Jacques Kalisz
Jacques Kalisz (Jacob Kalisz), né le à Minsk Mazowiecki en Pologne et décédé le dans le 15e arrondissement de Paris[1], est un architecte français.
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École nationale supérieure des beaux-arts (jusqu'au ) |
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Parti communiste français (à partir de ) |
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Biographie
modifierIl émigre en France avec sa famille dans les années 1930. Il est le fils de Sana Kalisz, marchand de chiffons au marché de la porte des Lilas[2]. Sana Kalisz est né le 25 mai 1902 à Minsk Mazowiecki en Pologne. Il est déporté par le Convoi No. 6, en date du 17 juillet 1943 de Pithiviers vers Auschwitz. Sa dernière adresse est au 18 passage de Ménilmontant, dans le 11e arrondissement de Paris[3].
Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, au cours de laquelle son père meurt en déportation en Allemagne, il étudie l'architecture à l'École des beaux-arts de Paris, où il suit les cours d'André Wogenscky et d'Édouard Albert.
Il participe, avant même d'avoir obtenu son diplôme, au mouvement novateur et pluridisciplinaire de l'AUA - atelier d'urbanisme et d'architecture, pépinière des talents de la ceinture rouge, dont il fut membre de 1963 à 1972.
Sa première réalisation majeure fut le centre administratif de Pantin. Le bâtiment, situé le long du canal de l'Ourcq et achevé en 1972, est resté comme l'un des meilleurs exemples de l'architecture dite "brutaliste".
Antoinette Robain et Claire Guieysse, l'une venant de chez Christian Hauvette, l'autre de chez Jean Nouvel, furent choisies comme architectes pour reprendre l'œuvre de Jacques Kalisz, et le transformer en Centre national de la danse (bâtiment inauguré en 2004). La rénovation reçoit la même année le prix de l'Équerre d'argent.
Principales réalisations
modifier- École d'architecture de Nanterre, 1968[4]
- piscine d'Aubervilliers, 1969[4]
- cité République (« cité Lénine »), 1969, Aubervilliers[4],[5]
- centre administratif de Pantin, 1972, devenu le Centre national de la danse[4]
- collège Jean-Vilar (La Courneuve), 1973
- patinoire olympique d'Albertville[4]
- Foyer Maurice Ravel (1978)[6]
- médiathèque de Choisy-le-Roi, 1982, devenue Cité des métiers
- centre administratif de Saint-Quentin-en-Yvelines
- les grands projets de logements à Saint-Omer et Nanterre[4]
- maison de cure La Collégiale, Paris 5e arr., 1985
- lycée professionnel Galilée, 28 rue de Patay, Paris 13e arr., 1985[7]
- stade Gabriel-Montpied, Clermont-Ferrand, 1995
Distinctions
modifier- chevalier de l'ordre national du Mérite[réf. nécessaire]
- chevalier des Arts et des Lettres[réf. nécessaire]
- Élu en 1992 membre de l'Académie d'architecture au siège d'André Mornet
Notes et références
modifier- ↑ Relevé des fichiers de l'Insee
- ↑ KALISZ Jacques. maitron.fr.
- ↑ Voir, Klarsfeld, 2012.
- 1 2 3 4 5 6 Institut français d’architecture, « Fiche descriptive. Fonds Jacques Kalisz (1926-2002). » (consulté le ) Voir également les photos et les plans.
- ↑ Atlas du patrimoine de Seine-Saint-Denis, « Cité Lénine, cité République ou cité Potemkine » (consulté le )
- ↑ « Foyer Maurice Ravel », sur docomomo.fr (consulté le )
- ↑ « Les 40 lycées franciliens labellisés », p. 57.
Bibliographie
modifier- Serge Klarsfeld. Le Mémorial de la déportation des Juifs de France. Beate et Serge Klarsfeld: Paris, 1978. Nouvelle édition, mise à jour, avec une liste alphabétique des noms.FFDJF (Fils et Filles des Déportés Juifs de France), 2012.
Liens externes
modifier- Archives conservées par : Institut français d'architecture (376 Ifa, KALJA, FRAPN02_KALJA)
- Ressources relatives aux beaux-arts :
- Ressource relative à la vie publique :
- Ressource relative à l'architecture :
- Kalisz, Jacques (06/09/1926 - 05/03/2002) sur AGORHA
- Fiche de Jacques Kalisz sur le site de la Cité de l'architecture et du patrimoine.