Huitain
strophe de huit vers
Un huitain est une strophe ou un poème de huit vers, hétérométrique ou isométrique, et dont la césure strophique se situe généralement entre le quatrième et le cinquième vers.
Histoire
modifierDans la poésie chinoise, sous la dynastie Tang (années 618 à 907), la forme par excellence est le huitain pentasyllabique (huit vers composés de 5 caractères chinois chacun)[1].
Exemple
modifierPoème de Clément Marot (1496-1544) :
- Plus ne suis ce que j’ai été
- Et ne le saurois jamais être.
- Mon beau printemps et mon été
- Ont fait le saut par la fenêtre.
- Amour, tu as été mon maître,
- Je t’ai servi sur tous les dieux;
- O si je pouvois deux fois naître,
- Comment je te servirois mieux !
Références
modifier- ↑ Rémi Mathieu (dir.), Anthologie de la poésie chinoise, Éditions Gallimard, coll. « Bibliothèque de la Pléiade », , 1550 p. (ISBN 9782070143764), p. 316.