Henry Denny Denson
Henry Denny Denson (vers 1715 ; ) est un militaire et une personnalité politique d'origine irlandaise en Nouvelle-Écosse. Il est membre de l'Assemblée législative de la Nouvelle-Écosse de 1761 à 1765 pour le canton de Falmouth, du à 1770 pour le canton de Newport, puis de 1770 jusqu’à sa mort en 1780 pour le comté de Kings[1].
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Il est né dans le comté de Mayo. Il se marie en Irlande, mais rejoint peu après la British Army en tant que lieutenant, laissant son épouse à Dublin. En 1760, il décide de s’établir en Nouvelle-Écosse et sert d’agent pour le gouvernement de la Nouvelle-Écosse, chargé d’installer des colons venus de Nouvelle-Angleterre. Il acquiert une vaste propriété de plus de 4 000 acres, où il souhaite recréer un domaine baronnial, qu’il nomme Mount Denson. Le domaine est une exploitation agricole complexe, utilisant à la fois des marais endigués et des pâturages aménagés sur les hauteurs boisées. Il y élève des bovins destinés à la production de viande et de produits laitiers, ainsi que des céréales et des pommes destinées à approvisionner son pressoir à cidre. Un recensement effectué en 1770 indique que « Mount Denson produit 250 boisseaux de blé, 10 boisseaux de graines de lin et 40 boisseaux d’avoine ; le cheptel se compose de 150 moutons, 96 bovins, 12 porcs et 8 chevaux »[2]. Pour exploiter son domaine, Denson fait appel à des fermiers locataires, à des serviteurs sous contrat et à des esclaves.
En 1761, il est nommé juge à la Cour inférieure des plaids communs. Denson est également officier dans la milice, commissaire aux routes et percepteur des douanes pour le comté. Denson entre souvent en conflit avec ses voisins, les Planters de Nouvelle-Angleterre. À leurs yeux, il représente l’autorité britannique qui a rompu sa promesse de permettre aux nouveaux colons de conserver leur mode de gouvernement des cantons, dont ils bénéficiaient en Nouvelle-Angleterre. L'administration britannique de Halifax impose un régime gouvernemental centralisé, ce qui entraîne pour les Planters une perte de pouvoir et d'autonomie.
À la fin des années 1770, alors que sa santé décline et qu'il souffre de crises de goutte particulièrement sévères, il démissionne de la milice et meurt peu après à Mount Denson, à Falmouth (en).
Références
modifier- ↑ Shirley B. Elliott, The Legislative Assembly of Nova Scotia, 1758-1983: a biographical directory, Halifax, Province of Nova Scotia, (ISBN 0-88871-050-X, lire en ligne), p. 246-251
- ↑ Robertson, Allen B. Tide & Timber, Hantsport, Nova Scotia, 1795-1995.
Bibliographie
modifier- J. M. Bumsted, « Henry Denny Denson » dans Dictionnaire biographique du Canada, vol. 4, Université Laval/Université de Toronto, 2003–, consulté le .