Godefroy Cavaignac (homme politique)

homme politique, député de Saint-Calais, ministre de la Marine et des Colonies , ministre de la Guerre, collaborateur à la « Revue historique » et à la « Revue des deux mondes »

Jacques Marie Eugène Godefroy Cavaignac, né le à Paris et mort le dans son château d'Ourne à Flée, est un homme politique français, plusieurs fois ministre sous la IIIe République.

Godefroy Cavaignac
Illustration.
Godefroy Cavaignac photographié par Nadar.
Fonctions
Ministre de la Guerre
–
(2 mois et 8 jours)
Gouvernement Brisson II
Prédécesseur Jean-Baptiste Billot
Successeur Émile Zurlinden
–
(5 mois et 22 jours)
Gouvernement Bourgeois
Prédécesseur Émile Zurlinden
Successeur Jean-Baptiste Billot
Ministre de la Marine et des Colonies
–
(10 ans, 4 mois et 15 jours)
Gouvernement Loubet
Prédécesseur Édouard Barbey (Marine)
Jules Roche (Colonies)
Successeur Auguste Burdeau
Sous-secrétaire d'État à la Guerre
–
(8 mois et 11 jours)
Gouvernement Brisson II
Prédécesseur Jean Casimir-Perier
Député français
–
(23 ans, 6 mois et 29 jours)
Élection 26 février 1882
Réélection 4 octobre 1885
22 septembre 1889
20 février 1893
8 mai 1898
27 avril 1902
Circonscription Sarthe
Législature IIIe, IVe, Ve, VIe, VIIe et VIIIe (Troisième République)
Groupe politique Union républicaine (1882-1889)
Républicain nationaliste (1902-1905)
Prédécesseur Anselme Rubillard
Successeur Maurice Ajam
Conseiller général de la Sarthe
–
(18 ans)
Circonscription Canton de La Chartre-sur-le-Loir
Prédécesseur M. Cornilleau
Successeur Marcel Ernous
Maire de Flée
–
(24 ans)
Prédécesseur Charles Jarry
Successeur Eugène Cavaignac
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Ancien 1er arrondissement de Paris
Date de décès (à 52 ans)
Lieu de décès Flée
Sépulture Cimetière de Montmartre à Paris
Nationalité Française
Père Louis Eugène Cavaignac
Enfants Eugène Cavaignac
Famille Famille Cavaignac
Profession Militaire, ingénieur des ponts et chaussées

Biographie

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De l'armée à la politique

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Fils du général Cavaignac, il fait ses études au lycée Charlemagne à Paris. À l'âge de 17 ans, il est engagé volontaire dans la guerre de 1870, pendant laquelle il obtient la médaille militaire. Admis à l'École polytechnique en 1872, il en sort parmi les premiers et devient ingénieur des ponts et chaussées. Licencié en droit, il est nommé ensuite maître des requêtes au Conseil d'État.

Élu député de la Sarthe en 1882 sous l'étiquette républicaine, il est nommé sous-secrétaire d'État à la Guerre du premier gouvernement Brisson en 1885. Il se prononce en faveur de l'expédition du Tonkin pendant la guerre franco-chinoise et vote pour les poursuites contre le général Boulanger[1].

Cavaignac et l'affaire Dreyfus

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Le nom de Jacques Godefroy Cavaignac reste attaché à l'Affaire Dreyfus. Nommé ministre de la guerre dans le gouvernement Brisson II, il s'oppose à la révision du procès et se range dans le camp antidreyfusard, défendant les valeurs de l'armée. C'est à son propos que Zola prononce ces mots : « Les Cavaignac se suivent mais ne se ressemblent guère. »

Le , Cavaignac lit à la Chambre des députés une lettre qu'aurait interceptée le colonel Henry, adressée par l'attaché militaire italien Alessandro Panizzardi au diplomate allemand von Schwartzkoppen, et qui est censée prouver incontestablement la culpabilité de Dreyfus. Mais son officier d'ordonnance, le commandant Louis Cuignet, découvre rapidement que ce document est un faux grossier.

Cavaignac convoque alors, le , le colonel Henry qui lui avoue avoir « voulu arranger les choses » en fabriquant ce qui devient le fameux « faux Henry ». Après le suicide du colonel, le scandale se poursuit. Le chef du gouvernement Henri Brisson accepte la demande de révision du procès Dreyfus. Opposé à cette initiative, Cavaignac démissionne le . Il est remplacé par deux autres généraux qui démissionnent à leur tour, entraînant la chute du gouvernement Brisson.

Malgré cet épisode, Cavaignac, bien que non-candidat, obtient 23 voix de parlementaires à l’élection présidentielle de 1899.

Figure emblématique du nationalisme de droite à la fin du XIXe siècle, Cavaignac est également un membre important de la Ligue de la patrie française, un proche de l'Action française et le président du groupe parlementaire des Républicains nationalistes.

Famille et vie privée

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La tombe de la famille Cavaignac au cimetière de Montmartre.

Il est le père de quatre enfants dont Henriette Dardenne, l'historien Eugène Cavaignac (1876-1969), et Antoinette Cavaignac qui épouse le général Charles Mangin.

Il est inhumé dans le caveau familial au cimetière de Montmartre à Paris.

Distinctions

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Détail des mandats et fonctions

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Au gouvernement

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À la Chambre des députés

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Au niveau local

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  • Maire de Flée ( - )
  • Conseiller général de la Sarthe du canton de La Chartre-sur-le-Loir ( - )
    • Président de l'Assemblée départementale en

Publications

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  • Note sur les rapports de l'État avec les compagnies de chemins de fer en Angleterre, Paris : Dunod, 1879
  • La Commission des Chemins de fer en Angleterre deuxième article, Paris : Dunod, 1880
  • L'État et les Tarifs de chemins de fer, Paris : Gauthier-Villars, 1882
  • L'État social en Prusse jusqu'à l'avènement de Frédéric-Guillaume III, 1797, Paris, 1890
  • La Formation de la Prusse contemporaine 1, Les origines, le Ministère de Stein (1806-1808), G. Cavaignac, Paris : Hachette, 1891
  • La Formation de la Prusse contemporaine, 2e ed., Paris : Hachette, 1891-1898
  • Le Ministère Altenstein-Dohne et la rentrée de Hardenberg (1809-1810), Paris, 1894
  • Pour l'impôt progressif, Paris : A. Colin, 1895
  • La Campagne nationaliste (1900-1902), conférences de Jules Lemaître et Godefroy Cavaignac en province, Paris : L. Michaud, 1902
  • Deux Discours-programmes de M. Jules Lemaître et de M. Godefroy Cavaignac, Paris : La Patrie française

Notes et références

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  1. ↑ Source : Assemblée nationale, Base de données historique sur les anciens députés.

Bibliographie

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Voir aussi

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