte-rendu de la 7e Réunion technique de l'Union internationale pour la Conservation de la Nature et des Ressources, Athènes, 11-19 sept. 1958, vol. 2 « Conservation du Sol et de l'Eau », , p. 104-111 (lire en ligne [PDF] sur portals.iucn.org, consulté en ).
- [1959] « La culture du manioc et ses possibilités industrielles aux Antilles françaises », Riz & Riziculture & Cultures Vivrières Trop., vol. 2, , p. 1-9.
- [1963] « Les stades précurseurs, les associations végétales des Bananeraies et leur valeur indicatrice culturale aux Antilles Françaises », Journal d'agriculture tropicale et de botanique appliquée, vol. 10, nos 1-4, , p. 168-176 (lire en ligne).
- [1966] « Quelques mises au point historiques relatives à l'introduction de végétaux économiques aux Antilles françaises », Bull. de la Société d'histoire de la Guadeloupe, t. 5, no 6, , p. 27–37.
- [1969] Henri Stehlé, « Une Mélastomacée ornementale des Philippines dans les serres du Jardin Thuret à Antibes : Medinilla magnifica Lindl. & Paxt. (étude taxinomique) », Bulletin de la Société Botanique de France, vol. 116, , p. 171-176 (lire en ligne [sur tandfonline.com]).
Notes et références
modifier- ↑ IdRef, « Stehlé, Henri (1909-1983) », sur Identifiant et Référentiels pour l'enseignement supérieur et la recherche (consulté le )
- 1 2 3 « Stehlé Henri », sur academieoutremer.fr, Académie de Sciences d'Outre-Mer (consulté en ).
- 1 2 3 4 5 (en) « Stehlé, H. (Henri) », sur siarchives.si.edu, Smithsonian Institution Archives (consulté en ).
- 1 2 3 4 « Scientifique du mois : Henri Stehlé (1909-1983) », Syans é Nou, Archipel des Sciences, no 3, , p. 1 (lire en ligne [PDF] sur archipel-des-sciences.org).
- 1 2 3 4 « Stehlé Henri », Dictionnaire historique des membres de la Société linnéenne de Lyon et des sociétés Physiophile de Lyon, d'études scientifiques de Lyon, botanique de Lyon et d'anthropologie de Lyon réunies [PDF], sur linneenne-lyon.org, Société linnéenne de Lyon, (consulté en ).
- ↑ Stehlé 1947.
- ↑ Sthelé 1952.
- ↑ Stehlé 1969.
- 1 2 3 (en) Claude Sastre, « Henri Stehle (1909-1983) », Taxon, vol. 33, no 4, section "News and notes", , p. 801 (présentation en ligne).
- 1 2 Stehlé 1958.
- 1 2 3 4 Lucien Degras, « Témoignage », dans Archorales : les métiers de la recherche, témoignages, éds. INRA, (ISBN 978-2-7380-1286-9, présentation en ligne, lire en ligne), p. 20.
- ↑ Stehlé 1935.
- ↑ (en) « Stehlé, Henri (1909-1983) », sur ipni.org, International Plant Names Index, (consulté en ).
- ↑ Ursula K. Heise, « Surréalisme et écologie: les métamorphoses d'Aimé Césaire », Écologie & politique, Presses de Sciences Po, no 36, , p. 69-83 (lire en ligne
[PDF]). - ↑ Stehlé 1944.
- ↑ Jacqueline Leiner, Entretien avec Aimé Césaire, en préface à Tropiques 1941-1945, Paris, Éditions Jean-Michel Place,
- ↑ Aimé Césaire, Discours d'inauguration de la Rue Henri Stehlé (non publié), Archives départementales de la Martinique, Fort-de-France, 1988.
Liens externes
modifier- Ressources relatives à la recherche :
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