Jane Morris

couturière et muse anglaise
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Jane Morris (née Burden le à Oxford et morte le à Bath) est une couturière du mouvement Arts and Craft et un modèle anglais qui incarne, tout comme Elizabeth Siddal, l'idéal de beauté de la fraternité préraphaélite.

Jane Morris
Jane Morris, née Burden 1865.
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 74 ans)
BathVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Cimetière de l'église St. George (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Fratrie
Elizabeth Burden (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Conjoint
William Morris (de à )Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfants
Jane Alice Morris (en)
Mary MorrisVoir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Mouvement

Elle est le modèle et la muse de William Morris, qu'elle épouse, et de Dante Gabriel Rossetti, qui aurait été son amant[1].

Biographie

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Famille

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Jane Burden est la fille de Robert Burden, palefrenier, et d'Ann Maizey, domestique ou blanchisseuse. À sa naissance, ses parents vivent à St Helen's Passage, dans la paroisse de St Peter-in-the-East, près de Holywell Street à Oxford, un lieu désormais commémoré par une plaque bleue[2],[3]. Sa mère, Ann, est illettrée et est probablement venue à Oxford comme domestique. On sait peu de choses de l'enfance de Jane Burden, mais elle fut certainement marquée par la pauvreté[4].

Rencontre avec les pré-raphaélites

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En octobre 1857, Jane Burden et sa sœur Elizabeth, surnommée Bessie, assistent à une représentation de la Drury Lane Theatre Company à Oxford. Jane Burden est remarquée par Dante Gabriel Rossetti et Edward Burne-Jones, membres d'un groupe d'artistes réalisant les fresques de l'Oxford Union (en), inspirées des légendes arthuriennes. Subjugués par sa beauté, ils lui proposèrent de poser pour eux. Jane Burden pose principalement pour Rossetti comme modèle pour la reine Guenièvre et ensuite pour William Morris, qui travaille sur une peinture de chevalet, La Belle Iseult, désormais exposée à la Tate Gallery[5]. Pendant cette période, Morris tombe amoureux de Jane Burden et ils se fiancent, bien qu'elle ne soit apparemment pas amoureuse de lui[6].

Elle devient une brodeuse habile, autodidacte en techniques de broderie anciennes[7], et est renommée pour ses propres broderies par la suite[8].

Jane Burden et William Morris se marient à Oxford le [5].  Le couple déménage ensuite dans une maison quasi-médiévale la Red House à Bexleyheath, dans le Kent[9]. Ils y ont deux filles : Jane Alice Morris, dite « Jenny », née en , et Mary « May » Morris, née en [10].

La famille s'installe ensuite au 26 Queen Square à Londres, dans un appartement qu'ils partagent avec la firme de design Morris, Marshall, Faulkner & Co., puis ils déménagent plus tard à Kelmscott House à Hammersmith qui sert de résidence principale[5]. Bien que Jane, ses filles Jenny et May, et sa sœur Bessie aient toutes supervisé et brodé pour Morris & Co., le crédit pour les dessins est attribué à William Morris lui-même « dans l'intérêt du succès commercial »[7]. Les trois panneaux brodés représentant les femmes illustres des œuvres de Geoffrey Chaucer et Alfred Tennyson, aujourd'hui conservés au château Howard, sont réalisés par Jane et Bessie dans les années 1880[7].

En 1871, William Morris et Dante Gabriel Rossetti louent ensemble Kelmscott Manor, situé à la frontière du Gloucestershire, de l'Oxfordshire et du Wiltshire. William Morris part pour l'Islande, laissant à son épouse et à Rossetti le soin d'aménager la demeure et d'y passer l'été[5].  Jane Morris est une proche de Rossetti, dont elle devient l'une des muses de prédilection. Leur liaison amoureuse aurait débuté à la fin des années 1860 et perdure, sous diverses formes, jusqu'à la mort de l'artiste en 1882. Unis par un lien affectif profond, elle inspire à Rossetti aussi bien sa poésie que certaines de ses meilleures peintures. Toutefois, lorsqu'elle découvre la dépendance de ce dernier à l'hydrate de chloral, un sédatif pour soigner ses insomnies, elle prend ses distances mais ils restent en contact jusqu'au décès de Rossetti en 1882[11].

En 1883, Jane Morris rencontre le poète et militant politique Wilfrid Scawen Blunt lors d'une réception donnée par son amie proche, Rosalind Howard[5]. Une attirance immédiate semble s'être produite entre eux. Au plus tard en 1887, ils étaient devenus amants[12].

Quelques mois avant sa mort, elle achete Kelmscott Manor afin de garantir l'avenir de ses filles. Toutefois, elle n'y retourne pas après son acquisition. Jane Morris meurt le 26 janvier 1914, lors d'un séjour au 5 Brock Street, à Bath. Elle est inhumée dans le cimetière de l'église Saint-George, à Kelmscott[5].

Jane Morris par Evelyn De Morgan en 1904.

Œuvres inspirées par Jane Burden

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Peintures de Jane Morris par Dante Gabriel Rossetti
Des photographies de Jane Burden par Rossetti sont visibles sur les archives Rossetti.
Par William Morris
Par Edward Burne-Jones
Par Evelyn De Morgan
  • Portrait de Jane Morris, 1904.

Références

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  1. Anne Besson, Fantasy - BnF, « William Morris, l’écrivain aux mille visages » Accès libre, sur fantasy.bnf.fr (consulté le )
  2. (en) Nicola Lisle, « Cinderella story and others », Oxfordshire Limited Edition, no 249, , p. 23–25
  3. « Jane Burden », sur oxonblueplaques.org.uk (consulté le )
  4. (en) Jan Marsh, Jane & May Morris : A Biographical Story, Horsham, Printed Word, , p. 5–6
  5. 1 2 3 4 5 6 Wendy Parkins, Jane Morris: The Burden of History, Edinburgh University Press, (ISBN 978-0-7486-4127-7, DOI 10.3366/j.ctt3fgtfq, lire en ligne)
  6. Marsh 1987, p. 100
  7. 1 2 3 Marsh 1987, p. 103
  8. Marsh 1987, p. 26
  9. (en) Pamela Gerrish Nunn, « Morris, Jane », dans Oxford Art Online, Oxford University Press, (ISBN 978-1-884446-05-4, DOI 10.1093/gao/9781884446054.article.T2021858 Accès payant, lire en ligne)
  10. (en) J. W. Mackail, The Life of William Morris, vol. I, Londres, New-York et Bombay, Longmans, Green and Co., , p. 160-161
  11. (en) Virginia Surtees, « Rossetti family », dans Oxford Art Online, Oxford University Press, (ISBN 978-1-884446-05-4, DOI 10.1093/gao/9781884446054.article.T073997, lire en ligne)
  12. Mancoff 2000, p. 98

Bibiographie

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  • (en) Jan Marsh, Pre-Raphaelite Women : Images of Femininity, New York, Harmony Books, (ISBN 0-517-56799-7)
  • (en) Debra N. Mancoff, Jane Morris : The Pre-Raphaelite Model of Beauty, San Francisco, Pomegranate, (ISBN 0-7649-1337-9)

Liens externes

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