Ciudad Real

commune espagnole

Ciudad Real est une commune espagnole, capitale de la province homonyme, située dans la communauté autonome de Castille-La Manche. Elle est surnommée « la capitale de La Mancha » car elle fut autrefois la capitale de l'ancienne province de La Manche.

Ciudad Real
Blason de Ciudad Real
Héraldique
Drapeau de Ciudad Real
Drapeau
Ciudad Real
Le siège de la députation provinciale.
Administration
Pays Drapeau de l'Espagne Espagne
Statut Commune
Communauté autonome Drapeau de la Castille-La Manche Castille-La Manche
Province Drapeau de la province de Ciudad Real Province de Ciudad Real
Comarque Campo de Calatrava
District judic. Ciudad Real
Budget 74 771 732 € [1] (2007)
Maire
Mandat
Francisco Cañizares (PP)
2023-2027
Code postal 13.001 à 13.005
Démographie
Gentilé Ciudadrealeño/a, ciudarrealeño/a, culipardo/a (pop.)
Population 76 217 hab. ()
Densité 267 hab./km2
Géographie
Coordonnées 38° 59′ 00″ nord, 3° 55′ 00″ ouest
Altitude 628 m
Superficie 28 498 ha = 284,98 km2
Distance de Madrid 190 km
Divers
Saint patron Vierge du Prado (es)
Localisation
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Liens
Site web www.ciudadreal.es (es)

Géographie

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Vue satellite de Ciudad Real et de Miguelturra.

La commune s'étend sur 284,98 km2 dans la région naturelle du Campo de Calatrava à l'ouest de la communauté autonome Castille-La Manche. Son territoire présente un relief plat rythmé par de légères ondulations et de petites collines d'origine volcanique. La commune est arrosée dans sa partie nord par le Guadiana sur le cours duquel est établi le barrage d'El Vicario, dont la retenue d'eau est utilisée pour l'irrigation.

Elle est divisée en quatre zones principales de population : Ciudad Real, Las Casas (es), Valverde (es) et La Poblachuela (es).

Sur le plan urbain, Ciudad Real n'est séparée que de quelques mètres de la localité voisine de Miguelturra, avec laquelle elle forme un ensemble démographique continu.

Ciudad Real se trouve dans la région historique de La Manche, plus précisément dans la région naturelle du Campo de Calatrava, caractérisée par une vaste plaine et située sur la Meseta du sud de la péninsule ibérique, à la lisière d'un vaste territoire qui présente la particularité de son relief et de ses phénomènes volcaniques. On peut ainsi observer des formations géologiques souvent appelées « morro » ou « cabezo », ainsi que des cratères hydromagmatiques d'explosion ou maars, qui abritaient parfois des lagunes. Celles-ci ont parfois été asséchées dans la seconde moitié du XIXe en raison des idées et des politiques hygiénistes ou miasmatiques de l'époque. C'est le cas de la lagune de Los Terreros, où se trouve actuellement la Faculté d'éducation. La zone centre-sud de Ciudad Real est située sur quatre maars, dont les cratères se trouvent sur la place del Pilar, dans le quartier de Los Ángeles, à la Poblachuela et près de la fontaine de l'hôpital général[2]. Sur son territoire communal, on trouve d'autres maars ou cratères d'explosion, comme celui de la lagune de La Posadilla (es) (également appelée Fuentillejos), classée monument naturel.

D'autres phénomènes sont les eaux acides, les bouillonnements et les bains thermaux. Le relief de la commune est plat avec de légères ondulations et de petits côtes volcaniques, ainsi que de petites chaînes de montagnes quartziques.

Le centre urbain a été fondé à 7,5 km au nord-est d'Alarcos (un site archéologique fortifié situé sur une colline)[3],[4]. Bien qu'elle bénéficie d'une situation au carrefour des axes MadridAndalousie et Levant espagnolPortugal, la ville n'a pas particulièrement prospéré historiquement grâce à cette circonstance[5].

Les antipodes de Ciudad Real se trouvent à un point situé au nord du parc forestier de Kaimanawa (Kaimanawa Forest Park) sur l'île du Nord de la Nouvelle-Zélande, près de la ville de Turangi dans la région de Waikato.

Selon la classification climatique de Köppen, le climat de Ciudad Real est généralement un climat semi-aride froid de type BSk, bien qu'il soit très proche de la limite avec le climat méditerranéen de type Csa. D'autres sources décrivent le climat de Ciudad Real comme méditerranéen continentalisé (es), le distinguant du climat méditerranéen typique (que l'on trouve dans les zones proches de la côte), car il présente une amplitude thermique annuelle plus importante en raison de son altitude et de son éloignement de la mer.

Les précipitations annuelles moyennes sont d'environ 406 mm, avec un minimum marqué en été (comme c'est souvent le cas dans les climats méditerranéens) et un maximum en automne et au début de l'hiver, et, dans une moindre mesure, au printemps. Les chutes de neige en hiver sont occasionnelles. L'été est très chaud, tandis que l'hiver est modérément froid.

Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Températures (°C)
Record de chaleur 20,4 24,8 29,5 35,1 38,6 42,7 43,7 42,6 39,7 33,2 28 19,6 43,7
Maximale moyenne 11,1 13,8 17,7 20,3 25,1 31 34,9 34,2 28,3 22 15,1 11,5 22,1
Moyenne 6,3 8,2 11,5 14 18,4 23,7 27,2 26,7 21,7 16,2 10,2 7 15,9
Minimale moyenne 1,5 2,6 5,2 7,7 11,6 16,4 19,5 19,2 15,1 10,4 5,3 2,5 9,8
Record de froid −13,8 −9,2 −7 −3,8 0 4,2 7,4 7,2 1 −3 −8 −10,2 −13,8
Précipitations
Hauteur (mm) 34 32 39 49 38 20 3 7 32 54 46 52 406
Nombre de jours avec précipitations 6,1 5,5 5,6 7,5 6 2,9 0,6 1 3,9 6,7 6,7 6,7 58,9
Nombre de jours avec neige 1 0,9 0,3 0 0 0 0 0 0 0 0 0,3 2,4
Humidité relative (%) 78 70 61 58 51 42 35 39 51 65 75 81 59
Ensoleillement
Heures 136 170 217 237 273 327 366 335 264 208 141 124 2 813
Source : Agence d'État de météorologie[6], (valeurs extrêmes)[7]
11,1
1,5
34
20 mm
40 mm
jan.
13,8
2,6
32
fév.
17,7
5,2
39
mars
20,3
7,7
49
avril
25,1
11,6
38
mai
31
16,4
20
juin
34,9
19,5
3
jui.
34,2
19,2
7
août
28,3
15,1
32
sep.
22
10,4
54
oct.
15,1
5,3
46
nov.
11,5
2,5
52
déc.
Moyennes : max min °C ■ Précipitations mm

Histoire

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Moyen Âge

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Initialement, à l'emplacement actuel de la ville, il y avait une petite ville appelée Pozo (ou Pozuelo) Seco de Don Gil, formée grâce à des campagnes de repeuplement lors de la Reconquista. La population croit rapidement après le déclin de la ville voisine d'Alarcos, à laquelle elle appartient en 1195, quand celle-ci est le théâtre de la bataille du même nom où les troupes chrétiennes sont vaincues par les Almohades.

La puissance des ordres militaires est alors comparable à celle des rois. Le maître de chaque ordre agit comme seigneur féodal et possède le droit de percevoir des impôts sur les terres de son domaine. L'ordre de Calatrava exerce alors son pouvoir sur la région et peut être un grand allié pour protéger les limites du royaume avec Al-Andalus. En 1255, le roi Alphonse X rebaptise Pozo Seco de Don Gil, en fondant la Villa Real et place une de ses propriétés dans les domaines de l'ordre de Calatrava.

En 1382, Villa Real, avec Madrid et Andújar, cesse temporairement d'appartenir à la Couronne de Castille en devenant seigneurie de León VI d'Arménie dont Jean Ier, roi de Castille, avait payé la rançon, lors de sa capture par les Égyptiens, après la chute du dernier royaume chrétien d'Orient. En reconnaissance, León VI va en Castille pour rendre visite à son libérateur, qui lui accorde la seigneurie de Madrid, Villareal e Andújar jusqu'à sa mort, sans possibilité de la transmettre en héritage. En 1391, la seigneurie repasse sous l'administration du nouveau roi de Castille Henri III. Cette même année, un pogrom a lieu dans les principales villes de Castille, y compris Villarreal, et de nombreux Juifs de la ville décident de se convertir au christianisme, au moins superficiellement, dans l'espoir d'apaiser les esprits.

En 1420, Jean II de Castille donne à Villa Real le titre de Ciudad Real (« ville royale »), en récompense de son appui contre les ordres militaires.

En 1474, les convertis sont attaqués et pillés par les habitants. La population était alors de 8000 habitants. En 1483, les Rois Catholiques établissent à Ciudad Real le siège du tribunal de l'Inquisition, qui sera déplacé à Tolède en 1485. Les crypto-juifs ont subi une terrible répression dans la ville, de 1483 à 1485.

Ere moderne

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Lors de la guerre des Communautés de Castille qui éclate en 1520, la ville demeure fidèle au roi Charles Ier au moins jusqu'en [8].

En 1691, Ciudad Real fut déclarée capitale de la province de La Mancha, à sa création.

Ere contemporaine

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Les 26 et la bataille de Ciudad Real a opposé les troupes impériales de Napoléon à l'armée espagnole et à la Milice de Ciudad Real sur les ponts du Guadiana, où se sont affrontés plus de cinq mille hommes; la ville fut prise par les troupes napoléoniennes et occupée par une garnison militaire de cavalerie jusqu'en 1813.

C'est en 1833 que la province de Ciudad Real fut créée, avec des limites modifiées. Le chemin de fer est arrivé à Ciudad Real dans les années 1860, avec les lignes Manzanares - Ciudad Real et Ciudad Real - Badajoz. En 1879 l'arrivée de la ligne Madrid - Ciudad Real a fait de la ville un important noeud ferroviaire. Le chemin de fer fut également la cause de l'assèchement des lagunes des Terreras qui étaient réputées pour être une source d'infections et de morts infantiles.

En 1929, pendant la dictature de Miguel Primo de Rivera, eut lieu la rébellion du Régiment d'Artillerie de la ville. Pendant la guerre civile (1936-1939), la ville est restée loyale au gouvernement Républicain et était parfois désignée comme «Ciudad Leal» (ville loyale), «Ciudad Libre» (ville libre) ou «Ciudad Libre de La Mancha» (ville libre de La Mancha). Après la guerre civile, entre 1939 et 1943, la répression fut l'une des plus dures de tout le pays: 4000 personnes exécutées dans la province, selon une étude de l'UNED, dont presque mille dans la ville de Ciudad Real, suivant une autre étude. Les victimes étaient à 60 % socialistes, 15 % communistes, 19 % anarchistes et les autres simplement républicains.

Transports

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Chemin de fer

La ligne de chemin de fer de montagne reliant Ciudad Real à la gare de Badajoz, fut réalisée par l'ingénieur français Léon Isidore Molinos (1828-1914), après 1862. Depuis le milieu des années 1990, la ville n'est plus qu'à une heure de train de Madrid.

Aéroport

Construit au milieu d'une plaine désertique, l'aéroport international Central-Ciudad Real, mis en service en 2008, possède une piste de 4 200 m lui permettant d'accueillir des Airbus A380. Cet aéroport censé accueillir 4 millions de passagers par an s'avère être un fiasco, l’aéroport avait coûté 1,1 milliard d’euros[9]. En 4 ans l'aéroport n'a vu passer que 100 000 voyageurs[10] et accumule plus de 590 millions d'euros de perte[11]. C'est le premier aéroport international d'Espagne entièrement financé avec des fonds privés. Le dernier vol commercial a eu lieu en mettant ainsi les 71 derniers salariés de l'aéroport au chômage[10].

L 'aéroport a été mis aux enchères en 2013 pour 100 millions d'euros[12].

En juillet 2014, ce montant a été ramené à 80 millions d'euros dans le cadre d'une nouvelle tentative pour trouver un acquéreur. En juillet 2015, l'aéroport a été adjugé au seul soumissionnaire, la société chinoise Tzaneen International, pour 10 000 euros.

L'aéroport a rouvert ses portes le 12 septembre 2019[13]

Économie

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L'économie de la ville repose sur la taille de bois, le cuir, la céramique et l'industrie textile. La gastronomie comporte quelques plats fameux comme le pisto manchego, la caldereta, la tiznao (es), l'asadillo, les gachas manchegas.

Le est jour de fête populaire (la Pandorga), le est le jour de la Vierge del Prado (des processions ont lieu dans la ville).

Le parc aquatique, les divers musées, les centres commerciaux et la place des taureaux sont les lieux de loisir principaux de la ville. La ville a donné naissance au peintre Gregorio Prieto Muñoz (1897-1992), un musée lui est consacré.

Services

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Éducation

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Université de Castille-La Manche

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Rectorat de l'Université de Castille-La Manche (UCLM).

Ciudad Real abrite le campus de Ciudad Real (es) de l'Université de Castille-La Manche (UCLM), le plus grand en termes de nombre de diplômes[14] et le deuxième en termes d'effectifs inscrits de Castille-La Manche, après le campus d'Albacete (es). Il comprend les facultés de lettres, de droit et de sciences sociales, d'éducation, de médecine, de sciences infirmières et de sciences et technologies chimiques, ainsi que l'École supérieure d'informatique, l'École technique supérieure d'ingénieurs industriels, l'École technique supérieure d'ingénierie des ponts et chaussées et l'École d'ingénierie technique agricole.

De plus, le campus de Ciudad Real compte plusieurs centres de recherche : Centre d'études territoriales ibéro-américaines (CETI), Centre d'études de Castille-La Manche, Institut de droit pénal européen et international, Institut de résolution des conflits, Institut de recherche énergétique et d'applications industrielles (INEI), Institut de mathématiques appliquées à la science et à l'ingénierie (IMACI), Institut régional de recherche scientifique appliquée (IRICA), Institut des technologies et des systèmes d'information (ITSI), Institut de technologie chimique et environnementale (ITQUIMA), Institut de recherche sur la combustion et la pollution atmosphérique (ICCA), Institut de recherche sur les ressources cynégétiques (IREC) et Institut de recherche en génie civil et architecture (IEC).

Établissements d'enseignement secondaire obligatoire

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IES Santa María de Alarcos.

Ciudad Real compte six établissements d'enseignement secondaire et de baccalauréat publics et cinq établissements privés ou sous contrat.

Lycées publics
Lycées privés ou sous contrat

Écoles primaires

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On y compte une vingtaine d'écoles publiques et une dizaine d'écoles privées environ.

Autres établissements d'enseignement

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En ce qui concerne l'éducation préscolaire, on trouve un grand nombre de crèches, pour la plupart privées. La commune dispose d'un établissement public d'éducation spécialisée, appelé « Colegio público de educación especial Puerta de Santa María ». De plus, Ciudad Real dispose de l'école des arts et métiers « Pedro Almodóvar », où sont dispensés le baccalauréat artistique, différents modules de niveau intermédiaire et certains diplômes liés aux études artistiques. Il existe une École Officielle de Langues située sur le campus universitaire, où sont dispensés des cycles complets d'anglais, de français, d'allemand et d'italien.

Transports et communications

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Transport aérien

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Aéroport Central-Ciudad Real.

Après plus de sept ans de fermeture de l'espace aérien et des installations aéroportuaires, l'aéroport Central-Ciudad Real a rouvert au trafic aérien le 12 septembre 2019.

Il existe un service de taxis dans la commune de Ciudad Real et dans les localités d'Alcázar de San Juan, Puertollano, Daimiel, Almagro et Manzanares vers des destinations locales, provinciales, régionales et nationales.

Nouveaux bus Scania Castrosua CityVersus au gaz.

En ce qui concerne le service de bus, il existe :

  • Bus urbains de Ciudad Real (AISA) : il compte six lignes urbaines (1A, 1B, 2, 3, 4 et 5), la ligne 6/340/519 vers les hameaux de Las Casas et Valverde et deux itinéraires vers la localité de Miguelturra[15].
  • Interurbains (AISA, INTERBUS et SAMAR) : relient Ciudad Real à l'ensemble de la province, en plus du service Ciudad Directo vers Albacete, Cuenca et Tolède.
  • Longues distances : (AISA, INTERBUS, SAMAR et MONBUS) vers d'autres capitales et villes espagnoles telles que Benidorm et vers l'étranger, notamment en Roumanie.

Statistiques sur les transports publics

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Selon le rapport publié par Moovit en juillet 2017, le temps moyen que les usagers passent dans les transports en commun à Ciudad Real, par exemple pour se rendre au travail et en revenir, un jour de semaine est de 33 minutes, tandis que 3 % des usagers y passent plus de 2 heures chaque jour. Le temps moyen que les gens passent à attendre à un arrêt ou à une station est de 8 minutes, tandis que 1 % des personnes attendent plus de 20 minutes chaque jour. La distance moyenne que les gens parcourent généralement en un seul trajet est de 2 km, tandis que 0 % des personnes parcourent plus de 12 km dans un seul sens[16].

Politique et administration

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L'hôtel de ville de Ciudad Real.

Ciudad Real appartient à la province homonyme, dont elle constitue la capitale, et accueille donc le siège de la députation provinciale (es).

Conseil municipal

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Lors des élections municipales du , la ville de Ciudad Real comptait 75 000 habitants. Son conseil municipal (Pleno del Ayuntamiento) se compose donc de 25 élus.

Composition du conseil municipal par mandature depuis 1979[17]
Parti 1979 1983 1987 1991 1995 1999 2003 2007 2011 2015 2019 2023
CDS 1 2
Cs 2 3 1
GANEMOS 4
PCE 1 0 0 2 2 0 0 0 1
IU
CD 0 15 5 10 16 15 13 15 15 10 9 11
CP
AP
PP
PSOE 8 10 5 11 7 10 12 10 9 9 10 9
UP 2
UCD 10
Vox 1 4
Indépendants 2 0 14
Total 21 25 25 25 25 25 25 25 25 25 25 25

Liste des maires

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Maires de Ciudad Real par mandature depuis 1979[18]
Mandature Maire Parti
1979-1983 Lorenzo Selas Céspedes (es) UCD
1983-1987 Lorenzo Selas Céspedes (es) AP
1987-1991 Lorenzo Selas Céspedes (es) Indépendant
1991-1995 Lorenzo Selas Céspedes (es)
Nicolás Clavero (es) (1993)
PSOE
1995-1999 Francisco Gil-Ortega (es) PP
1999-2003 Francisco Gil-Ortega (es) PP
2003-2007 Francisco Gil-Ortega (es) PP
2007-2011 Rosa Romero Sánchez PP
2011-2015 Rosa Romero Sánchez PP
2015-2019 Pilar Zamora PSOE
2019-2023 Pilar Zamora PSOE
Eva María Masías (2021) Cs
2023-2027 Francisco Cañizares PP

Culture

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Cathédrale de Ciudad Real.

Ciudad Real n'est pas une ville très dense, rares sont les maisons à avoir plus de deux étages, sauf dans les nouveaux quartiers du sud. Les petites ruelles, jonchées de maisons à un seul étage, sont très typiques de cette partie de l'Espagne et sont très pittoresques.

La ville, dotée d'une université, conserve d'importants vestiges historiques, comme les églises de Santiago (Saint Jacques) et San Pedro (Saint Pierre), la cathédrale, la porte de Tolède.

Musées

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  • Musée de Ciudad Real : il comprend deux sites : celui construit par Carlos Luca de Tena y Albear et inauguré en 1982 dans la rue del Prado, où se trouvent les sections de paléontologie et d'archéologie. Ses collections proviennent principalement de fouilles ayant mis au jour des vestiges ibériques et médiévaux sur la colline d'Alarcos, de la ville romaine de Sisapo (La Bienvenida (es)), des mosaïques romaines de l'alcázar de San Juan ou de la porte de l'ancienne synagogue de Ciudad Real. Les collections du Paléolithique proviennent principalement de dons de collections privées (Estanislao Rodríguez, Evaristo Martín et Margarito Expósito) et des sites archéologiques de la rivière Bullaque, de La Atalaya et d'Aldea del Rey. La collection des Beaux-Arts se trouve dans l'ancien couvent de La Merced[19].
Musée López-Villaseñor. Maison natale de Hernán Pérez del Pulgar.
  • Musée López Villaseñor : il abrite l'œuvre de Manuel López-Villaseñor, originaire de Ciudad Real, l'un des plus grands représentants de la peinture espagnole de la seconde moitié du XXe. Le bâtiment, datant du XIVe avec des ajouts du XVIIe, présente une façade ornée d'un portail Renaissance en pierre composé de deux colonnes ioniques, d'un balcon en fer forgé et des blasons de la famille Pérez del Pulgar ; le corps central est construit en forme de tour, et l'intérieur de la maison abrite une cour typiquement castillane. C'est dans cette maison qu'est né en juillet 1451 Hernán Pérez del Pulgar (es), surnommé « celui des exploits », militaire au service des Rois Catholiques. Dans sa jeunesse, il s'est illustré en défendant Ciudad Real contre les Calatrava et, lors de la guerre de Grenade, par l'exploit de l'Ave Maria, car lors d'un assaut nocturne sur Grenade, il parvint jusqu'à la porte de la Grande Mosquée et y cloua avec son poignard la prière de l'Ave María à titre de guerre psychologique contre eux ; il fut le chroniqueur de cette guerre. Plus tard, en Italie, aux côtés de Gonzalo Fernández de Córdoba, « le Grand Capitaine », et en tant que son lieutenant, ils réformèrent les tactiques de l'infanterie espagnole à Ceriñola, qui donneraient naissance aux célèbres tercios espagnols, invaincus pendant plus de 150 ans grâce à leurs enseignements.
  • Musée de Don Quichotte : musée consacré à la figure du chevalier Don Quichotte, personnage issu de l'œuvre de Cervantes. Il combine une exposition d'œuvres d'art liées au roman de Cervantes avec des installations multimédias modernes qui nous transportent au XVIe, dans l'ambiance d'une imprimerie de l'époque, en compagnie des personnages du roman, pour un véritable voyage dans le temps. Les spécialistes de l'œuvre de Cervantes disposent également d'un centre d'études et d'une importante bibliothèque consacrée à Don Quichotte.
  • Palais épiscopal / Musée diocésain : à l'intérieur du bâtiment du XIXe siècle qu'est le palais épiscopal se trouve le musée diocésain, où sont conservés le patrimoine artistique mobilier religieux mutilé, les livres de chœur du monastère d'Uclés de l'ancien Ordre de Saint-Jacques, des éléments liturgiques, ainsi que des œuvres de style roman, gothique et, surtout, baroque. On y expose également l'impressionnant char de la Semaine Sainte « La Santa Cena », œuvre de Faustino Sanz Herranz. Pendant la guerre civile, il devint le siège du Parti communiste d'Espagne de Ciudad Real et subit, lors des derniers épisodes du conflit, l'assaut des milices gouvernementales et de la CNT de Ciudad Real.
  • Musée-Archives historiques municipales Elisa Cendrero : il s'agit de la maison d'Elisa Cendrero y de Arias, datant de 1917, qui conserve la décoration typique de l'époque, évoquant l'atmosphère bourgeoise de la fin du XIXe, et à l'intérieur de laquelle se trouve le musée municipal. Ouvert, après sa restauration, en 2019.

Fêtes et traditions

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L'église de Santiago et le Cristo de las Penas en procession.
  • Carnavals. Déclarée d'intérêt touristique régional, la parade du dimanche de Piñata rassemble des dizaines de groupes et de chars de carnaval venus de toute l'Espagne (province de Ciudad Real, Badajoz, Madrid, etc.).
  • Semaine Sainte (es). Déclarée d'intérêt touristique national. Vingt-quatre confréries et trente-deux chars (pour la plupart portés selon le système des costal) défilent dans les rues de la ville, la cathédrale, la Plaza Mayor et le passage de la Merced étant les lieux les plus impressionnants et les plus beaux lors du passage des confréries.
  • Pèlerinage de la Vierge d'Alarcos. Elle a lieu le lundi de Pentecôte sur la colline d'Alarcos, à 8 kilomètres du centre-ville, et rassemble chaque année des milliers de fidèles.
Foule pendant La Pandorga.
  • Pandorga. Déclarée d'intérêt touristique régional. Elle se célèbre les trois derniers jours de juillet avec des concerts, des concours et des bals de rue. À l'origine, il s'agissait d'une offrande des fruits de la terre à la Vierge du Prado (es), patronne de la ville, qui avait lieu le 31 juillet. Le 30, on célèbre la très populaire « zurra », une limonade à base de vin, de jus de citron et de fruits, qui rassemble des milliers de personnes sur le champ de foire de la ville. Elle est devenue l'une des fêtes les plus fréquentées d'Espagne, rassemblant plus de 50 000 personnes et acquérant une renommée internationale.
  • Fêtes en l'honneur de la Vierge du Prado. Du 14 au 22 août. De nombreux concerts, concours et activités diverses rythment la vie de la ville pendant ces journées. Le 15 août est le « Día Grande » (le grand jour), avec la procession de la Vierge du Prado à laquelle participent des milliers de fidèles qui parcourent les rues de la ville pendant des heures. Le 22 août, jour de l’Octave, les fêtes s’achèvent par un feu d’artifice après la procession de l’Octave de la Vierge du Prado.

Patrimoine

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Architecture religieuse

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Cathédrale Notre-Dame-du-Prado.
  • Cathédrale Notre-Dame-du-Prado : à l'origine une chapelle romane. Selon la tradition, en 1088, la Vierge apparut à cet endroit aux habitants du hameau du Pozo de Don Gil. En 1531, l'église Santa María fut construite, ne conservant de l'ancienne chapelle romane que la porte sud, appelée « del Perdón ». L'impressionnante tour à quatre corps fut commencée au XVIIe et achevée au XIXe en raison du tremblement de terre de Lisbonne du XVIIIe. L'intérieur est à nef unique, ce qui en fait la seule cathédrale d'Espagne présentant ces caractéristiques, avec une pseudo-croisée très ornée de style gothique tardif. Mais ce qui donne sa personnalité et son cachet à la cathédrale, c'est son magnifique retable de 1616, œuvre du sculpteur Giraldo de Merlo et du peintre Juan de Hasten.
Église Saint-Pierre.
  • Église Saint-Pierre (es) : monument national par décret du 20 juillet 1974. Édifice gothique du XIVe siècle, commandé par les chevaliers de la Flor y Nata de Ciudad Real, il se distingue à l'extérieur par sa tour flamboyante et ses trois portes : la porte romane du Pardon, ainsi nommée car elle se trouve face à la prison de la Santa Hermandad, la porte de l'Ombre et la porte du Soleil. À l'intérieur, outre la distribution harmonieuse de l'espace et la forêt de colonnes des voûtes d'ogives, on remarque sans aucun doute les chapiteaux aux motifs singuliers, tels que des têtes d'hommes, des animaux ou des végétaux ; mais ce qui frappe le plus le visiteur, c'est la chapelle des Coca, qui abrite le gisement funéraire du chantre de la cathédrale de Coria et confesseur d'Isabelle Ire de Castille, Fernando Alonso de Coca, œuvre hispano-flamande du XVe présentant une ressemblance évidente avec le Doncel ; ainsi que les gisants de ses parents au sol et un retable en albâtre de la Vierge de Lorette. Pendant la période de la Guerre civile (1936-1939), cette église a servi d'entrepôt à grains. La chapelle de Jesús Nazareno, avec sa grille isabéline et sa voûte en étoile, mérite également d'être mentionnée.
Dragons de l'église de Santiago.
  • Église de Santiago (es) : église de la fin du XIIIe, c'est la plus ancienne qui soit conservée à Ciudad Real. À l'intérieur, véritable joyau de l'art roman rural tardif, on peut admirer dans la nef centrale un plafond à caissons de style mudéjar du XIVe orné de lacères et d'étoiles octogonales, commandé par le maître de Calatrava, Don Pedro Muñiz de Godoy. À l'extrémité de celui-ci, dans l'abside gothique centrale, sur la clé de voûte au-dessus du maître-autel, se trouve une fresque représentant huit dragons ; dans une chapelle latérale, celle du Christ de la Charité, les armoiries des Rois Catholiques et, dans l'autre, le blason de l'Ordre de Saint-Jacques du XVIe. Il convient de souligner la présence d'une fresque gothique dans la nef de l'Évangile représentant la messe de Saint Grégoire, ainsi que divers chapiteaux ornés de démons, de figures de pèlerins et de coquilles de Saint-Jacques dans les nefs latérales.
  • Couvent des Carmélites Déchaussées (es) (Monastère de Sainte-Isabelle et Saint-Antoine-Abbé des Révérendes Mères Carmélites Déchaussées de Ciudad Real): couvent et église de style Renaissance et baroque du XVIIe, il s'agissait à l'origine d'un monastère de l'Ordre de Montesa fait construire par Don Antonio Galiana y Bermúdez, chevalier de l'ordre de Montesa. En 1956, il fut occupé par des carmélites déchaussées.
Musée Couvent de la Merced.
  • Couvent des Mercédaires (es) : l'emblématique bâtiment de l'ancien couvent de la Merced, datant du XVIIe. C'est dans ce bâtiment que fut installé le premier lycée de la province. Il a été rénové en 2005 à l'occasion du IVe centenaire de Don Quichotte et abrite actuellement la collection des Beaux-Arts du Musée de Ciudad Real ainsi qu'une sélection d'art contemporain espagnol représentative des siècles XIXee-XXIee. Sur le côté se trouve le célèbre passage de la Merced (es)[20].
Porte du couvent des Dominicaines d'Altagracia.
  • Porte du couvent de Notre-Dame d'Altagracia des Dominicaines (es) : située actuellement sur la Ronda de Santa María, en face de l'emplacement où se trouvait autrefois la Porte de Santa María de la muraille médiévale de la ville. C'est le seul vestige qui subsiste de l'ancien couvent des Dominicaines, démoli en 1969 en raison de son état de délabrement avancé. Il a ensuite été décidé d'installer le portail de l'église du couvent comme monument sur l'un des ronds-points de la rocade qui entoure la ville, bien que la plupart de ses éléments d'origine aient été remplacés par des répliques.
  • Ermitage d'Alarcos (es) : de style gothique du XIIIe, il présente un plan en croix latine où se distingue la magnifique rosace à entrelacs située au pied. Il est divisé en trois nefs, séparées par dix piliers avec des colonnes adossées dont les chapiteaux alternent feuilles et têtes. Ce sanctuaire est dédié à la Vierge d'Alarcos. Il se trouve au sein du parc archéologique d'Alarcos, qui abrite des vestiges archéologiques datant tant de l'époque médiévale que de l'époque ibérique.

Architecture civile

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  • Porte de Tolède : monument national depuis 1915, magnifique exemple d'architecture militaire du XIVe, dont la construction fut ordonnée vers 1255 et achevée en 1328 par le roi Alphonse XI de Castille[21]. Soutenue par deux tours de chaque côté, elle comporte six arcs : les arcs extérieurs ogivaux reposent sur des demi-colonnes adossées, les arcs intermédiaires sont en fer à cheval et les arcs intérieurs sont de style gothique. À l'intérieur, deux travées voûtées d'arêtes séparées par l'espace dédié à la herse. À l'extérieur des remparts, au-dessus de l'arc ogival, un blason aux armoiries castillanes – châteaux et lions – et à l'intérieur, une inscription qui nous révèle qu'elle a pu être achevée à l'époque d'Alphonse XI en 1328. Récemment restaurée.
  • Torreón del Alcázar : Mal nommé « torreón », il s'agit en réalité de la porte d'accès à l'alcazar royal que fit construire le roi Alphonse X le Sage, et où mourut en 1275 son fils aîné, l'infant Ferdinand de la Cerda. Bien que fortement restauré, en grande partie reconstruit et dénaturé, c'est le seul vestige en surface de l'alcazar royal. Les autres vestiges conservés sont un fragment de mur avec des douves, une petite partie des galeries souterraines et un puits à glace à l'intérieur du collège Carlos Vázquez.
Casa del Arco.
  • Casa del Arco : premier hôtel de ville de Ciudad Real, il s'agit d'un bâtiment datant du XVe bien que la façade soit du XVIIIe ; il fut exproprié par les Rois Catholiques au rabbin juif Alvar Díaz afin d'accueillir le siège de la mairie de Ciudad Real, une situation qui perdura jusqu'en 1866. Il s'agit du plus ancien bâtiment administratif de Ciudad Real et de l'un des plus anciens de la province.
  • Mairie (es) : bâtiment datant de 1976 (non sans controverse), œuvre de l'architecte madrilène Fernando de Higueras. Son aspect particulier s'inspire du style néogothique, rappelant les mairies typiques des Pays-Bas. Elle est située sur la Plaza Mayor.
  • Casino : jusqu'en 2007, il abritait un conservatoire de musique. Il s'agit d'une construction de style classique réalisée par Sebastián Rebollar, dans laquelle se distinguent les moulures, en particulier celles de la salle de bal ornées de palmiers, de frises ou de formes végétales comme éléments décoratifs. On remarque également les magnifiques lustres de style Art déco ou la salle de salon ornée de motifs mythologiques. Les radiateurs sont conçus comme des meubles aux pieds courbes et à la décoration végétale.
  • Hôpital de la Miséricorde : aujourd'hui siège du rectorat de l'université de Castille-La Manche, c'est un bâtiment du XVIIIe que le cardinal Lorenzana fit construire pour servir de foyer d'accueil et d'enseignement des métiers aux femmes et aux personnes défavorisées, avec l'invasion française, il est devenu une caserne d'artillerie, fonction qu'il a remplie jusqu'à ce que, dans les années 90 du XXe, il soit cédé à l'université. Le bâtiment s'articule autour de deux grandes cours, avec une chapelle centrale (aujourd'hui salle de réception). Dans l'une des cours se trouve une porte de l'ancien quartier juif de la ville, datant du XIVe.
Portique du palais de Medrano.
  • Façade du palais de Medrano : on remarque son portail orné des armoiries des Treviño, datant du XVIe, ainsi qu'une élégante cour à colonnes. Il abrite aujourd'hui la délégation de la Junta de Comunidades de Castille-La Manche[22].
Députation provinciale.
  • Palais de la Députation provinciale (es) : il présente trois façades différentes, parmi lesquelles se distinguent la façade principale, surmontée des armoiries de la ville, et celle de la Merced, dotée d'une tribune à colonnes ioniques couronnée d'un fronton. À l'intérieur, il convient de contempler l'escalier principal, de style impérial, à double volée et surmonté d'une coupole, œuvre de la fin du XIXe de l'architecte Sebastián Rebollar et décoré par Ángel Andrade et Samuel Luna. Dans ses galeries, l'exposition permanente met en avant l'œuvre d'Ángel Andrade (es) ainsi que celle d'autres peintres et sculpteurs de la province.
  • Parc archéologique d'Alarcos : il se trouve à quelques kilomètres de la capitale de la Manche. On y trouve l'ermitage gothique d'Alarcos, ainsi que la partie médiévale du site avec le château et les vestiges de la bataille d'Alarcos (1195) ; sans oublier l'important et vaste site ibérique, dont le sanctuaire est particulièrement remarquable.

Jardins et parcs

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Jardins du Prado.
  • Les Jardins du Prado, situés au pied de la cathédrale Notre-Dame-du-Prado.
  • Le parc Gasset, où l'on peut profiter de longues promenades en écoutant le murmure de l'eau jaillissant des fontaines disséminées dans le parc.
  • Le parc El Pilar, situé près de la gare de l'AVE, est en cours de réhabilitation en raison de la négligence dont il a fait l'objet ces dernières années.
  • Le parc d'Atocha, un espace vert situé à proximité de l'université.
  • Le parc Juan Pablo II, sur les anciens terrains de la Renfe.
  • Le parc Reina Sofía, dans la partie nord-ouest de la ville, adjacent au lycée IES Hernán Pérez del Pulgar et proche du séminaire.
  • Le parc Puerta de Toledo ou Antonio Gascón, adjacent au cimetière de la ville et à la Ronda de Toledo.
  • Le parc des Poètes, sur la route de Tolède.
  • Le parc Obispo Echevarría, à l'ouest de la ville.
  • Le parc College Station, au nord de la Ronda.

Aire protégée

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Le BM Ciudad Real était l'une des meilleures équipes de handball des années 2000.
Handball

Le BM Ciudad Real, club de handball de la ville, était l'une des meilleures équipes d'Europe dans les années 2000, remportant notamment cinq championnats d'Espagne (2004, 2007, 2008, 2009 et 2010) et trois Ligues des champions (2006, 2008 et 2009). En 2011, le club est transféré à Madrid et devient le BM Atlético de Madrid, avant de disparaître en 2013 pour des raisons financières.

De plus, la ville a été l'une des deux villes hôtes du Championnat d'Europe masculin de handball 1996, dont la demi-finale qui voit l'Espagne s'imposer face à la RF Yougoslavie.

Cyclisme sur route

La ville a accueilli plusieurs étapes du Tour d'Espagne :

Villes jumelées

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Ciudad Real a signé des accords de jumelage avec plusieurs villes à travers le monde.

Anecdotes

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Pendant la guerre civile espagnole (1936-1939), la ville resta sous le contrôle des forces fidèles au gouvernement républicain et certains la rebaptisèrent « Ciudad Leal », « Ciudad Libre » ou « Ciudad Libre de La Mancha », avant qu'elle ne reprenne son nom « monarchique » avec la victoire des nationalistes et l'instauration de la dictature franquiste.

Personnalités liées à la ville

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Galerie

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Vue de la Plaza Mayor de Ciudad Real au crépuscule, par une froide soirée d'octobre 2010.
Porte de Tolède.

Bibliographie

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Notes et références

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  1. Source : Mairie de Ciudad Real.
  2. A. Ruiz, « Ciudad Real n'est pas seulement la capitale de La Mancha, mais aussi celle des volcans », sur Lanza, .
  3. « Lieux d'intérêt de la commune », sur Mairie de Ciudad Real
  4. (es) « Histoire », sur Office du tourisme. Mairie de Ciudad Real (consulté le ).
  5. Cañizares et al. 2009, p. 97.
  6. (es) « AEMET OpenData », sur aemet.es
  7. (es) « Données de l'Agence nationale de météorologie : valeurs extrêmes à la station météorologique de Ciudad Real. », sur aemet.es
  8. Joseph Pérez, La révolution des « Comunidades » de Castille (1520-1521), Institut d'études ibériques et ibéro-américaines de l'Université de Bordeaux,
  9. blog.infotourisme.net - insolite-et-si-vous-achetiez-un-aeroport
  10. 1 2 Marianne N°785-786 de mai 2012
  11. Chiffre de 2010 / blog.infotourisme.net
  12. 20minutes.fr du 04/10/2013 - L'aeroport ciudad real à vendre
  13. (es) LaInformacion, « L'aéroport de Ciudad Real renaît grâce aux jets privés de chasseurs et d'hommes d'affaires », sur La Información, (consulté le ).
  14. « Copie archivée » [archive].
  15. Lignes de bus urbains de Ciudad Real.
  16. « Données et statistiques sur l'utilisation des transports publics à Ciudad Real », Indice des transports publics de Moovit (consulté le ) Le contenu a été copié à partir de cette source, disponible sous une licence Creative Commons Attribution 4.0 internationale.
  17. (es) Ministère de l'Intérieur, « Mapa Electoral », sur infoelectoral.interior.gob.es (consulté le ).
  18. (es) Ministère de la Politique territoriale, « Alcaldes y Concejales », sur mpt.gob.es (consulté le ).
  19. Musée de Ciudad Real. Répertoire des musées et collections d'Espagne. Ministère de l'Éducation, de la Culture et des Sports. Consulté le 08/10/2013.
  20. Bâtiments d'intérêt historique et artistique. Ciudad Real : Mairie de Ciudad Real ; 1994.
  21. Antonio José Martín, « La Puerta de Toledo de Ciudad Real | Ciudad Real Cultural », modèle:date2
  22. Martín de Consuegra Gómez AJ. Palais de Medrano. Ciudad Real monumentale. Consulté le 09/10/2012.

Voir aussi

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Liens externes

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