Institut polaire français Paul-Émile-Victor
L’Institut polaire français Paul-Émile-Victor (IPEV) est un groupement d'intérêt public (GIP) français chargé de la mise en œuvre de la recherche française dans les régions polaires, il poursuit la mission lancée en 1947 par Paul-Émile Victor avec les Expéditions polaires françaises.
| Fondation |
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| Forme juridique | |
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| Domaine d'activité |
Soutien à la recherche polaire |
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| Directeur |
David Renault |
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| Affiliation | |
| Site web |
| SIREN | |
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| OpenCorporates |
Depuis son siège de Plouzané (Finistère), près de Brest (Finistère), l’Institut polaire gère les moyens nécessaires au déploiement des projets scientifiques polaires, principalement deux stations antarctiques : Dumont-d'Urville, près de la côte de la terre Adélie, et la franco-italienne Concordia, à l'intérieur des terres, permettant chaque année à 320 scientifiques de mener leurs travaux sur les pôles[1].
Historique
modifierCréation
modifierL'Institut français pour la recherche et la technologie polaires (IFRTP), a été créé en [2]. Il est le résultat de la fusion des Expéditions polaires françaises-Missions Paul-Émile Victor (EPF), fondées en 1947, et de la Mission de recherche des Terres australes et antarctiques françaises (TAAF), un territoire d'outre-mer français.
Changement de nom
modifierEn , il a été prorogé pour une durée de 12 ans sous le nom d'« Institut polaire français Paul-Émile Victor » (IPEV)[3].
Refonte de 2023
modifierEn 2023, l’institut débute un travail de refonte de son appel à projets annuel[4].
En , l'IPEV a reçu une mise en demeure par courrier d'avocat émanant de 36 de ses travailleurs, alors en poste sur les bases subantarctiques et antarctiques. Ces professionnels, tous diplômés et pour la plupart titulaires d'un diplôme Bac+5 ou plus, dénoncent des prélèvements indus sur les indemnités versées (ils ne touchent pas de salaire) et un travail dissimulé sous un statut détourné. Embauchés en tant que volontaires de service civique (VSC), ils n'ont pas le droit au chômage[5]. Néanmoins l'Agence du service civique, après enquête, poursuit l'agrément qui permet à l'institut d'offrir des postes de VSC chaque année. Les indemnités prélevées qui sont à l'origine de la crise l'ont été sur injonction de l'Urssaf et rentrent dans le cadre légal des prélèvements sociaux sur les indemnités de VSC.
Crise de 2025
modifierEn , l'IPEV attend toujours un financement d'un milliard d'euros promis par Emmanuel Macron lors du Sommet sur les pôles en et fait face à de graves problèmes de gestion, un déficit de quatre millions d'euros par an sur les quatre dernières années. Plusieurs millions d'euros devaient être dédiés à l'IPEV, étalés sur dix ans et 100 millions d'euros pour la station Dumont d'Urville qui attend toujours des financements pour être reconstruite en 2026[6].
L'institut sera intégré, fin 2026, à l'Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer (Ifremer), lui-même en déficit (budget en déséquilibre de 6,3 millions d'euros en 2025) et ses 1 350 salariés permanents (contre une cinquantaine)[1].
Directeurs
modifier- 1997-2010 : Gérard Jugie, directeur de recherche émérite au Centre national de la recherche scientifique (CNRS)[7].
- 2010-2018 : Yves Frenot, directeur de recherche au CNRS[8].
- 2018-2022 : Jérôme Chappellaz, directeur de recherche au CNRS[9].
- -2025 : Yan Ropert-Coudert, directeur de recherche CNRS[10].
- 2025- : Nathalie Metzler : directrice par intérim en 2025 à la suite de la démission de Yan Ropert-Coudert.
- - : David Renault, professeur de l'université de Rennes.
Structure et mission
modifierStatut juridique
modifierL’institut est un groupement d’intérêt public (GIP) dont les membres sont les principaux acteurs de la recherche scientifique française dans les régions polaires[11].
Missions
modifierL'institut intervient en Arctique et en Antarctique[12].
Les différentes thématiques abordés sont :
- la répartition de la faune et de la flore et l’évolution de la biodiversité ;
- les stratégies de survie et l’adaptation des espèces aux conditions extrêmes ;
- la réponse des organismes vivants aux changements climatiques et aux activités humaines ;
- la physique du globe, la géodynamique et la géologie ;
- la chimie et la dynamique de l’atmosphère, notamment la chimie de l’ozone ;
- la glaciologie et la paléoclimatologie ;
- l'astronomie ;
- la biologie humaine et l’adaptation aux conditions d’hivernage en Antarctique ;
- le ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, qui fournit l'essentiel du budget ;
- le ministère des Affaires étrangères ;
- le CNRS - avec mise à disposition du personnel ;
- l'Ifremer ;
- les TAAF ;
- Météo-France ;
- le Centre national d'études spatiales (CNES)[12].
Localisations
modifierDirection
modifierAntarctique
modifierL'institut co-gère la station Concordia et la station Dumont-d'Urville[12].
Arctique
modifierTAAF
modifierLes stations dans les îles du Subantarctique sont gérées logistiquement par les TAAF[14].
Logistique
modifierL'Institut polaire utilise des navires pour desservir les stations :
- le Marion Dufresne pour les missions sur les îles subantarctiques (affrété par les TAAF)[15],
- l'Astrolabe, 2e du nom, pour desservir la station Dumont-d'Urville en Antarctique[16].
Morts en service
modifierEn terre Adélie :
- en 1999, un directeur de l'IFRTP en mission perd la vie dans un crash d'hélicoptère[17],
- en 2010, deux techniciens de l'IPEV en mission perdent la vie dans un crash d'hélicoptère[18],
- début 2026, un plongeur de l'IPEV décède en mission[19].
Notes et références
modifier- 1 2 « Il permet à 320 scientifiques de mener leurs travaux sur les pôles. L'Institut polaire français va être intégré à l'Ifremer à Brest », sur France 3 Bretagne, (consulté le )
- ↑ Arrêté du 13 janvier 1992 portant approbation d'une convention constitutive de groupement d'intérêt public (lire en ligne)
- ↑ « Journal officiel, p. 1059 », sur Legifrance.gouv.fr, (consulté le )
- ↑ « Institut Polaire français Paul Emile Victor | CNRS Écologie & Environnement », sur www.inee.cnrs.fr, (consulté le )
- ↑ « En Antarctique, les volontaires de l’institut polaire français en froid avec leur employeur », Le Monde, (lire en ligne)
- ↑ « L'Institut polaire français Paul-Émile-Victor "est en danger", alerte l'ambassadeur des pôles Olivier Poivre d'Arvor », sur Franceinfo, (consulté le )
- ↑ « Vingt ans que le QG des pôles est à Brest ! », sur espace-sciences.org, (consulté le )
- ↑ « Yves Frenot Des mers australes à la rade de Brest », sur lesechos.fr, (consulté le )
- ↑ « Nomination de M. Jérôme Chappellaz à la direction de l’IPEV », sur ipev.fr, (consulté le )
- ↑ « Yan Ropert-Coudert – cebc UMR 7372 » (consulté le )
- 1 2 « Institut polaire français - Paul-Emile Victor - Annuaire | Service-Public.fr », sur lannuaire.service-public.fr (consulté le )
- 1 2 3 4 « Les infrastructures de recherche dédiées au domaine polaire », sur enseignementsup-recherche.gouv.fr (consulté le )
- ↑ IPEV - Les bases arctiques françaises
- ↑ « Les îles Australes - administration des TAAF », sur Terres australes et antarctiques françaises (consulté le )
- ↑ « Ravitaillement des îles Australes - administration des TAAF », sur Terres australes et antarctiques françaises (consulté le )
- ↑ « L'Astrolabe », sur Terres australes et antarctiques françaises (consulté le )
- ↑ « TERRE ADÉLIE : trois Français sont morts, lundi 8 février, dans un accident d'hélicoptère à proximité de la base scientifique française Dumont-d'Urville », Le Monde, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ « Le crash d'un hélicoptère français dans l'Antarctique fait quatre morts », sur France 24, (consulté le )
- ↑ Libération, « Antarctique : le corps du plongeur français disparu retrouvé sous la glace »
Bibliographie
modifier- Dominique Le Brun, Les Pôles. Une aventure française, Tallandier, 2020.
- Clémence Guetté, « Recherche française en Antarctique, une ambition négligée », Le Monde diplomatique, Paris, no 848, , p. 4-5 (lire en ligne)
- Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques, La recherche française en milieu polaire : revenir dans la cour des grands (rapport d’information), Sénat, (lire en ligne)
Liens internes
modifierLiens externes
modifier- Site officiel
- Ressources relatives à la recherche :
- Ressource relative à la vie publique :
- Ressource relative aux organisations :
