Ileodictyon cibarium
Ileodictyon cibarium, est une espèce de champignons saprophyte du genre Ileodictyon, dans la famille des Phallaceae.
| Règne | Fungi |
|---|---|
| Division | Basidiomycota |
| Classe | Agaricomycetes |
| Ordre | Phallales |
| Famille | Phallaceae |
| Genre | Ileodictyon |
Taxonomie
modifierIleodictyon cibarium est décrit pour la première fois par Edmond Tulasne et Charles Tulasne dans un article de 1844 du chirurgien naval français Étienne Raoul. Les spécimens sont collectés à Akaroa, en Nouvelle-Zélande[1]. L'espèce possède quatre synonymes reconnus[2]. L'espèce apparentée, Ileodictyon gracile, décrite pour la première fois en Australie-Occidentale, est plus petite que l. cibarium, avec des bras plus fins et un réseau lisse et non ridé. On pensait auparavant qu'une espèce d'Ileodictyon provenant des dunes de sable de Nouvelle-Zélande, à l'odeur moins âcre, était I. gracile ou une autre espèce non décrite. Cependant, les données de séquençage d'ADN ont montré que ces populations appartiennent également à I. cibarium[3]. I. cibarium est très proche d'I. gracile et de Protubera canescens (en)[4].
Description
modifierLe réceptacle d'Ileodictyon cibarium présente une structure polyédrique dont la géométrie est comparée à celle des buckminsterfullerènes[5].
Culture maorie
modifierDans la culture maorie, Ileodictyon cibarium est considéré comme un aliment de choix[6]. Les Maoris lui attribuent environ 35 noms, dont kopurawhetu, pukurau et tutae kehua[6],[7],[8]. Les Maoris le faisaient notamment tremper, avant sa consommation, dans une mare associée à l'ancêtre Ruakuha, près de Waipukurau[6].
Notes et références
modifier- (en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Ileodictyon cibarium » (voir la liste des auteurs).
- ↑ Raoul 1844, p. 114.
- ↑ Dring 1980, p. 56.
- ↑ (en-NZ) Jerry Cooper, « Mycological Notes 41: The Phallales (Stinkhorns) in New Zealand. »
[PDF], sur Fungal Network of New Zealand, (consulté le ) - ↑ (en) K. Hosaka, S. T. Bates, R. E. Beever et M. A. Castellano, « Molecular phylogenetics of the gomphoid-phalloid fungi with an establishment of the new subclass Phallomycetidae and two new orders », Mycologia, vol. 98, no 6, , p. 949–959 (ISSN 0027-5514 et 1557-2536, DOI 10.3852/mycologia.98.6.949, lire en ligne, consulté le )
- ↑ (en) Graham W. Gooday et John Zerning, « Ileodictyon cibarium — The basket fungus as a buckyball », Mycologist, vol. 11, no 4, , p. 184–186 (DOI 10.1016/S0269-915X(97)80105-X, lire en ligne, consulté le )
- 1 2 3 (en-NZ) Clinton Llewellyn, « Rare fungus sprouts in perfect autumn conditions »
, sur NZ Herald, (consulté le ) - ↑ (en-NZ) Clinton Llewellyn, « Unusual CHB fungus sparks huge debate »
, sur NZ Herald, (consulté le ) - ↑ (en-NZ) « Critter of the Week: The tutae kehua »
, sur RNZ, (consulté le )
Voir aussi
modifierBibliographie
modifier- (en) D. M. Dring, « Contributions towards a Rational Arrangement of the Clathraceae », Kew Bulletin, vol. 35, no 1, , p. 1-96 (lire en ligne
) - (la) Étienne Raoul, « Choix de Plantes de la Nouvelle-Zélande », Annales des Sciences Naturelles: Botanique, 3e série, , p. 114 (lire en ligne
)
Liens externes
modifier- Ressources relatives au vivant :