Hermann Ungar
Hermann Ungar, né le à Boskovitz et mort le à Prague, est un écrivain austro-hongrois de langue allemande.
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Cimetière Malvazinky (d) |
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Faculté de droit de l'université allemande de Prague (d) Université Charles de Prague |
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Biographie
modifierHermann Ungar est né dans une famille bourgeoise juive. Après des études au lycée allemand de Brünn, il part pour Berlin où il suit des cours d'études orientales jusqu'en 1911, puis des études de droit et de philosophie à Munich et à Prague. Il se lie d'amitié avec les sionistes Gustav Krojanker (de) et Ludwig Pinner, et participe activement aux mouvements étudiants juifs.
Après avoir combattu pendant la Première Guerre mondiale, où il est grièvement blessé à la jambe sur le front galicien, il réussit l'examen d'État et obtient son doctorat en droit à Prague en 1918[1].
Il travaille d'abord pendant quelques mois comme avocat, puis comme directeur de théâtre à Eger, où il écrit également des pièces. En 1922, grâce à l'aide de Jan Masaryk, il devient conseiller de légation à la nouvelle ambassade tchécoslovaque à Berlin. La même année, il épouse Margarete Weiss (née Stransky). Plus tard, il retourne à Prague et travaille au ministère des Affaires étrangères. Il fréquente des cercles littéraires où l'on retrouve notamment Alfred Döblin, Leonhard Frank, Kurt Pinthus, Joseph Roth, Ernst Toller, Berthold Viertel, Arnold Zweig, Stefan Zweig à Berlin ; Max Brod, Franz Kafka, Jaroslav Hašek, Ernst Weiss, Franz Werfel à Prague. Son œuvre littéraire rencontrant un vif succès, il quitte le service diplomatique en 1929, mais meurt peu après, à seulement 36 ans, des suites d'une crise d'appendicite.
Sa femme et ses deux fils s'enfuirent au Royaume-Uni en 1939. Son frère et ses parents furent assassinés à Auschwitz en 1942, mais sa sœur parvint à s'échapper et à gagner Tel Aviv.
Sa pièce Der rote General connut un grand succès à Berlin en 1928. Sa seconde pièce, Die Gartenlaube, connut également un grand succès, mais ne fut jouée à Berlin que peu après sa mort. Ses romans, influencés par l'expressionnisme et la psychanalyse, furent salués par Thomas Mann, qui était le parrain de son fils, Tom (né Thomas Michael Ungar).
Œuvres de Hermann Ungar traduites en français
modifier- Enfants et meurtriers (Knaben und Mörder, 1920), traduit par Guy Fritsch-Estrangin, NRF, 1926 ; traduit par François Rey, Ombres, 1993,
- Les Sous-hommes (Die Verstümmelten, 1923), traduit par Guy Fritsch-Estrangin, Paris, NRF, 1928 ; réédition sous le titre Les Mutilés, Ombres, 1987, traduit par François Rey.
- L'Assassinat du capitaine Hanika, tragédie d'un couple (Die Ermordung des Hauptmanns Hanika. Tragödie einer ehe, 1925), traduit par François Rey, Toulouse, Ombres, 1990.
- La Classe (die Klasse, 1927), roman traduit par Béatrice Durand-Sendrial et François Rey, Toulouse, Ombres, 1989.
- La Tonnelle (Die Gartenlaube, 1930), comédie en trois actes traduite par François Rey, Toulouse, Ombres, 1993.
- Le Voyage de Colbert (Colbert Reise, 1930), nouvelles et récits traduits par François Rey, Toulouse, Ombres, 1989.
Bibliographie
modifier- Benoît Pivert, [sur le roman La Classe]: « L'enfer de la classe » in Le Nouvel Observateur, n° 2027,
- Benoît Pivert, « La littérature pragoise de langue allemande au début du XXe siècle: littérature du ghetto ? » in Tsafon - Revue d'études juives du Nord, n° 52, automne 2006-hiver 2007, Lille.
Références
modifier- ↑ « 28 octobre 1929. Décès de l’écrivain Hermann Ungar, le moraliste du corps humilié. – Yiddish Pour Tous », sur www.yiddishpourtous.org (consulté le )