Hilma af Klint
Hilma af Klint, née le à Solna et morte le à Danderyd, est une peintre suédoise, théosophe et pionnière dans l'art abstrait[1].
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Cimetière de Galärvarvs (en) (depuis le ) |
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Kerstin Cardon (en) |
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Ses œuvres, riches en séries de tableaux entremêlant des motifs géométriques, des figures organiques, des symboles mystiques et parfois des lettres — art cryptique qui semble anticiper le surréalisme, voire le psychédélisme des années 1970 —, comptent parmi les premières œuvres abstraites occidentales. Mais elles sont longtemps restées inconnues du public car selon les dernières volontés de Hilma af Klint, elles ne devaient être dévoilées que vingt ans après sa mort (et elles ne le seront en réalité que 40 ans après)[2].
Af Klint a voué sa vie et son travail à l'exploration de l'invisible[1]. Ce tournant vers l’abstraction et le symbolisme lui vient de son intérêt pour la théosophie et le spiritisme, très en vogue en Europe à la fin du XIXe et au début du XXe siècle. Ses peintures, qui ressemblent parfois à des diagrammes, sont une représentation visuelle d'idées et de recherches spirituelles complexes[3].
Biographie
modifierJeunesse
modifierNée le au château de Karlberg à Solna (comté de Stockholm), Hilma af Klint est issue d'une famille de la noblesse comptant plusieurs générations d'officiers et d'ingénieurs de marine et de cartographes. Sa famille passe ses étés dans son manoir de Hanmora sur l’île Adelsö du lac Mälar près de Stockholm. Cet univers idyllique, au contact de la nature, marque Hilma qui s’en inspirera dans sa création artistique. Plus tard, elle vient s’installer de manière permanente à Munsö, l’île voisine d'Adelsö, fief de la famille af Klint.
De sa famille, Hilma hérite d'un intérêt marqué pour les mathématiques et la botanique, mais c’est dans le monde artistique qu’elle trouve sa voie. Très douée, elle prend, très jeune, des cours de peinture, notamment de portrait.
Peintre
modifierÀ 18 ans, elle entre à l’École technique artistique de Stockholm (Tekniska Skolan, appelée aujourd’hui Konstfack), et poursuit ses études à l’Académie des beaux-arts de Stockholm (Konstakademien)[4]. Il n’y a, à l’époque, qu’une poignée de femmes qui suivent des études supérieures, elle fait donc partie de la première génération de femmes qui étudient aux côtés de leurs collègues masculins[1].
Une peintre naturaliste et non figurative
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Sa peinture académique (portraits, paysages, illustrations botaniques) est pour elle une modeste source de revenus, tout au long de sa vie.
Sa véritable œuvre, à ses propres yeux et celle pour laquelle elle est aujourd’hui reconnue, est d’un tout autre genre : dans son atelier à Stockholm, c'est à la peinture abstraite qu'Hilma af Klint se voue[5].
Influence du spiritisme et de la théosophie
modifierPendant ses études, elle fait la connaissance d'Anna Cassel. Elle s'intéresse à la théosophie[6] de Madame Blavatsky, à la philosophie rosicrucienne de Christian Rosencreutz et adhère à la Société théosophique en 1889.
En 1896, af Klint, Anna Cassel et trois autres femmes forment le groupe Les Cinq (de Fem)[1], un groupe voué à l'étude de la médiumnité qui se réunit tous les vendredis pour des rencontres spirituelles, comprenant des prières, l'étude du Nouveau Testament, des méditations et des séances[7] de spiritisme. Elles entrent en contact avec « Les Maîtres » (Höga Mästare), esprits d'une autre dimension, qui les incitent à s'initier à l'écriture et la peinture automatiques. Hilma af Klint se sent guidée par une force qui lui dicte littéralement sa création. Selon Les Maîtres, elle aurait été désignée pour créer les tableaux du Temple — mais elle ne sait jamais vraiment ce que les esprits entendent précisément par ce terme. Ses premières œuvres abstraites sont réalisées en peinture automatique, et la première partie des grandes peintures vouées au Temple prennent forme dans un état de quasi-transe. Elle écrit dans ses carnets de notes :
« Les peintures se sont peintes directement à travers moi, sans esquisse préliminaire et avec grande force. Je n'avais aucune idée de ce que ces images allaient représenter, néanmoins je travaillais vite et avec assurance, sans changer aucun trait de pinceau[8],[9]. »

Au fur et à mesure que Hilma af Klint découvre cette nouvelle forme d'expression visuelle, elle en développe le langage artistique, et son travail devient plus autonome et plus intentionnel. L'influence spirituelle reste toute sa vie la source créatrice de sa peinture.
Son monde artistique est rempli de symboles, de lettres et de mots. Les tableaux expriment souvent une dualité ou une réciprocité symétrique : entre haut et bas, intérieur et extérieur, terrestre et spirituel, masculin et féminin, bien et mal. Le choix des couleurs est également métaphorique : le bleu pour l'esprit féminin, le jaune pour l'esprit masculin et le rose ou le rouge pour l'amour. Le Cygne et le Pigeon, titres de deux séries des tableaux du Temple, sont également des animaux symboliques, représentant respectivement la transcendance et l'amour. Tels des portails vers d'autres dimensions, ses peintures appellent à une interprétation narrative et ésotérique autant qu'artistique. En 1906, après vingt ans de vie d’artiste et à l’âge de 44 ans, elle peint sa première série de peintures abstraites[4].
En 1908, elle fait connaissance de Rudolf Steiner, fondateur de l'anthroposophie, de passage à Stockholm, il l'initie à ses propres théories sur l'art. Il a une certaine influence sur sa peinture tardive[4]. Plusieurs années plus tard, en 1920, elle le retrouve au Goetheanum, siège de la Société anthroposophique universelle à Dornach en Suisse. Entre 1921 et 1930, elle y passe de longues périodes, marquant ainsi une pause dans sa création artistique.

Si l'on retrouve cet attrait pour la spiritualité chez d’autres artistes contemporains comme Wassily Kandinsky, Piet Mondrian ou les nabis[11], la transition artistique de Hilma af Klint vers l’art abstrait et la peinture non figurative s'effectue cependant sans contact avec les mouvements modernistes de l'époque. Son travail est tout d’abord spirituel, et son œuvre artistique en est la conséquence.
Son grand œuvre : le Temple
modifierEntre 1906 et 1915, Hilma af Klint peint la série de peintures consacrées au Temple, réalisées en deux phases avec une interruption entre 1908 et 1912. Cette œuvre compte au total 193 tableaux regroupés en plusieurs sous-séries. Les pièces maîtresses, peintes en 1907, sont de taille imposante : chaque tableau mesure environ 2,40 × 3,20 m. Cette série, intitulée Les Dix plus grands, décrit les différents stades de la vie depuis la petite enfance jusqu'à la vieillesse.

Après l’achèvement de ce grand œuvre, elle continue ses peintures symboliques. Alors que les tableaux du Temple sont pour la plupart des peintures à l'huile, elle utilise par la suite surtout l'aquarelle dans des œuvres aux dimensions plus modestes. Elle peint entre autres une série d'études sur les différentes religions, ainsi que des représentations de la dualité entre l'être physique et son équivalent sur le plan ésotérique. Elle poursuit ses recherches artistiques ésotériques, et, à partir des années 1920, il est possible d'y percevoir une inspiration des théories artistiques développées par la Société anthroposophique.
Dernières années
modifierVoyages à Dornach et tournant anthroposophique
modifierAprès la mort de sa mère en 1920, Hilma af Klint, alors âgée de 57 ans, se rend en octobre à Dornach (Suisse) avec sa compagne Thomasine Andersson[12]. Elle adhère à la Société anthroposophique le 20 octobre 1920[13], puis à la Première Classe de l'École ou Université libre de science de l'esprit du Goetheanum dès la fondation de celle-ci en 1924. Entre 1920 et 1930, elle effectue neuf séjours au Goetheanum, dont certains se prolongent jusqu'à six mois[14]. Elle y observe les peintures murales de la coupole du premier édifice — détruit par un incendie dans la nuit du 31 décembre 1922 au 1er janvier 1923 — assiste à de nombreuses conférences de Rudolf Steiner et étudie le Traité des couleurs de Goethe. Elle aurait également suivi les conférences de Steiner sur la couleur données à Dornach du 6 au 8 mai 1921. Environ trente-six de ses carnets rassemblent les notes prises pendant ces cycles[15].
Le passage à l'aquarelle
modifierÀ partir de 1922, à près de soixante ans, elle abandonne presque entièrement la peinture à l'huile et la composition géométrique au profit de l'aquarelle exécutée selon la technique du wet-on-wet[16]. Le geste se fait plus lent : il ne s'agit plus d'imposer une forme, mais de la laisser naître de l'interaction des couleurs — démarche que Steiner désignait par l'expression « peindre à partir de la couleur ». Elle conserve toutefois l'usage du noir, écarté par la pratique anthroposophique habituelle[15]. Selon la Fondation Hilma af Klint, elle réalisera plus de quatre cents œuvres selon cette technique jusqu'en 1941[13].
La série De la contemplation des fleurs et des arbres (Über die Wahrnehmung von Blumen und Bäumen), peinte entre juillet et octobre 1922, en constitue l'exemple le plus connu : ses aquarelles semblent découler des exercices méditatifs décrits par Steiner dans Comment acquiert-on des connaissances des mondes supérieurs ? En parallèle, elle poursuit avec Thomasine Andersson le projet Fleurs, mousses et lichens (Blumen, Moose und Flechten), entamé dès 1919 : près de cent espèces végétales, chacune accompagnée de schémas linéaires (Richtlinien) censés en exprimer les forces formatrices[15]. En novembre 1927, elle fait don au Goetheanum de plusieurs cahiers de cette série, ainsi que de la série L'Arbre de la connaissance.[13]
Le choix du secret
modifierHilma af Klint refuse de son vivant toute exposition publique de son œuvre abstraite, considérant que ses contemporains ne sont pas en mesure de la comprendre[17]. Selon son carnet 1101 (1924), Rudolf Steiner avait, dès leur rencontre vers 1908–1910, confirmé l'authenticité de son inspiration après avoir examiné les deux premières séries des Peintures pour le Temple et lui en avait donné une explication détaillée ; interrogé à nouveau en 1924 sur le devenir de l'œuvre, il lui aurait répondu qu'il serait préjudiciable de la laisser disparaître et qu'elle pourrait être utile[14]. En 1932, l'artiste marque d'une croix de nombreux carnets — dont les Livres bleus — pour signifier qu'ils ne devront pas être consultés avant vingt ans après sa mort[18].
Voyages, projets et œuvres tardives
modifierEn juillet 1928, elle expose quelques Peintures pour le Temple à la World Conference of Spiritual Science de Londres. Sa production picturale diminue sensiblement entre 1925 et 1930[12]. En 1931, elle élabore les esquisses d'un édifice en spirale, destiné à abriter ses œuvres sur l'île de Ven, projet jamais réalisé. La même année, elle s'installe à Helsingborg avec Thomasine Andersson, puis à Lund en 1935[19]. En 1932, elle peint deux aquarelles — Le Blitz sur Londres (Blitzen över London) et Les Batailles navales en Méditerranée (Sjöslagen i Medelhavet) — interprétées par plusieurs commentateurs comme des pressentiments d'événements de la Seconde Guerre mondiale[13].
Le 16 avril 1937, elle donne une conférence à la Société anthroposophique de Stockholm pour proposer que ses œuvres soient utilisées par celle-ci et défendre la légitimité de sa méthode médiumnique, qu'elle estime compatible avec l'enseignement de Steiner[20]. Anna Cassel, membre de longue date du groupe De Fem, meurt la même année ; Thomasine Andersson en 1940. En 1941, Hilma af Klint réalise encore vingt-trois œuvres, dont quatre huiles[13].
Mort et legs
modifierEn août 1944, elle s'installe chez sa cousine Hedvig af Klint à Ösby, près de Stockholm. Sa dernière entrée de carnet date du 9 octobre. Peu après, elle est victime d'une chute en descendant d'un tramway et meurt des suites de ses blessures le 21 octobre 1944, cinq jours avant son quatre-vingt-deuxième anniversaire. Elle est inhumée au cimetière de Galärvarvet, à Stockholm[21].
Par testament, elle lègue à son neveu Erik af Klint plus de 1 200 œuvres abstraites et 124 carnets totalisant plus de 26 000 pages, en stipulant que celles-ci ne devront pas être divulguées avant un délai d'au moins vingt ans, conservées dans leur intégralité et jamais vendues. La fondation Stiftelsen Hilma af Klints Verk, créée pour administrer ce legs, en assure depuis la conservation[22]. La première présentation publique significative de sa peinture abstraite a lieu en 1986, à Los Angeles, dans l'exposition The Spiritual in Art: Abstract Painting 1890–1985[17].
Postérité
modifierDans son testament, Hilma af Klint lègue l'ensemble de sa peinture abstraite à son neveu, Erik af Klint (en), vice-amiral de la marine royale suédoise en précisant que les œuvres doivent rester scellées au minimum vingt ans après sa mort. Lorsque les caisses sont ouvertes à la fin des années 1960, rares sont donc les personnes qui connaissent ce qui va leur être révélé.
Il faut attendre encore vingt années supplémentaires avant la première exposition : son œuvre abstraite est montrée au grand public pour la première fois lors de l’exposition The Spiritual in Art, Abstract Painting 1890-1985[23], tenue à Los Angeles en 1986, et qui marque le début de sa renommée internationale.
La collection de peintures abstraites de Hilma af Klint compte plus de 1 200 peintures. Elle est gérée par la fondation qui porte son nom à Stockholm[22].
- Œuvres de Hilma af Klint, Stockholm, Hilma af Klint Foundation
- Chaos Primordial, no 2, 1906.
- Chaos Primordial, no 16, Groupe 1, 1906-1907.
- La Clé du travail jusqu'à ce point, 1907.
- Les Dix plus grands, no 3, La Jeunesse, Groupe 4, 1907.
- Les Dix plus grands, no 10, L'âge Mur, Groupe 4, 1907.
- Le Cygne, no 17, Groupe 9, 1915.
- Le Cygne, no 18, Groupe 9, 1915.
- Retable, no 1, Groupe 10, 1915.
- Étoile à sept branches, 1915.
- Le Point de vue de Bouddha sur la vie terrestre, no 3a, 1920.
- Le Blé et l'absinthe, 1922.
Expositions posthumes
modifier- The Spiritual in Art: Abstract Painting 1890-1985, musée d'art du comté de Los Angeles, Los Angeles, du au [24]
- Exposition itinérante :
- Musée d'art contemporain de Chicago, du au
- Musée municipal de La Haye, la Haye, du au
- Hilma af Klints hemliga bilder, Nordic Art Association, Sveaborg Helsinki, Finlande, 1988-1989
- Ockult målarinna och abstrakt pionjär, Moderna Museet, Stockholm, 1989-1991
- Exposition itinérante :
- Göteborgs Konsthall
- Lunds Konsthall
- Fyns Kunstmuseum
- Okkultismus und abstraction, Die Malerin Hilma af Klint, Albertina, Vienne, 1991-1992
- Exposition itinérante :
- Kunsthaus Graz, Graz, Autriche
- musée d'Art moderne de Passau, Allemagne
- Målningarna till templet (Les Tableaux du temple), Liljevalchs konsthall, Stockholm, 1999-2000
- The Paradise, The Douglas Hyde Gallery, Dublin, 2004–2005
- 3 x Abstraction: New Methods of Drawing, Drawing Center, New York, 2005-2006[25]
- Exposition itinérante : Santa Monica Museum of Art[26] ; musée irlandais d'Art moderne, Dublin
- An Atom in the Universe, Camden Arts Centre, Londres, 2006
- The Alpine Cathedral and The City-Crown, Josiah McElheny, Moderna Museet, Stockholm, du au , représentée par 14 tableaux
- The Message. The Medium as artist - Das Medium als Künstler, Bochum, Allemagne, du au , représentée par 4 tableaux
- Traces du sacré, musée national d'Art moderne, Paris, du au , représentée par sept tableaux[27].
- Exposition itinérante :
- Haus der Kunst, Munich, du au
- Hilma af Klint – Une modernité révélée, Centre culturel suédois, Paris, du au , représentée par 59 tableaux
- De geheime schilderijen van Hilma af Klint, Museum voor Moderne Kunst, Arnhem, Pays-Bas, du au
- Beyond Colour, See! Colour!, quatre expositions individuelles au Kulturforum à Järna, Suède. Avec entre autres James Turrell, Rudolf Steiner, du au
- Hilma af Klint - A Pioneer of Abstraction, Moderna Museet, Stockholm, du au [28],[29]
- Exposition itinérante :
- musée d'Art contemporain, Berlin, 2013[30],[31]
- Musée Picasso, Malaga, Espagne, 2013-2014[32]
- Musée d'Art moderne Louisiana, Copenhague, Danemark, 2014[33]
- Centre d'art Henie-Onstad, Oslo, Norvège 2015
- Kumu, Tallinn, Estonie, 2015
- Cosa mentale. Les imaginaires de la télépathie dans l'art du XXe siècle, Centre Pompidou-Metz, du au [34], représentée par 9 tableaux
- Hilma af Klint: Painting the unseen, Serpentine Gallery, Londres, du au [35]
- La règle et l’intuition, abbaye de Montmajour, Arles, du au
- The Keeper, New Museum of Contemporary Art, New York, du au [36]
- Jardin infini. De Giverny à l’Amazonie, Centre Pompidou-Metz, du au [37]
- Au-delà des étoiles - Le Paysage Mystique, musée d'Orsay, Paris, du au [38]
- L’emozione dei COLORI nell’arte, galerie civique d'art moderne et contemporain de Turin, du u [39].
- As Above, So Below, musée irlandais d'Art moderne, Dublin, du au [40],[41]
- Intuition, Palazzo Fortuny, Venise, du au [42],[43]
- Göteborg International Biennial for Contemporary Art (GIBCA), Göteborgs Konsthall, Göteborg, Suède, du au [44].
- Hilma af Klint, musée Solomon R. Guggenheim, New York, du au [45].
- Hilma af Klint: The Secret Paintings, City Gallery Wellington (en) du au [46]
- Hilma af Klint : Les peintures du Temple (1906-1915), Grand Palais, Paris, du au [47]
Références à Hilma af Klint
modifier- L'art de Hilma af Klint inspire Acne Studios à sa collection d'été de vêtements en 2014[48],[49].
- Hilma af Klint et son œuvre sont présentées dans le film Personal Shopper (2016) réalisé par Olivier Assayas[50].
Annexes
modifierBibliographie
modifier- (sv) Hilma af Klint, Stockholm, Raster Förlag (ISBN 9-1872-1408-3). Texte en suédois, environ 100 images.
- (sv) Vägen till templet, Rosengårdens Förlag. Texte en suédois, 30 esquisses (ISBN 9-1972-8830-6). Description de la période d'apprentissage pour devenir médium.
- (sv) Enheten bortom mångfalden, Rosengårdens Förlag (ISBN 9-1972-8834-9). Texte en suédois, 32 images. Œuvre en deux parties : une partie philosophique et l'autre artistico-scientifique.
- (en) I describe the way and meanwhile I am proceeding along it, Rosengårdens Förlag (ISBN 9-1972-8832-2). Une brève introduction en anglais avec 3 images.
- (en) The Spiritual in Art, Abstract Painting 1890-1985, éd. Los Angeles County Museum of Art, 1986 (ISBN 0-89659-669-9 et 0-8758-7130-5).
- (de) Okkultismus und Abstraktion, die Malerin Hilma af Klint, Åke Fant, Albertina, Vienne, 1992 (ISBN 3-9006-5617-7).
- (en) Hilma af Klint, The greatness of things, Anna Maria Svensson, The Douglas Hyde Gallery, Dublin, 2005 (ISBN 0-907660-99-1). Texte en anglais, 23 images.
- (en) 3 X Abstraction, Catherine de Zegher et Hendel Teicher (eds.), Yale University Press et The Drawing Center, NY, 2005 (ISBN 978-0300108262 et 0300108265).
- (en) The Message. Art and Occultism. With an Essay by [André Breton], Hrsg. v. Claudia Dichter, Hans Günter Golinski, Michael Krajewski, Susanne Zander. Kunstmuseum Bochum. Verlag der Buchhandlung Walther Konig 25.03.2013 (ISBN 978-3-86560-342-5).
- (en) Swedish Women Artists: Sigrid Hjertén, Hilma AF Klint, Nathalie Djurberg, Signe Hammarsten-Jansson, Aleksandra Mir, Ulrika Pasch, Books LCC, 2010 (ISBN 978-1155646084).
- (en + de) The Legacy of Hilma Af Klint: Nine Contemporary Responses (anglais/allemand), Ann-Sofi Norin, Daniel Birnbaum, Verlag Der Buchhandlung Walther Konig, 2013 (ISBN 3863353439 et 978-3863353438).
- (en) Hilma af Klint. The Art of Seeing the Invisible, de Kurt Belfrage, Louise Almqvist (eds.), édition Axel and Margaret Ax:son Johnson Foundation ; première édition 2015 (ISBN 9189672712 et 978-9189672710).
- (en) Hilma af Klint - A Pioneer of Abstraction, édition d'Iris Müller-Westermann avec Jo Widoff, contributions de David Lomas, Pascal Rousseau et Helmut Zander (ISBN 978-91-8624-348-7).
- (sv) Hilma – en roman om gåtan Hilma af Klint (Hilma - un roman sur l'énigme Hilma af Klint), Anna Laestadius Larsson, édition Piratförlaget, (ISBN 978-91-642-0489-9).
- (en) Hilma af Klint – Seeing is Believing (Hilma af Klint - de voir est de croire), Kurt Almqvist et Louise Belfrage, König Books, (ISBN 9783960981183).
- Ni vues, ni connues p. 42-44, collectif Georgette Sand, éditions Hugo Doc coll. « Les Simone », (ISBN 978-2-7556-3539-3).
- (en) Haizea Barcenilla, « Hilma af Klint, a painter at the forefront of abstraction », The Conversation, (en ligne).
Documentaires
modifierArticles connexes
modifierLiens externes
modifier- (sv + en) Fondation Hilma af Klint.
- Fiche AWARE (Archives of Women Artists, Research and Exhibitions).
- Ressources relatives aux beaux-arts :
- Ressource relative à la littérature :
- Ressource relative à la musique :
- Notices dans des dictionnaires ou encyclopédies généralistes :
Notes et références
modifier- 1 2 3 4 Iris Müller-Westermann, Christine Burgin, Johan af Klint et Kerstin Lind Bonnier, Hilma af Klint : notes and methods, (ISBN 978-0-226-59193-3 et 0-226-59193-X, OCLC 1028908552, lire en ligne).
- ↑ (en) Abigail Cain, « What Was the First Abstract Artwork? », sur Artsy, (consulté le ).
- ↑ Tracey R. Bashkoff, Helen Molesworth, Julia Voss et Andrea Kollnitz, Hilma af Klint : paintings for the future, (ISBN 978-0-89207-543-0 et 0-89207-543-0, OCLC 1039986487, lire en ligne).
- 1 2 3 Claire Gilly, « Au Centre Pompidou, les femmes redéfinissent la notion de l’art abstrait », Le Monde, (lire en ligne).
- ↑ Emmanuelle Lequeux, « La secrète invention de l’abstraction par Hilma af Klint », Le Monde, (lire en ligne).
- ↑ (en) « Theosophy and the Society in the Public Eye », sur theosophyforward.com.
- ↑ (en-US) « About Hilma af Klint » (consulté le ).
- ↑ (en) Åke Fant, Secret Pictures by Hilma af Klint, 1988 (ISBN 951-96051-6-9).
- ↑ (en) Iris Müller-Westermann, Hilma af Klint Painting for the Temple, musée d'Art moderne de Stockholm.
- 1 2 3 Hilma af Klint Foundation.
- ↑ (en) Liam Taft, « Invisible art: rediscovering the work of Hilma af Klint », National Student, (lire en ligne).
- 1 2 (en-US) « Biography Hilma af Klint », sur Moderna Museet i Stockholm (consulté le )
- 1 2 3 4 5 (en-US) « About », sur Hilma af Klint Foundation (consulté le )
- 1 2 (en-US) « Conversation - Hilma af Klint's Relationship with Anthroposophy », (consulté le )
- 1 2 3 (en-US) « Nature experience - The Esoteric Botany of Hilma af Klint », (consulté le )
- ↑ (en-US) « Topics and central works », sur Moderna Museet i Stockholm (consulté le )
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- ↑ (en-US) « About the artist Hilma af Klint », sur Moderna Museet i Stockholm (consulté le )
- ↑ (en-US) « Hilma af Klint », sur AWARE Women artists / Femmes artistes (consulté le )
- ↑ Encyclopædia Universalis, « Biographie de HILMA AF KLINT (1862-1944) », sur Encyclopædia Universalis (consulté le )
- ↑ (en) « skbl.se - Hilma af Klint », sur skbl.se (consulté le )
- 1 2 (sv + en) Fondation Hilma af Klints Verk.
- ↑ (en) Maurice Tuchman, Judi Freeman, Carel Blotkamp et Los Angeles County Museum of Art, The Spiritual in art: abstract painting 1890-1985, Abbeville Press, (ISBN 978-0-89659-669-6, 978-0-87587-130-1 et 978-0-7892-0056-3, OCLC 13793368, lire en ligne).
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- ↑ (en) 3 x Abstraction, Santa Monica Museum of Art.
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- ↑ (en) Hilma af Klint - A Pioneer of Abstraction, Musée d'art moderne de Stockholm.
- ↑ « Hilma af Klint - Nouvelle icône de l'abstraction », sur Connaissance des Arts (consulté le ).
- ↑ (en) Hilma af Klint - A Pioneer of Abstraction, Hamburger Bahnhof, Berlin.
- ↑ Video Euronews du 28 juin 2013 présentant Hilma af Klint (En français, 98 min)
- ↑ (en) Hilma af Klint - A Pioneer of Abstraction, Musée Picasso, Malaga.
- ↑ (en) Hilma af Klint - A Pioneer of Abstraction, Musée d'art moderne Louisiana, Danemark.
- ↑ Cosa mentale - Les imaginaires de la télépathie dans l'art du XXe siècle, Centre Pompidou – Metz (consulté le 08-04-2017).
- ↑ (en) Hilma af Klint : Painting the Unseen, Serpentine Gallery.
- ↑ (en) The Keeper, New Museum of Contemporary Art.
- ↑ Jardin infini. De Giverny à l’Amazonie, Centre Pompidou Metz.
- ↑ Au-delà des étoiles - Le Paysage Mystique, musée d'Orsay (consulté le 21-01-2017).
- ↑ (en)L’emozione dei COLORI nell’arte.
- ↑ (en)As Above, So Below.
- ↑ (en) Aidan Dunne -An alternative history of art of the last century, Irish Times, 18 avril 2017.
- ↑ (en) Intuition, Axel Vervoordt Foundation.
- ↑ (en) Intuition, Palazzo Fortuny.
- ↑ (en) GIBCA 2017.
- ↑ (en) Hilma af Klint, Guggenheim.
- ↑ (en) « Hilma af Klint: The Secret Paintings (4 December 2021–27 March 2022) », sur City Gallery Wellington (consulté le ).
- ↑ « Hilma af Klint : Les peintures du Temple (1906-1915) », sur Grand Palais (consulté le ).
- ↑ (en) Acne Studios - Projects - Hilma af Klint.
- ↑ « Quand Acne Studios rencontre Hilma af Klint », Madame Figaro, (consulté le ).
- ↑ « Hilma af Klint » (présentation de l'œuvre), sur l'Internet Movie Database.
- ↑ Beyond the Visible - Hilma af Klint sur imdb.com
- ↑ [vidéo] ARTE, « La Double Vie d'Hilma af Klint - Peintre et pionnière de l'art abstrait | ARTE », sur YouTube, .