Hercule (1778)
L'Hercule est un navire de ligne français, en service de 1778 à 1799.
| Hercule | |
| Autres noms | Hydre |
|---|---|
| Type | Navire de ligne |
| Gréement | Trois-mâts carré |
| Histoire | |
| A servi dans | |
| Lancement | 1778 |
| Statut | Démantelé en 1799 |
| Caractéristiques techniques | |
| Longueur | 58,8 m |
| Maître-bau | 14,1 m |
| Déplacement | 1 500 tonnes |
| Caractéristiques militaires | |
| Armement | 74 canons[1] |
| Pavillon | France |
| modifier |
|
Histoire
modifierEn 1781, sous les ordres du capitaine de Vaisseau Jean Baptiste de Turpin de Jouhé du Breuil Malmaud, dit Turpin du Breuil, L'Hercule est intégrée à l'escadre bleue de la flotte de l'amiral de Grasse. Il participe la même année à la bataille de la baie de Chesapeake et à la bataille de Yorktown.
En 1782, le navire prend part à la bataille des Saintes, sous le commandement du capitaine Jean-Isaac Chadeau de la Clocheterie, qui trouve la mort lors des combats[1]. Serre-file de l'arrière-garde, le navire est fortement éprouvé et déplore la mort de vingt hommes[1]. Il perd son mât d'artimon mais parvient à s'enfuir et se réfugie au Cap, à Saint-Domingue[1]. Le lieutenant de vaisseau Joseph Gabriel de Poulpiquet, chevalier de Coatlès, est condamné à la chambre du conseil pour y être admonesté en présence du tribunal assemblé[1]. Le , le navire affiche 597 hommes à son bord[1].
L'Hercule passe sous le commandement du capitaine Puget-Bras[1]. Il lève l'ancre le avec l'escadre du marquis de Vaudreuil et arrive le 26 dans la baie de Chesapeake, en Virginie[1]. Le , il mouille dans la baie de Nantasket, près de Boston[1]. L'escadre reprend la mer le avec l'intention de rejoindre la flotte espagnole et de mener une action sur la Jamaïque[1]. L'Hercule mouille ensuite à Curaçao le , puis à Puerto Cabello, au Venezuela, le 17[1]. Mais le , Vaudreuil apprend l'ouverture des négociations de paix entre la France et la Grande-Bretagne et la conclusion d'un accord de cessation des hostilités le [1]. Toute action étant désormais inutile, L'Hercule et plusieurs autres navires regagnent le Cap le afin de se préparer à la longue traversée qui doit les ramener en France[1]. Ils quittent les Antilles le et atteignent le port de Brest le , où ils sont accueillis par une population enthousiaste[1]
Le futur général vendéen, François Athanase Charette de La Contrie, alors garde de la Marine, sert sur ce navire de à [1].
En , le navire est rebaptisé l'Hydre.
Il est finalement démantelé en 1799.
Références
modifierBibliographie
modifier- Lionel Dumarcet, François Athanase Charette de La Contrie : Une histoire véritable, Les 3 Orangers, , 536 p. (ISBN 978-2912883001).

- Jean-Michel Roche, Dictionnaire des bâtiments de la flotte de guerre française de Colbert à nos jours (1671-1870), t. I, Groupe Rezotel, , 226 p. (ISBN 978-2-753-52450-7 et 2-753-52450-5, OCLC 165892922).
