Hôpital Joseph-Ducuing

hôpital

L’hôpital Joseph-Ducuing ou HJD (1885-1963), autrefois appelé hôpital Varsovie, se trouve dans le quartier Saint-Cyprien de Toulouse, au 15 rue Varsovie. Fondé en 1944 par des résistants républicains espagnols, il a été intégré, le , par décret interministériel, au service public hospitalier.

Hôpital Joseph-Ducuing
Image illustrative de l’article Hôpital Joseph-Ducuing
L'entrée de l'hôpital Joseph-Ducuing, rue Varsovie.
Présentation
Coordonnées 43° 35′ 47″ nord, 1° 25′ 49″ est
Pays Drapeau de la France France
Ville Toulouse
Adresse 15 rue Varsovie 31300 Toulouse
Fondation
Site web https://www.hopitaljosephducuing.fr/

Carte

Histoire

modifier

L'hôpital Varsovie est créé par l'état-major de l’Agrupación de guerrilleros españoles FFI de Toulouse au mois de , dans un château situé rue Varsovie, dans le quartier Saint-Cyprien. Le but est alors de soigner les blessés des unités de guérilleros qui se sont battu en France contre les nazis aux côtés de la Résistance. Il reçoit également les républicains blessés lors de l'invasion du Val d'Aran, qui ont tenté en de reprendre la guerre contre Franco, mais ont dû reculer.

L'hôpital peut fonctionner grâce à des médecins bénévoles ainsi qu'à un mouvement de solidarité internationale venu principalement des États-Unis et comptant nombre de personnalités et d’artistes, parmi lesquels Albert Einstein, Pablo Picasso, Leonard Bernstein et Eleanor Roosevelt.

Après la démobilisation des guérilleros espagnols, l'hôpital militaire devient un hôpital soignant des civils ; il reste cependant la propriété de l'« Amicale des anciens FFI et résistants espagnols ».

Cependant, à la fin des années 1940, les anciens résistants espagnols sont de plus en plus mal vus par les autorités françaises — plusieurs Espagnols sont connus pour leur activisme militant, comme anarchistes ou communistes, telle la femme médecin Amparo Poch y Gascón, exilée à Toulouse après la guerre d'Espagne. Le , lors de l'opération Boléro-Paprika, 404 militants sont arrêtés dans toute la France[1]. Le , l'« Amicale des anciens FFI et résistants espagnols », considérée comme suspecte aux yeux du gouvernement, est dissoute par arrêté du ministre de l'Intérieur, Henri Queuille[2].

Dès lors, le conseil d'administration de l'Amicale confie la direction de l'hôpital au professeur Joseph Ducuing, un médecin français qui s'est engagé depuis plusieurs années dans l'organisation de l'établissement. La société anonyme Société nouvelle hôpital Varsovie, à laquelle l'Amicale cède ses équipements, est créée par acte notarié le . Le est constituée l'association à but non lucratif des « Amis de la médecine sociale », chargée de la gestion de l'hôpital. Le , par décret interministériel, l'hôpital Joseph-Ducuing fut intégré au service public hospitalier. Enfin, par arrêté préfectoral du , la Société nouvelle hôpital Varsovie, qui est encore propriétaire des bâtiments de l'hôpital, se dissout après avoir fait don de tous ses biens à l'association des Amis de la médecine sociale.

Services

modifier

Médecine générale et médecine interne

modifier

Médecine spécialisée

modifier

Chirurgie

modifier
  • chirurgie digestive ;
  • chirurgie de l'appareil locomoteur ;
  • chirurgie gynécologique et mammaire ;
  • Chirurgie des infections ostéo-articulaires complexes

Anesthésie

modifier

Urgences

modifier

Notes et références

modifier
  1. Henri Farreny, 1950 : un épisode peu glorieux et trop méconnu : l'opération Boléro - Paprika, Bulletin de l'Amicale des anciens guérilleros espagnols en France.
  2. Phryné Pigenet, « La protection des étrangers à l'épreuve de la « guerre froide » : l'opération « Boléro-Paprika » », Revue d'histoire moderne et contemporaine, nos 46/2, (lire en ligne).

Voir aussi

modifier

Articles connexes

modifier

Bibliographie

modifier

Filmographie

modifier
  • Àlvar Martínez et Juli Esteve, La batalla del Varsòvia, documentaire espagnol, produit par InfoTV avec le soutien du Museu d´Història de la Medicina de Catalunya et Memorial Democràtic (2011).

Liens externes

modifier