Isidoro Máiquez

acteur espagnol

Isidoro Máiquez (né le à Carthagène et mort le à Grenade) est un acteur espagnol à cheval entre le XVIIIe et le XIXe siècle, considéré comme l'un des meilleurs de son époque[1]. Homme des Lumières, il s'engage en faveur de la cause libérale et est représenté par Goya en 1807[2],[3].

Isidoro Máiquez
Biographie
Naissance
Décès
(à 52 ans)
Grenade, Espagne
Nom de naissance
César Díaz Capilla
Nationalité
Activités
Période d'activité
Conjoint
Antonia Prado (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Idéologie

Biographie

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Isidoro Máiquez dans le rôle d'Othello. Lithographie de José Ribelles. Musée du Romantisme, Madrid[4].

Fils de comédiens, et bien que son père se soit opposé à ce qu'il perpétue la tradition familiale, il fait ses débuts très jeune dans des théâtres de différentes capitales espagnoles, telles que Carthagène, Malaga, Valence et Grenade. Il fait ses débuts au Théâtre du Prince de Madrid en 1791[5], au sein de la troupe de l'acteur Martínez, dans laquelle jouaient des actrices telles que María del Rosario Fernández dite « la Tirana », et Rita Luna (toutes deux également représentées par Goya). Il épouse Antonia Prado, elle aussi actrice[6].

Enfreignant les règles et en faisant fi de la « maniérisme, du sensationnalisme, de la fausseté et de la nonchalance » qui étouffaient l’art dramatique en Espagne à la fin du XVIIIe siècle, Isidoro Máiquez transpose dans les genres théâtraux classiques l'essence populaire des entre-messes de Lope de Rueda[1], une audace qui lui permet de passer du statut de parfait inconnu à celui de premier acteur du Teatro del Príncipe (es)[5]. C'est ainsi qu'il remporte son premier succès avec El celoso confundido, jouée le au Teatro de los Caños del Peral.

Reglamento

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En tant que dramaturge, il est l'auteur d'un Reglamento (1818) dans lequel il propose certaines réformes importantes concernant la vie théâtrale madrilène[5],[7].

En ce qui concerne la scénographie et les accessoires, à l'instar de François-Joseph Talma, il accorde une grande attention aux costumes et aux décors de ses représentations. En tant que maître sans égal, il protège la carrière théâtrale naissante du futur célèbre dramaturge Manuel Eduardo de Gorostiza. Ses disciples comprennent : Carlos Latorre, Antonio Guzmán, Andrés Prieto, Rafael Pérez et Joaquín Caprara[8]. Il est considéré par les historiens et critiques Narciso Díaz de Escovar et Francisco de Paula Lasso de la Vega comme le réformateur du théâtre espagnol[5].

Esprit libéral, exil et mort

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Lorsque la guerre d'indépendance éclate, Máiquez, qui avait pris part au soulèvement du , est exilé en France en tant que prisonnier d'État, mais Joseph Bonaparte annule cet ordre, lui permet de revenir en Espagne et lui accorde une pension de 24 000 réaux[9].

Au cours du « Sexenio Absolutista » (1814–1820), il parvient à échapper à la censure du gouvernement de Ferdinand VII jusqu'à ce que, après avoir refusé de mettre en scène une comédie de l'influent homme politique — bien que médiocre dramaturge — Javier de Burgos, imposée par le corrégidor José Manuel de Arjona y Cubas, il est exilé à Ciudad Real puis à Grenade, purgeant ainsi la peine que le corregidor lui avait infligée à Madrid pour outrage. C'est dans cette ville qu'il meurt fou le , peu après le triomphe de la révolution libérale[9].

Notes et références

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(es) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en espagnol intitulé « Isidoro Máiquez » (voir la liste des auteurs).
  1. 1 2 Huerta 2005, p. 432.
  2. ↑ (es) Goya en el Prado, « El actor Isidoro Maíquez » (consulté le ).
  3. ↑ Dieterich 2007, p. 219.
  4. ↑ (es) « 'La pieza del mes': Isidoro Máiquez en el papel de Otelo e Isidoro Máiquez en el papel de Óscar, hijo de Ossián. Litografías de José Ribelles y Helip (Sala XVIII. Literatura y Teatro) Museo del Romanticismo. Madrid » [PDF] (consulté le ).
  5. 1 2 3 4 Gómez García 1998, p. 505.
  6. ↑ Revilla 1874.
  7. ↑ Huerta 2005, p. 433.
  8. ↑ (es) Enrique Funes, La declamación española I (Bosquejo histórico crítico), Madrid, Sevilla Díaz y Carballo, (lire en ligne).
  9. 1 2 Cotarelo y Mori 1902.

Annexes

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Bibliographie

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  • (es) Emilio Cotarelo y Mori, Isidoro Máiquez y el teatro de su tiempo, Madrid, Joaquín Álvarez Barrientos, .
  • (es) « Archivo Díaz de Escovar ».
  • (es) Genoveva Dieterich, Diccionario del teatro, Madrid, Alianza Editorial, (ISBN 9788420661735).
  • (es) Manuel Gómez García, Diccionario Akal de Teatro, Ediciones Akal, (ISBN 9788446008279, lire en ligne).
  • (es) Javier Huerta, Emilio Peral et Héctor Urzaiz, Teatro español de la A a la Z (lire en ligne).
  • (es) José de la Revilla, Vida artística de Isidoro Maiquez, primer actor de los teatros de Madrid, Madrid, Medina y Navarro, s.a., (lire en ligne).

Liens externes

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