Jacques Bens

poète français (1931–2001)

Jacques Bens, né le à Cadolive (Bouches-du-Rhône) et mort le à Bédoin (Vaucluse), est un écrivain et poète français, membre de l'Oulipo.

Jacques Bens
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Biographie
Naissance
Décès
Nationalité
Formation
Lycée Périer de Marseille
Université d'Aix-Marseille (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Activité
Parentèle
Célestin Freinet (beau-père)Voir et modifier les données sur Wikidata
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Biographie

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Cadolive, où est né Jacques Bens.

Né de parents instituteurs dans les Bouches-du-Rhône, à Cadolive, « dans un de ces vallons obscurs qui séparent la chaîne de l'Étoile du Regagnas […] quand la poussière des puits de mines en endeuillait encore les fleurs[1] », Jacques Bens passe son enfance et sa jeunesse à Marseille, où ses études supérieures en zoologie se trouvent interrompues en 1951 pour raisons de santé.

Il se marie à Madeleine Freinet, fille unique d'Elise et Célestin Freinet. Devenu le gendre de celui-ci, il collabore au Mouvement de l'École moderne et travaille à la Coopérative de l'enseignement laïc (CEL).

Dataire du Collège de 'Pataphysique il est membre cofondateur de l'Oulipo, participe le , avec Claude Berge, Jacques Duchateau, François Le Lionnais, Jean Lescure, Raymond Queneau et Jean Queval à la première de ses réunions, dont il est nommé définitivement secrétaire provisoire. De 1960 à 1963, il travaille, sous la direction de Queneau, à l'Encyclopédie de la Pléiade.

En 1963, Bens retourne dans les Alpes-Maritimes où il est chargé de divers travaux d'édition, puis des relations avec la presse du Théâtre de Nice (1972-1975). En 1975, il revient en région parisienne et s'installe dans une petite maison avec jardin à Limours (Essonne) où il écrira de nombreux recueils de nouvelles et recevra ses amis de l'Oulipo.

Il participe au Panorama de France Culture de Jacques Duchateau ainsi qu'à d'autres émissions, comme celle de Bertrand Jérôme Des Papous dans la tête. Il a longtemps tenu la rubrique des mots croisés de L'Express, de L'Événement du jeudi et de Lire.

Il est l'un des membres fondateurs du Syndicat des écrivains de langue française (SELF).

Entre 1980 et 1991, il est secrétaire général de la Société des gens de lettres. Lorsqu'il y cède sa place à Georges-Olivier Châteaureynaud, il repart dans le Sud et s'installe au pied du mont Ventoux, à Bédoin.

Ouvrages

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Jacques Bens a lui-même rassemblé ses livres sous différentes sections : « prose rimée » (poésies), « prose romanesque » (romans), « prose méditative » (réflexions), « prose didactique » (essais), « prose dramatique » (théâtre et radio) et « prose secrétariale » (séances de l'Oulipo). Il est également l'auteur de l'introduction du recueil des œuvres pédagogiques de son beau-père, Célestin Freinet[2].

« Prose rimée » (poésies)

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  • Chanson vécue, collection Métamorphoses, Gallimard, 1958, 104 p. (Prix Fénéon)
  • 41 sonnets irrationnels, Gallimard, 1962
  • Le Retour au pays, Gallimard, 1966
  • Métagrammes, h. c., 1967
  • Petites prophéties populaires, h. c., 1968
  • Onzains incertains, texte autographié, Éditions de l'Orycte, Paris, 1978, 25 p.
  • De l'Oulipo et de la Chandelle verte, poésies complètes, préface de Jacques Roubaud, édition de François Caradec, Gallimard, 2004 (ISBN 2070770311)

« Prose romanesque » (romans et nouvelles)

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Ornithogalum umbellatum ou Dame d'onze heures, dont Jacques Bens a fait le titre d'un de ses livres en 1994.
  • Valentin, Gallimard, 1958
  • La Plume et l'ange, Gallimard, 1959
  • Sept jours de liberté, nouvelles, Gallimard, 1962
  • La Trinité, Gallimard, 1965
  • Adieu Sidonie, Gallimard, 1969
  • Rouge grenade, Grasset, 1976 (ISBN 224600361X)
  • Rendez-vous chez François, Bibliothèque oulipienne, 1979
  • Le Pain perdu, avec vingt eaux-fortes de Proscynska, chez l'artiste, 1979 ; Julliard, 1995
  • Cinq châteaux de cartes, coll. « Arc-en-Poche », Nathan, 1983 (prix Jean-Macé)
  • Gaspard de Besse, Ramsay, 1986 (Goncourt du récit historique)
  • Nouvelles des enchanteurs, Ramsay, 1988 (ISBN 2-85956-685-6) (BNF 34943943)
  • Nouvelles désenchantées, Seghers, 1990, 224 p. (Goncourt de la nouvelle) (ISBN 2232102637)
  • Les Dames d'onze heures, Julliard, 1994, 168 p. (ISBN 2260001041)
  • La Belle Étoile, Atelier du Gué, 1997
  • Lente sortie de l'ombre, Stock, 1998

« Prose méditative » (réflexions)

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  • Pense-bête, h. c., 1975
  • La Cinquantaine à Saint-Quentin, Seghers, 1989
  • Quarante-neuf questions pour essayer de comprendre le monde, Les Guère Épais, Plurielle, 1997
  • 12 maximes fin de siècle, Atelier-Musée Livre & Typographie, s. d., 2000

« Prose didactique » (essais)

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« Prose dramatique » (théâtre et radio)

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« Prose secrétariale » (séances de l'Oulipo)

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  • Oulipo, 1960-1963, Christian Bourgois, 1980 ; L'Oulipo, Genèse de l'Oulipo, 1960-1963, édition revue et augmentée, présentée par Jacques Duchateau, Le Castor Astral, 2005 (ISBN 2859205934)
  • La Cuisine en jeux, Zulma, 1998
  • Mots croisés I et II, Zulma, 1999

Publication posthume

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  • Jacques Bens, textes inédits [Raymond Queneau et la littérature potentielle, Pour une potentialité nouvelle], dans Cahiers Raymond Queneau, Association des amis de Valentin Brû, éditions Calliopées, Clamart, 2011, p. 49-64

Notes et références

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  1. Les Dames d'onze heures, p. 40.
  2. Œuvres pédagogiques de Célestin Freinet, Seuil, 1994.

Pour approfondir

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Bibliographie

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  • Camille Bloomfield, « Un Oulipo potentiel : quand Queneau corrige Bens », dans Ouvroirs, Revue d'études sur Raymond Queneau, no 56-57, Association des amis de Valentin Brû, , p. 43-56.
  • Marc Lapprand, Christophe Reig (éds), Jacques Bens. Mémoires d’un « vieux crocodile » – Correspondance (1952-2001). Paris, éditions Honoré Champion, 2022.

Articles connexes

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Liens externes

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