Hossein Dehghan
Hossein Dehghan (en persan : حسین دهقانی پوده), né le , est un ancien officier de la force aérospatiale du corps des gardiens de la révolution, avec le grade de général de brigade et ministre de la défense de l'Iran entre 2013 et 2017[1],[2]. Il est ensuite conseiller auprès du guide suprême Ali Khamenei[3].
| Hossein Dehghan حسین دهقان | ||
Hossein Dehghan en 2023. | ||
| Fonctions | ||
|---|---|---|
| Président de la Fondation des déshérités | ||
| En fonction depuis le (2 ans, 10 mois et 17 jours) |
||
| Guide de la Révolution | Ali Khamenei | |
| Prédécesseur | Parviz Fattah | |
| Représentant spécial du président Secrétaire du Conseil de développement des côtes de Makran | ||
| – (2 ans, 1 mois et 2 jours) |
||
| Président | Ebrahim Raïssi | |
| Prédécesseur | Poste créé | |
| Successeur | Mohammad Jalal Maab | |
| Président de la Commission de défense et de sécurité du Conseil stratégique des relations étrangères (fa) | ||
| – (2 ans) |
||
| Prédécesseur | Ahmad Vahidi | |
| Successeur | Yahya Rahim Safavi | |
| Ministre de la Défense et de la Logistique des forces armées | ||
| – (4 ans et 5 jours) |
||
| Président | Hassan Rohani | |
| Gouvernement | Rohani I | |
| Prédécesseur | Ahmad Vahidi | |
| Successeur | Amir Hatami | |
| Président de la Commission politique, de défense et de sécurité du Secrétariat (fa) du Conseil de discernement de l'intérêt supérieur du régime | ||
| – (3 ans) |
||
| Prédécesseur | Ahmad Vahidi | |
| Successeur | Ahmad Vahidi | |
| Vice-président de la république islamique d'Iran Président de la Fondation des martyrs et anciens combattants (fa) | ||
| – (5 ans, 2 mois et 9 jours) |
||
| Président | Mohammad Khatami Mahmoud Ahmadinejad |
|
| Gouvernement | Khatami II (fa) Ahmadinejad I (en) |
|
| Prédécesseur | Poste créé | |
| Successeur | Massoud Zaribafan (en) | |
| Vice-ministre de la Défense | ||
| – (6 ans) |
||
| Président | Mohammad Khatami | |
| Ministre | Ali Shamkhani | |
| Gouvernement | Khatami I (fa) et II (fa) | |
| Prédécesseur | Mohammad Hassan Toulai (fa) | |
| Successeur | Seyyed Ali Hosseini Tash (fa) | |
| Biographie | ||
| Nom de naissance | Hossein Dehghani Poudeh | |
| Date de naissance | ||
| Lieu de naissance | Pudeh (État impérial d'Iran) | |
| Nationalité | Iranienne | |
| Parti politique | Parti de la modération et du développement | |
| Diplômé de | Université de Téhéran | |
| Profession | Militaire Ingénieur |
|
|
|
||
| modifier |
||
Biographie
modifierEnfance et formation initiale
modifierHossein Dehghan est né en 1957 dans un village appelé Pudeh près de Chahreza, dans la province d'Ispahan[2],[4]. Il reçoit un doctorat en gestion de l'université de Téhéran[5].
Carrière
modifierDehghan a servi comme commandant dans le corps des gardiens de la révolution (CGRI), dans la branche aérospatiale[6],[7].
Il quitte sa ville natale pour Téhéran et rejoint les gardiens de la révolution peu de temps après la révolution iranienne en 1979[4]. Hossein Dehghan fait partie des étudiants musulmans suivant la ligne de l'imam (en), qui prennent en otage le personnel de l'ambassade des États-Unis à Téhéran pendant 444 jours, du au [8]. Il commande successivement les gardiens de la révolution à Téhéran (1980‑1982), à Ispahan, puis en Syrie et au Liban (1982‑1983), ce qui lui vaut des accusations en lien avec les attentats de 1983, à Beyrouth, contre l'ambassade américaine (63 morts) et les quartiers généraux américain et français de la FINUL (près de 300 morts)[4],[9].
Pendant la guerre Iran-Irak, il fait partie des commandants dirigeants et décisionnaires des gardiens de la révolution avec Mohsen Rezaï, Rahim Safavi (en) et Ali Shamkhani[10]. En Syrie et au Liban, il est le commandant du corps d'entraînement des Pasdaran[4]. Il est nommé commandant adjoint de l'armée de l'air du CGRI en 1986 et en devient le commandant en [11]. En 1992, il est remplacé par Mohammed Hossein Jalali. Dehghan est alors nommé chef adjoint de l'état-major interarmées du CGRI, puis promu au grade de général de brigade[12].
De 1997 à 2003, il est adjoint au ministre de la Défense Ali Shamkhani pendant la présidence de Mohammad Khatami[12]. En 2003, il est ministre de la Défense par intérim[13]. Il est chef de la fondation des martyrs, Bonyad Shahid, en 2005 et en est le président jusqu'en [14]. De plus, il est conseiller de l'ancien président Mahmoud Ahmadinejad[15]. De 2009 à 2010, est adjoint d'Ali Shamkhani au Centre d'études stratégiques des forces armées[12]. Puis il est nommé président de la Commission politique, de défense et de sécurité du secrétariat (fa) du Conseil de discernement de l'intérêt supérieur du régime en 2010[6]. Il est également conseiller du président du Parlement, Ali Larijani, et du maire de Téhéran, Mohammad Ghalibaf[12]. Cependant, Dehghan s'éloigne d'Ahmedinejad en 2012 et rejoint le Parti de la modération et du développement dirigé par Hassan Rohani[12].
Nommé ministre de la Défense le [16], il est approuvé par le Majles et remplace Ahmad Vahidi. Le , Dehghan quitte ses fonctions après la fin du premier gouvernement Rohani.
Il est ensuite conseiller auprès du guide suprême Ali Khamenei[3].
Après l'assassinat d'Ali Larijani (en) par Israël, le , il est un temps pressenti pour lui succéder à la tête du Conseil suprême de sécurité nationale[17],[18]. Selon le quotidien koweïtien Al-Jarida (en), sa nomination est soutenue par le président Massoud Pezechkian mais contestée par les gardiens de la révolution, qui réclament une figure plus intransigeante comme Saïd Jalili. Mohammad Bagher Zolghadr est finalement désigné comme compromis entre les deux camps[19].
Notes et références
modifier- ↑ AFP, « L'Iran teste un missile "guidé à distance" », Le Figaro, (consulté le )
- 1 2 (en) « Biography of Hossein Dehghan » [archive], sur Site web officiel du gouvernement iranien
- 1 2 (en) Babak Dehghanpisheh, « Islamic State threatens Iran from 'Tora Bora' borderlands », Reuters, (lire en ligne, consulté le )
- 1 2 3 4 (en-US) « Iran’s Defense Minister: Behind the 1983 Attack on U.S. Army », sur Jerusalem Center for Public Affairs, (consulté le )
- ↑ « Hassan Rouhani Cabinet Traditional Principalists Centrists Reformists » [archive du ], sur web.archive.org, (consulté le )
- 1 2 (en-US) « Former IRGCAF commander: I’m Rouhani’s choice for DM « Iran Daily Brief » [archive du ], Iran Daily Brief, (consulté le )
- ↑ (en) Nasser Karimi, « Hasan Rouhani, Iran's new president, calls for 'lessening of hostilities' », MS NOW, (consulté le )
- ↑ (fa) « 13 مدیر تسخیر کننده سفارت/عکس » [« 13 responsables de la prise de l’ambassade/Photos »] [archive du ], Mehr News Agency,
- ↑ (en) Heshmat Alavi, « Secrets of the 1983 Beirut Bombings: The role of Iran’s IRGC », Al Arabiya English, (consulté le )
- ↑ (en-US) crazydead, « THE ISLAMIC REPUBLIC’S 13 GENERALS », sur Iran Briefing | News Press Focus on Human Rights Violation by IRGC, Iran Human Rights - نقض حقوق بشر توسط سپاه پاسداران, (consulté le )
- ↑ (en) « The Islamic Republic's 13 generals » [archive du ] [PDF], sur Iran Briefing,
- 1 2 3 4 5 (en) Will Fulton, « Rouhani’s Cautious Pick For Defense Minister » [archive du ], sur Al-Monitor (en), (consulté le )
- ↑ (en) Reuters, « Iran Military to Upgrade Its Shahab-3 Missiles », Arab News, (consulté le )
- ↑ (fa) « زندگینامه: حسین دهقان (۱۳۳۵-) » [« Biographie : Hossein Dehghan (1335-) »] [archive du ], Hamshahri, (consulté le )
- ↑ (en) Frederic Wehrey (en), Jerrold D. Green (en), Brian Nichiporuk, Alireza Nader (en), Lydia Hansell, Rasool Nafisi et S. R. Bohandy, « The Rise of the Pasdaran » [« Assessing the Domestic Roles of Iran’s Islamic Revolutionary Guards Corps »] [PDF], sur RAND, (consulté le )
- ↑ (en) Soraya Lennie, « Iran’s revival of the moderates », Al Jazeera, (consulté le )
- ↑ (en) Aarish Chhabra, « Iran regime's PhD list runs long: Philosophy to law to doctrine of self-defence, its leaders hold many doctorates », Hindustan Times, (consulté le )
- ↑ (en) « Mohammad Baqer Zolghadr: A Man with Strong Connections at the Heart of Iran’s Revolutionary Guards », Asharq al-Awsat, (consulté le )
- ↑ (ar) Farzad Ghasemi, « تعيين ذوالقدر خلفاً للاريجاني » [« Nomination de Zolghadr comme successeur de Larijani »], Al-Jarida, (consulté le )