Jacques Pernet

haut-fonctionnaire français (1911-2002)

Jacques Pernet, né le à Besançon et mort le à La Rochelle, est un militaire, résistant et haut fonctionnaire français, Compagnon de la Libération.

Jacques Pernet
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Fonctions
Sous-préfet des Sables-d'Olonne
Secrétaire général de la préfecture des Côtes-d'Armor (d)
-
Sous-préfet de Saint-Jean-de-Maurienne
-
Biographie
Naissance
Décès
Sépulture
Nom de naissance
Jacques Charles Jean PernetVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Allégeance
Activités
Fonctionnaire, militaire, résistantVoir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Arme
Conflit
Grade
Distinction

Biographie

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Jeunesse et formation

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Jacques Pernet naît le , à Besançon, d'un père officier des Haras[1]. Après ses études, il travaille au comptoir national d'escompte de Paris où il est inspecteur des agences coloniales et étrangères[2]. En 1937, il effectue son service militaire au sein du 9e régiment de zouaves à Alger[3].

Seconde Guerre mondiale

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Lors de la mobilisation de 1939, il est affecté au 225e régiment d'infanterie avec le grade d'aspirant[2]. À l'issue de la bataille de France, refusant la défaite, il s'enfuit vers l'Angleterre et s'engage dans les forces françaises libres le [2]. Promu lieutenant, il rejoint alors les rangs de la 13e demi-brigade de Légion étrangère (13e DBLE) avec laquelle il participe à l'expédition de Dakar en [4]. Après la campagne du Gabon en octobre et novembre suivants, il part pour l'Érythrée où, pendant la campagne d'Afrique de l'Est, il prend part à la bataille de Keren[2]. Il combat ensuite lors de la campagne de Syrie en puis pendant la guerre du désert où il est engagé dans la bataille de Bir Hakeim en mai et [2]. Lors de cette dernière, au moment de l'attaque menée par la division italienne Ariete le , son commandement efficace permet à sa section de mettre hors de combat et de capturer un grand nombre d'ennemis[2]. Le , à la fin de cette même bataille, il participe activement au succès de l'évacuation du poste en protégeant la colonne française et en faisant un grand nombre de prisonniers ennemis[2].

Après une période de repos à Alexandrie, Jacques Pernet et la 13e DBLE combattent dans la région d'El-Alamein[2]. Lors d'une action à Nag Rala le , il prend le commandement de sa compagnie à la suite de la grave blessure de son capitaine[3]. Après un séjour à Tobrouk, la 13e DBLE stationne en Tunisie à partir d' et s'y entraîne en vue d'un débarquement en Italie[2]. Promu capitaine, il s'illustre lors de la campagne d'Italie, notamment le où lors des combats de Monte Leucio, il repousse au corps-à-corps trois attaques ennemies[2].

Après-Guerre

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Après le conflit, Jacques Pernet s'engage dans une carrière administrative[3]. D'abord Sous-préfet de Savoie, il devient ensuite directeur de l'administration générale au ministère des anciens combattants[2]. En 1961, il est nommé Directeur-général de l'Office national des combattants et des victimes de guerre et est parallèlement membre du conseil de l'Ordre de la Libération à partir de 1969[5],[2].

Jacques Pernet meurt le à La Rochelle et est inhumé à La Roche-Canillac en Corrèze[3].

Décorations

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Références

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  1. « Acte de naissance de Jacques Pernet - 1E913/410 », sur Archives de la ville de Besançon
  2. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 Vladimir Trouplin, Dictionnaire des Compagnons de la Libération, Elytis, (ISBN 2-356-39033-2)
  3. 1 2 3 4 « Biographie - Ordre National de la Libération »
  4. Jean-Christophe Notin, 1061 compagnons : Histoire des Compagnons de la Libération, Éditions Perrin, (ISBN 2-262-01606-2)
  5. « Décret du 3 août 1961 - Nomination de Jacques Pernet - Direction Générale de l'Office des Anciens Combattants », sur LégiFrance, journal officiel du 4 août 1961

Voir aussi

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Bibliographie

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Articles connexes

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Liens externes

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