Intoxication

ensemble de troubles du fonctionnement de l'organisme dus à l'absorption d'une substance toxique

Une intoxication est un ensemble de troubles du fonctionnement de l'organisme dus à l'absorption d'une substance étrangère, dite toxique, d'origine biologique, physique ou chimique.

Intoxication à Cicuta maculata

Typologies d'intoxications

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Elle peut être aigüe ou chronique.

L'absorption du toxique peut se faire :

On distingue :

Niveaux d’exposition

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Lors d’une intoxication, le niveau d’exposition influence grandement les symptômes et les conséquences de la substance toxique. La variation de réponse en fonction de l’exposition est exprimée par la relation dose-effet.

Intoxication aiguë

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L’intoxication aiguë est une intoxication développée en un bref délai. Elle est induite soit par une seule dose de poison (parfois conséquente), soit par plusieurs doses, toujours prises dans un court laps de temps[1].

Intoxication chronique

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L’intoxication chronique est définie comme une apparition progressive de symptômes après une exposition prolongée au poison. En cela, elle se différencie de l’intoxication aiguë[2].

Épidémiologie

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En 2020, une revue scientifique se basant sur les données de mortalité et les taux d’hospitalisation a mis en évidence une prédominance des cas concernant les enfants dans les intoxications involontaires[3].

Selon une analyse du Global Burden of Disease Study 2023 publiée en 2026, les intoxications accidentelles au monoxyde de carbone et celles classées « par d'autres moyens » représentent, en 2023, environ 2,54 millions de nouveaux cas et 69 805 décès dans le monde. Ces estimations issues de modèles excluent les intoxications médicamenteuses et celles dues aux drogues illicites. La catégorie « autres moyens » repose principalement sur les codes d'intoxication par pesticides, sans s'y limiter[4].

Prévention

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Centres antipoison

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Depuis 1949, date d’ouverture du premier centre antipoison aux Pays-Bas, les pays du monde entier ont développé des centres antipoison pour protéger leur population de l’intoxication. En 2015, l’OMS estime que près de 47% des états membres de l’ONU sont pourvus de telles mesures préventives[5].

La France est dotée de 8 Centres AntiPoison et de ToxicoVigilance (CAPTV) disponibles 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7. Les CAPTV sont repartis sur l’ensemble du territoire métropolitain. Ils s’appuient sur le Système d’Information des Centres AntiPoison (SICAP) qui garantit la réponse la plus rapide et adaptée possible pour chaque cas spécifique. D’après le ministère de la santé, des familles, de l’autonomie et des personnes handicapées, le dispositif reçoit environ 400 000 appels par an[6].

L’intoxication dans le droit pénal

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Au Canada

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En droit pénal canadien, la défense d'intoxication est un moyen de défense qui permet de réduire la portée d'une infraction, selon le degré d'intoxication de l'accusé.

En France

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Suite aux controverses générées par le jugement du tribunal pour l’affaire Sarah Halimi, la législation française a adopté une loi créant des exceptions pour certains troubles du discernement. La loi, promulguée le 24 janvier 2022, vise à apporter une « clarification » de l’irresponsabilité pénale en cas d’abolition du discernement. En effet, elle a pour principales mesures l’ajout de l’infraction d’intoxication volontaire ainsi que sa circonstance aggravante[7].

Notes et références

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  1. ↑ voir glossaire dans : Guide sur l'étiquetage et l'emballage conformément au règlement (CE) no 1272/2008 (3 237,8k) (ECHA, 2017).
  2. ↑ (en) M. C. Newman, Fundamentals of Ecotoxicology, CRC Press, , 541 p. (ISBN 978-1-4200-6704-0).
  3. ↑ (en) Ruben Thanacoody et Mark Anderson, « Epidemiology of Poisoning », Medicine, vol. 48, no 3,‎ , p. 153-155
  4. ↑ (en) « Global, regional, and national burden of unintentional poisoning, 1990-2023: results from the Global Burden of Disease Study 2023. », sur Broad Institute, (consulté le )
  5. ↑ (en) World Health Organization, « World directory of poisons centers », sur World Health Organization via Internet Archive, (consulté le )
  6. ↑ ministère de la santé, des familles, de l’autonomie et des personnes handicapées, « Système d'Information des Centres AntiPoison (SICAP) », sur esante.gouv.fr (consulté le )
  7. ↑ Julia Delannoy, « Des carrés dans des ronds : étude de l'intoxication volontaire à l'aune des classifications du droit pénal général », Revue de science criminelle et de droit pénal comparé, vol. 3, no 3,‎ , p. 547-564

Voir aussi

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Articles connexes

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Bibliographie

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