Hémiounou est un vizir de Khéops et membre de la famille royale de la IVe dynastie en tant que petit-fils de Snéfrou. Il est connu pour être l'architecte de la grande pyramide de Gizeh.

Hémiounou
Image illustrative de l’article Hémiounou
Statue du vizir Hémiounou découverte à Gizeh - Musée Roemer et Pelizaeus, Hildesheim
Nom en hiéroglyphe
U36O28
Transcription Ḥm-Jwnw
Famille
Grand-père paternel Snéfrou
Père Néfermaât
Mère Itet
Fratrie Isou - Téta - Itisen - Khentimereskh - Inkaef - Serfka - Ouehemka - Chepseska - Kachent - Ânkhercheretef - Ânkherfenedjef - Djefatsen - Isesou - Pageti
Sépulture
Nom G 4000
Type Mastaba
Emplacement nécropole de Gizeh, cimetière ouest du complexe funéraire de Khéops
Découvreur Hermann Junker
Fouilles Hermann Junker

Attestations

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Hémiounou est cité dans plusieurs tombes[1] :

Dans sa tombe, il porte les titres suivants :

  • « Fils du roi » (sȝ-nsw.t),
  • « Fils du roi de sa chair » (sȝ-nsw.t nj ẖt=f),
  • « Iry-pât » (jrj-pˁt),
  • « Chef de tous les travaux du roi » (jmj-r kȝt nb.t n.t nsw.t),
  • « Grand des Cinq de la maison de Thot » (wr djw pr-Ḏḥwty),
  • « Pâtre de Nekhen » (mnjw Nḫn),
  • « Bâton d'Apis » (mdw Ḥp),
  • « Bâton du taureau blanc » (mdw kȝ ḥḏ),
  • « Maître des écrits royaux » (mḏḥ sšw nsw.t),
  • « Porte-parole de tout Boutite » (r P nb),
  • « Comte » (ḥȝtj-ˁ),
  • « Prêtre de Banebdjedet » (ḥm-nṯr Bȝ ˁnpt),
  • « Prêtre de Bastet » (ḥm-nṯr Bȝst),
  • « Prêtre de Chesmetet » (ḥm-nṯr Šsmtt),
  • « Directeur de toutes les fonctions divines » (ḫrp jȝt nbt nṯr.t),
  • « Directeur des deux divisions (?) sanctuaire de Haute-Égypte » (ḫrp mrwy pr-wr),
  • « Directeur des deux chanteuses méret du Sud et du Nord » (ḫrp mrtj šmˁw mḥjt),
  • « Porteur du sceau du roi de Basse-Égypte » (ḫtmw bjty),
  • « Prêtre-lecteur » (ẖrj-ḥb),
  • « Ami » (smr),
  • « Ami unique » (smr wˁtj),
  • « Aîné de la chambre-iset » (smsw jst),
  • « Juge en chef et Vizir » (tȝjtj sȝb ṯȝtj).

Généalogie

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Hémiounou est l'un des fils de Néfermaât et d'Itet, ce qui fait de lui l'un des petits-fils de Snéfrou[2].

Sépulture

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Il se fait construire un vaste mastaba (G 4000) non loin de la pyramide de son souverain dans le cimetière ouest de la nécropole de Gizeh. Ce mastaba a été dégagé et fouillé par l'égyptologue allemand Hermann Junker au début du XXe siècle dans le cadre de l'expédition austro-allemande de Gizeh dont il assurait la direction[3].

Le mastaba a conservé sur ses premières assises son revêtement en calcaire fin de Tourah ainsi que certains éléments architecturaux tels que des redans imitant la façade d'un palais, des niches qui pouvaient abriter des stèles fausses-portes, un bassin à libation destiné au rite quotidien qui y était rendu ainsi que des vestiges de reliefs classiques pour ce type de fondation funéraire.

En outre, le mastaba livra une statue du vizir presque intacte, représenté assis, avec un certain embonpoint signe caractéristique de la réussite sociale pour les anciens égyptiens. C'est un des rares exemplaires de la statuaire civile de cette époque qui soit parvenu jusqu'à nous.

Le profil d'aigle de son nez est cependant à manipuler avec précaution, et non à prendre comme un élément caractéristique de son individualité physique. En effet, celui-ci, détruit, a été restauré dès le début du XXe siècle en prenant pour modèle un fragment de relief provenant de sa tombe qui montrait un nez aquilin de ce type[4].

Notes et références

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  1. Baud 2005, p. 516.
  2. Baud 2005, p. 517.
  3. Junker 1929, p. 132-162.
  4. Steindorff 1937, p. 120-122.

Bibliographie

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  • Michel Baud, Famille royale et pouvoir sous l'Ancien Empire égyptien, t. 2, Le Caire, Institut français d'archéologie orientale, coll. « Bibliothèque d'étude 126/2 », , 2e éd. (1re éd. 1999), 678 p. (ISBN 2-7247-0250-6, lire en ligne) ;
  • (de) Hermann Junker, Gîza I. Die Mastabas der IV. Dynastie auf dem Westfriedhof. Bericht über die von der Akademie der Wissenschaften in Wien auf gemeinsame Kosten mit Dr. Wilhelm Pelizaeus unternommenen Grabungen auf dem Friedhof des Alten Reiches bei den Pyramiden von Giza, Vienne & Leipzig, Hölder-Pichler-Tempsky, coll. « Akademie der Wissenschaften in Wien Philosophisch-historische Klasse Denkschriften 69, Abhandlung 1 », (lire en ligne) ;
  • (de) Georg Steindorff, « Ein Reliefbildnis des Prinzen Hemiun », Zeitschrift für Ägyptische Sprache und Altertumskunde, no 48, , p. 120-122.