Hyacinthe Dedons de Pierrefeu
Hyacinthe-Henri-Émile Dedons, 5e marquis de Pierrefeu, né le à Aix-en-Provence et mort le à Auxerre, est un magistrat provençal, conseiller au Parlement de Provence.
Biographie
modifierOrigines
modifierHyacinthe-Henri-Émile Dedons naît le né le à Aix-en-Provence, paroisse du Saint-Esprit. Il est le fils de Marc-Antoine Dedons (1729-1792), 4e marquis de Pierrefeu, et de Sylvie de Raousset Boulbon[1].
La famille Dedons de Pierrefeu, faisant partie de la noblesse de Provence[2], est originaire de la ville d'Istres (Bouches-du-Rhône) où elle est citée au XIIe siècle[3] et elle est également citée à Arles (Bouches-du-Rhône) en 1196[3].
Il épouse en premières noces en 1784 à Aix-en-Provence, Elisabeth Joannis (1765-1807).
En secondes noces, le , il épouse Sophie Charlotte Marie Benoit de La Fosse.
Carrière
modifierIl hérite de l'hôtel Dedons de Pierrefeu[4], à Aix.
Hyacinthe, 5e marquis de Pierrefeu, pourvu par lettres du , conseiller au Parlement de Provence, en la charge de Pierre-Joseph Leidet de Calissane, fut reçu le [5].
Son père, Marc-Antoine Dedons, 4e marquis de Pierrefeu (1729-1792), l'interdit de gestion de ses biens en 1790, à cause de sa prodigalité et de son goût pour le théâtre. Il abandonna sa famille pour suivre une actrice. Il devient directeur du théâtre des Célestins à Lyon en 1791, puis directeur de spectacle à Saint-Malo[6]. Il meurt à Auxerre le .
Famille
modifierHyacinthe-Henri-Émile Dedons épouse (1, 1784), Elisabeth Joannis (1765-1807), puis en (2, 1808), Sophie Benoist de La Fosse.
- (1) Alexandre Émile Joseph (1789-1871), 6e marquis de Pierrefeu[3], conseiller de préfecture des Bouches-du-Rhône (1829-1830). Il épouse, le [3], Amélie de Demandolx, décédée en 1872, dernière représentante, avec sa sœur non mariée, de la famille de Demandolx.
- Léonce Louis-Joseph, marquis Dedons de Pierrefeu ;
- Pierre-Charles-Henri, comte Dedons de Pierrefeu, né à Marseille en 1819, fixé à Avignon après son mariage avec Amélie Germanes (1830-1905).
Famille Dedons
modifierOrigines
modifierSelon Gustave Chaix d'Est-Ange, la filiation « paraît n'être rigoureusement établie »[3], qu'à partir d'Antoine Dedons, co-seigneur d'Istres (né vers 1450[7]), père d'Hugues Dedons qui fut pourvu, par lettres données à Ferrières le [2],[3], d'une charge de conseiller au Parlement de Provence et qui '« peut avoir été anobli »[3], par ladite charge.
Cette formule : « peut avoir été anobli [3]» est équivoque (ce qui, chez Gustave Chaix d'Est-Ange, ne peut être fait que volontairement) car plusieurs auteurs considèrent que la noblesse de la famille Dedons est plus ancienne[3],[8]. Ainsi, Artefeuil établit la filiation depuis Elzéar Dedons, seigneur d'Istres en 1357[3] (dont un acte est produit pour les preuves de noblesse de 1750 qui suivent[9]).
Barcilon, « d'ordinaire si sévère »[3], classe les Dedons parmi les nobles d'extraction et donne des précisions sur deux Dedons chevaliers de la ville d'Istres au Xe siècle[3],[8].
Barcilon est l'auteur d'un seul ouvrage[10]: Critique du Nobiliaire de Provence, contenant l'Epurement de la Noblesse du pays, la différence des gentilshommes de sang, d'origine, de nom et d'armes d'avec la noblesse de race, des annoblis et de la noblesse de robe. […], qui attaquait durement le Nobiliaire de Provence (de R. de Briançon, publié en 1693) et qui « détruisait beaucoup de légendes et donnait à l'amour propre de nombreux parvenus les plus cruels démentis [11]»
Preuves de noblesse
modifierLa famille Dedons de Pierrefeu fit ses preuves de noblesse en 1750 pour obtenir l'admission d'un de ses membres parmi les pages de la Grande Écurie du roi.
A cette occasion, elle a présenté de nombreux titres[9] collationnés et légalisés par notaires, dont :
Titres
modifier- Marquis de Pierrefeu par lettres patentes de novembre 1682[12], vérifiées le [3]en la Chambre des comptes de Montpellier.
- Comte héréditaire du Saint-Empire pour Léopold Dedons, 8e marquis de Pierrefeu (1847-1929), officier au service de l'empereur d'Autriche.
- Seigneurs et co-seigneurs d'Istres[13], de Mimet[13], de La Penne (alias La Pène)[13], du Lys, de Saint-Raphaël, etc.
Armes
modifierLes armoiries de cette famille se blasonnent ainsi[3] : d'azur à trois fasces d'or surmontées d'un besant accosté de deux étoiles et accompagnées en pointe d'une étoile, le tout de même.
- Couronne : de marquis.
Notes et références
modifier- ↑ Louis Blancard, Inventaire-sommaire des archives départementales antérieures à 1790 : Bouches-du-Rhône, archives civiles. série c (n° 1 a 985), Marseille, Typ. et lith. Cayer et Cie., 1884, tome premier, p. 308
- 1 2 3 4 Arnaud Clement, La Noblesse française, édition 2024, p. 386.
- 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 Gustave Chaix d'Est-Ange, Dictionnaire des familles françaises anciennes ou notables à la fin du XIXe siècle, Évreux, C. Hérissey, 1914, t. XIII, Cun-Des, p. 190-193.
- ↑ Monique Cubells, La Provence des lumières : les parlementaires d'Aix au XVIIIe siècle, Paris, Maloine, 1984, p. 232
- ↑ Chronologie des officiers des Cours souveraines de Provence, par Balthasar de Clapiers-Collongues (Édition de la Société d'études provençales, Aix-en-Provence, 1909)
- ↑ René et Christian Giroussens, Histoire et généalogie d'une famille provençale, les Dedons, Marseille, 1998, p. 219-225.
- ↑ Base généalogique Roglo, https://roglo.eu/roglo?lang=fr;alwsurn=yes;i=5239997
- 1 2 BnF, ms. fr. 4968 (ancienne cote : ms. fr. 769 H. F), « Critique du Nobiliaire de Provence, par Mouvans, du nom de Barcillon. M DC LXXXIX », BnF, Archives et manuscrits, Bibliothèque de l'Arsenal
- 1 2 3 4 5 BnF, ms. fr. 30454, Carrés d'Hozier 225, David-Dellairs : gallica.bnf.fr
- ↑ Valérie Pietri, « Modernité et déclassement social. Barcilon de Mauvans, interprète de la dérogeance de noblesse », Cahiers de la Méditerranée, no 69, , p. 157–174 (ISSN 0395-9317, DOI 10.4000/cdlm.792, lire en ligne)
- ↑ Baron du Roure, in Bulletin de la Société d'études scientifiques et archéologiques de la ville de Draguignan et du Var. P. Gimbert, 1904, Bnf, Gallica
- ↑ Henry de Woelmont, Les marquis français : nomenclature de toutes les familles françaises subsistantes ou éteintes depuis l'année 1864, portant le titre de marquis, avec l'indication de l'origine de leurs titres, Paris, E. Champion, 1919, p. 42
- 1 2 3 Henri Gourdon de Genouillac et marquis de Piolenc, Nobiliaire du département des Bouches-du-Rhône, Paris, Dentu, 1863, p. 206, 220.