Hélas madame

chanson

Hélas madame est une chanson populaire parfois attribuée à Henri VIII. Cette attribution est peu probable car elle figure déjà parmi des pièces datant de la fin du XVe siècle dans le chansonnier de Bayeux.

Hélas madame
Informations générales
Compositeur
Langue
Genre

La chanson fait partie d'une ancienne collection, trouvée sur un manuscrit qui a été utilisé à la cour d’Henri. L'originalité de la chanson a été mise en doute car les différentes parties de la chanson viendraient d’œuvres semblables en Europe. La chanson elle-même décrit la scène de cour en moyen français que mènent un homme et une femme.

Paroles

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Cette chanson se prête à une interprétation en duo, dans un jeu de questions-réponses.

Dans la présentation qui suit, les passages en romain sont prononcés par l'homme, et ceux en italique par la femme.

Français moyen Français moderne

Helas madame, celle que j’ayme tant:
Souffrez que soye vostre humble servant;
Vostre humble servant je serays a toujours
Et tant que je viv’ray aultr’ n’aymeray que vous.

Hellas, beau sire, vous estez bel et bon,
Sage et courtoys et de noble maison,
Et aussi bon que l’on scairoit finer,
Mais cil que j’ayme, ne scairoye oublier.

Hellas, ma dame, pences en vostre cas:
Entre nous deulx ne fault point d’avocatz.
Certes non pas, et vous le scavez bien.
Allez vous en, car vous ne faictez rien.

Mon cueur souspire et se plaint tendrement,
Quant il ne peult trouver allegement.
Ne scay comment on me veult dechasser;
S’il est ainsi, j’ayray ailleurs chasser.

Hellas, ma dame, et n’en seray-je point?
Certes beau sire, je ne le vous dis point.
Servez a point: il vous sera mery.
Hellas, ma dame, de bon cueur vous mercy.

Hélas madame, celle que j’aime tant :
Permettez que je sois votre humble serviteur ;
Votre humble serviteur je serai pour toujours
Et tant que je vivrai, je n’aimerai nulle autre que vous.

Hélas, beau seigneur, vous êtes beau et bon,
Sage, courtois et de noble maison,
Et aussi bon qu’on saurait en trouver,
Mais celui que j’aime, je ne saurais l’oublier.

Hélas, ma dame, songez à votre situation :
Entre nous deux, il n’y a point besoin d’avocats.
Certes non, et vous le savez bien.
Allez-vous-en, car vous perdez votre temps.

Mon cœur soupire et se plaint tendrement,
Quand il ne peut trouver de soulagement.
Je ne sais pourquoi l’on veut ainsi me chasser ;
S’il en est ainsi, j’irai ailleurs chasser.

Hélas, ma dame, n’aurai-je donc rien ?
Certes, beau seigneur, je ne vous dis pas cela.
Servez comme il convient : vous en serez récompensé.
Hélas, ma dame, de bon cœur je vous remercie.

Liens externes

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Notes et références

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