James Schwarzenbach
James Schwarzenbach, né le à Rüschlikon et décédé le à Saint-Moritz, est un homme politique suisse , membre de l'Action nationale, puis du Mouvement républicain.
| James Schwarzenbach | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Conseiller national | |
| – | |
| Biographie | |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Rüschlikon |
| Date de décès | (à 83 ans) |
| Lieu de décès | Saint-Moritz |
| Parti politique | Démocrates suisses/Action Nationale/Mouvement républicain |
| Distinctions | Ordre d'Isabelle la Catholique |
| Religion | catholicisme |
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Biographie
modifierJames Schwarzenbach nait le à Rüschlikon dans une famille de la haute bourgeoisie de Zurich[1]. Il est éduqué par des précepteurs avant de rentrer au Lyceum Alpinum de Zuoz. Il étudie ensuite l'histoire à l'Université de Zurich et à l'Université de Fribourg. Il obtient un doctorat en 1940[1].
Protestant, il se convertit au catholicisme et dès 1947, il dirige les éditions Thomas à Zurich, qui diffusent des idées antisémites[1],[2]. Il publie un best seller intitulé sur Victor Kravtchenko, un fonctionnaire soviétique[1] et entame une tournée de conférence anticommunistes[1].
Il collabore ensuite à divers journaux (Zürcher Woche, Rhenischer Merkur et der Republikaner). Il publie plusieurs ouvrages historiques et biographiques : François Mauriac, der Dichter zwiespaltigen Lebens, Im Kampf gegen den Bedrucker, Dolch oder Degen, Der Regimentsarzt et Belle époque. Il est major de l'armée suisse.
Dans sa jeunesse, James Schwarzenbach est membre du Front national un parti politique suisse fasciste[1]. En 1967, il est le seul élu de l'Action nationale au Conseil national, la chambre basse du parlement suisse. Il lance une initiative populaire contre l'emprise étrangère xénophobe[1] afin de limiter le nombre d'étrangers en Suisse[1] qui est rejetée le par 654 844 voix (54 %) contre 557 517 (46 %) alors que tous les partis, toutes les associations patronales et syndicales et tous les corps constitués étaient contre[2].
Aux élections fédérales de 1971, 7 élus de son Mouvement républicain (de) sont élus au Conseil national ainsi que 4 membres de l'Action nationale[3] avec laquelle il se brouille[1], mais il préside tout de même le groupe parlementaire réunissant les 11 députés de ces deux formations pendant quatre ans.
Il siège au Conseil national jusqu'en . Il se retire ensuite à Saint-Moritz (Grisons). Il publie une autobiographie intitulée Im Rücken das Volk[1].
Publications
modifier- François Mauriac, der Dichter zwiespaltigen Lebens
- Im Kampf gegen den Bedrucker
- Dolch oder Degen
- Der Regimentsarzt
- Belle époque
Bibliographie
modifier- (de) Thomas Buomberger, Kampf gegen unerwünschte Fremde : Von James Schwarzenbach bis Christoph Blocher, Zurich, Orell Füssli, , 304 p. (ISBN 3-280-06017-6).
- (de) Isabel Drews, « Schweizer erwache ! » : der Rechtspopulist James Schwarzenbach (1967 - 1978), Frauenfeld - Stuttgart - Vienne, Huber, coll. « Studien zur Zeitgeschichte » (no 7), , 314 p. (ISBN 3-7193-1380-8).
- (de) Angelo Maiolino, Als die Italiener noch Tschinggen waren : Der Widerstand gegen die Schwarzenbach-Initiative, Zurich, Rotpunkt, , 287 p. (ISBN 978-3-85869-463-8).
Notes et références
modifier- 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 Susanne Peter-Kubli:, « Schwarzenbach, James »
, sur hls-dhs-dss.ch, (consulté le ) - 1 2 Jo Excoffier (journaliste), « L'emprise étrangère », Télévision suisse romande), RTS archives « Temps présent », (lire en ligne [vidéo])
- ↑ (de) Von Gian Hedinger und Daria Wild, « SVP und Rechtsextreme: Neue Freunde, alte Liebe », sur www.woz.ch, (consulté le )
Liens externes
modifier- Ressources relatives à la vie publique :
- Notices dans des dictionnaires ou encyclopédies généralistes :
- Entretien avec James Schwarzenbach, une vidéo du tirée des archives de la Radio Télévision Suisse (RTS)
- Fonds James Schwarzenbach aux Archives sociales suisses
