Inenek Inti
Inenek Inti est l'une des grandes épouses royales de Pépi Ier.
| Inenek Inti | |||||||
| Nom en hiéroglyphe | |||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Transcription | Jnnk Jntj | ||||||
| Période | Ancien Empire | ||||||
| Dynastie | VIe dynastie | ||||||
| Fonction principale | Reine d'Égypte | ||||||
| Famille | |||||||
| Mère | Inti (?) | ||||||
| Conjoint | Pépi Ier | ||||||
| Enfant(s) | ♀ Mérititès II (?)♀ Inti (?) | ||||||
| Sépulture | |||||||
| Nom | Pyramide d'Inenek Inti | ||||||
| Type | pyramide | ||||||
| Emplacement | Saqqarah | ||||||
| Date de découverte | 1993 | ||||||
| Découvreur | Jean Leclant | ||||||
| Fouilles | 1993 - 1999 | ||||||
| Objets | Sarcophage externe en grauwacke noir Vases canopes en clacite Vaisselles en pierre Métier à tisser |
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Attestation
modifierReine oubliée de l'historiographie classique de la VIe dynastie, son existence a été révélée lors des fouilles de la Mission archéologique française de Saqqâra qui a mis au jour tout autour du complexe funéraire de Pépi Ier un ensemble de pyramides de reines inconnues ou perdues jusque-là. La reine n'est d'ailleurs attestée que par son complexe funéraire[1]. Elle porte les titres suivants[2] :
Généalogie
modifierLa localisation de sa pyramide fait d'elle une épouse du début du règne de Pépi Ier[1],[3]. L'ensemble de ses titres[3], et la taille et les matériaux utilisés dans son complexe funéraire[4], font d'elle l'une des épouses principales de ce roi, tout au moins pour la première partie de son règne.
Certains chercheurs font de la reine Mérititès II, fille aînée de Pépi Ier selon ses titres — bien que son complexe pyramidal semble dater de la dernière partie du règne de Pépi II —, la fille d'Inenek Inti car elles partagent certains titres, notamment celui de vizir[5].
Inti, « fille aînée du roi de sa chair », enterrée dans un mastaba aujourd'hui perdu et situé dans la nécropole de la pyramide de Téti (les inscriptions du mastaba n'ont été que très partiellement publiées) ; elle est à la fois « fille aînée du roi de sa chair de la pyramide de Téti » et « fille aînée du roi de sa chair de la pyramide de Pépi Ier ». S'il y a eu des débats concernant la paternité de la princesse, Vivienne Callender et Thierry Stasser penchent clairement pour Téti[6],[7] ; Stasser justifie la présence du titre « fille aînée du roi de sa chair de la pyramide de Pépi Ier » par le fait qu'elle était une sœur germaine de Pépi Ier, c'est-à-dire fille d'Ipout Ire, et que c'est au début de son règne que la princesse serait décédée, alors qu'elle était pressentie pour devenir une épouse de son frère[7]. Dans le cadre de cette reconstruction, Callender suppose que la reine Inenek Inti était une fille de la princesse Inti[8]. Yannis Gourdon n'est pas d'accord avec cette interprétation et considère plutôt qu'Inti était une fille de Pépi Ier et de la reine Inenek Inti mais qu'elle serait décédée avant que la nécropole de la pyramide de Pépi Ier ne soit prête[9].
Sépulture
modifierSa tombe a été retrouvée dans un petit complexe pyramidal complet bâti au sud de celui de son époux à Saqqarah sud. L’accès s’effectue par une porte aménagée au centre du mur d'enceinte nord et précédée de deux petits obélisques. Passée cette entrée, se trouve un vestibule ouvrant sur une cour à portique bordée sur ses quatre côtés. Deux portes percées dans les angles sud-ouest et sud-est de cette cour donnent accès respectivement au péribole nord de la pyramide et au temple intime. Celui-ci se compose d'une succession de pièces disposées en enfilade du nord au sud : une salle aveugle, une salle aux statues, une salle des offrandes et deux espaces vraisemblablement destinés au stockage. En contournant la pyramide par l'ouest, on atteint, dans l'angle sud-est du complexe, une petite cour au centre de laquelle s'élève la pyramide satellite. Le caveau de cette pyramide contient encore son sarcophage en grauwacke[10].
Notes et références
modifier- 1 2 Baud 2005, p. 415.
- ↑ Callender 2011, p. 239-240.
- 1 2 Gourdon 2016, p. 76.
- ↑ Gourdon 2016, p. 295-296.
- ↑ Callender 2011, p. 293.
- ↑ Callender 2011, p. 226.
- 1 2 Stasser 2013, p. 57-60.
- ↑ Callender 2011, p. 241.
- ↑ Gourdon 2016, p. 73-76.
- ↑ Callender 2011, p. 2238-239.
Bibliographie
modifier- Jean Leclant et Gisèle Clerc, « Fouilles et travaux en Égypte et au Soudan, 1993-1994 », Orientalia, no 64, ;
- Audran Labrousse, Les pyramides des reines, une nouvelle nécropole à Saqqara, Paris, Hazan, , 160 p. (ISBN 978-2850256844) ;
- Michel Baud, Famille royale et pouvoir sous l'Ancien Empire égyptien, Le Caire, Institut français d'archéologie orientale, , 2e éd. (1re éd. 1999), 678 p. (ISBN 2-7247-0250-6) ;
- (en) Vivienne Gae Callender, In Hathor's Image : The Wives and Mothers from Egyptian Kings from Dynasties I-VI, vol. I, Prague, Czech Institute of Egyptology Charles University, , 406 p. (ISBN 978-80-7308-381-6) ;
- Thierry Stasser, La mère royale Seshseshet et les débuts de la VIe dynastie, Bruxelles, Editions Safran, , 112 p. (ISBN 978-2874570544) ;
- Yannis Gourdon, Pépy Ier et la VIe dynastie, Paris, Pygmalion, , 429 p. (ISBN 978-2-7564-0558-2 et 2-7564-0558-2).