Hodierne de Gometz
Hodierne de Gometz est la sœur de Guillaume de Gometz, seigneur de la maison de Gometz et l'épouse de Gui Ier de Montlhéry. Elle est décédée en 1074.
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Mélisende de Montlhéry (d) Alix de Montlhéry (d) Hodierne de Montlhéry (d) Béatrice de Montlhéry Gui Ier de Rochefort Milon Ier de Montlhéry Mélisende de Montlhéry (d) Isabelle de Montlhéry (d) |
Biographie
modifierElle fit de grandes libéralités aux nouveaux religieux de l’ordre de Saint-Benoît, installés dans la Basilique Notre-Dame-de-Bonne-Garde de Longpont-sur-Orge (monastère fondé avec son époux, Guy de Montlhéry[1]). On lit dans le Gallia Christiana : « Elle-même alla à Cluny pour obtenir de l’abbé certain nombre de moines ; et elle fit présent à l’abbaye d’un calice d’or de trente onces et d’une chasuble précieuse »[2]. Selon cette même source, c’est Hodierne qui ramena de Cluny les vingt-deux premiers moines en 1061. Son ascendance bourguignonne lui a permis d'établir le premier prieuré clunisien au nord d'Orléans[3].
Légende
modifierOn rapporte que cette dame travaillait de ses mains à la construction de l’église, et qu'elle allait chercher l’eau à une fontaine assez éloignée, qui jouit encore aujourd’hui de la réputation de guérir les fiévreux. On rapporte encore qu’un jour Hodierne vint demander au forgeron du lieu la manière de porter ses seaux avec moins de fatigue, et que le forgeron, homme brutal, lui jeta une courge de fer rouge ; que Hodierne ne se brûla pas ; et que pour punir le forgeron, elle maudit toute la postérité des gens à marteau, et jura même que quiconque viendrait s’établir à Longpont ne verrait pas la fin de l’année. Le forgeron mourut bientôt après ; et quelques personnes crédules ont écrit que depuis, on n’avait vu aucun forgeron s’établir à Longpont.
Postérité
modifierL’église du prieuré était belle, très grande, et renfermait un grand nombre de tombeaux. Hodierne y fut enterrée devant le maître-autel, sous une tombe sur laquelle on lisait :
Hodieræ inclytcæ omitisshæ erici montis sacrarum harum Ædium fundatricis ossa
Sub dio jacentia ab anno millesimo, pro nichaelis le masle Domni des roches, hujusce domus prioris studio hic translata fuere anno 1651 die ultima mensis augusti.
Une rue Dame Hodierne existe en son honneur à Montlhéry.
Mariage et descendance
modifierElle épouse Gui Ier de Montlhéry, seigneur de Montlhéry. Ils ont pour enfants[4] :
- Milon Ier le Grand, seigneur de Montlhéry ;
- Mélissente/Mélis(s)ende de Montlhéry, mariée à Hugues (†1118), comte de Rethel ;
- Élisabeth de Montlhéry, mariée à Josselin, seigneur de Courtenay[5] ;
- Gui Ier le Rouge (†1108), seigneur de Rochefort ;
- Mélissent de Montlhéry, dite la Jeune, mariée à Pons Ier de Traînel[6] ;
- Béatrice de Montlhéry, mariée à Hervé Ier de Gallardon († 1092) ; (puis au sénéchal Anseau de Garlande (1069 - † vers 1118) ?, à moins que ce ne soit sa nièce Béatrice, fille de Guy le Rouge, qui soit plutôt la femme d'Anseau) ;
- Hodierne de Montlhéry, mariée à Gauthier de Saint-Valery ;
- Alix de Montlhéry (1040 † 1097), mariée à Hugues Ier Blavons (1035 - †1094), seigneur du Puiset.
Notes et références
modifier- ↑ Reale, Michel, Histoire de la Basilique Notre-Dame de Bonne Garde, Edition du Soleil Natal, .
- ↑ Gallia Christiana.
- ↑ Raphaël Bijard, « Le premier conflit de l’ère capétienne (991 - 996) et sa phase de résolution (début du XIe siècle) – leur influence sur la genèse du domaine royal et l’évolution de la cour palatiale », sur Academia, .
- ↑ (en) Charles Cawley, « Seigneurs de Montlhéry », sur Medieval Lands, Foundation for Medieval Genealogy, 2006-2025.
- ↑ [Saunier-Seité 1998] Alice Saunier-Seité, Les Courtenay, Éditions France-Empire, (ISBN 2-7048-0845-7).
- ↑ [Saint Phalle] Édouard de Saint Phalle, « Les seigneurs de Traînel et de Venizy du XIe au XIIIe siècle », Mémoires de la Société Académique de l'Aube, t. 132, , p. 273-326.