Jay Clayton
Walter J. « Jay » Clayton III, né le à Newport News (Virginie), est un avocat américain. Il est président de la Securities and Exchange Commission (SEC) du au , et directeur du renseignement national depuis le , durant la seconde présidence de Donald Trump.
| Jay Clayton | |
Portrait officiel de Jay Clayton (2026). | |
| Fonctions | |
|---|---|
| 9e directeur du renseignement national | |
| En fonction depuis le (1 mois et 6 jours) |
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| Président | Donald Trump |
| Gouvernement | Administration Trump II |
| Prédécesseur | Bill Pulte (intérim) Tulsi Gabbard |
| Procureur des États-Unis pour le district sud de New York[a]. | |
| En fonction depuis le (1 an, 4 mois et 18 jours) |
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| Président | Donald Trump |
| Prédécesseur | Matthew Podolsky (intérim) |
| Successeur | James M. McDonald (en) (désigné) |
| 32e président de la Securities and Exchange Commission | |
| – (3 ans, 7 mois et 19 jours) |
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| Président | Donald Trump |
| Prédécesseur | Mary Jo White |
| Successeur | Gary Gensler (en) |
| Biographie | |
| Nom de naissance | Walter Joseph Clayton III |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Newport News (Virginie, États-Unis) |
| Nationalité | Américaine |
| Parti politique | Indépendant |
| Diplômé de | Université de Pennsylvanie Université de Cambridge |
| Profession | Avocat |
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| Directeurs du renseignement national | |
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Biographie
modifierPrésident de la SEC
modifierLe , quelques jours avant son investiture comme président, Donald Trump annonce son intention de nommer Clayton à la présidence de la Securities and Exchange Commission[1]. Cette annonce est interprétée comme la volonté de Trump de marquer une importante rupture avec la politique menée à la tête de l'institution par la présidente sortante, Mary Jo White[2]. Sa nomination est confirmée par le Sénat le , par un vote par 61 voix contre 37. Il prend ses fonctions deux jours plus tard[3].
Le , le procureur général Bill Barr annonce la démission du procureur fédéral du district sud de New York, Geoffrey Berman, et déclare que Donald Trump a l'intention de nommer Clayton pour lui succéder. Berman, qui avait enquêté sur plusieurs proches du président pour des accusations de corruption, dément toutefois avoir remis sa démission[4]. Berman est finalement limogé par Donald Trump, mais Clayton n'est pas nommé pour lui succéder et reste à la présidence de la SEC[5].
En , quelques jours après la victoire de Joe Biden lors de l'élection présidentielle, Clayton annonce sa démission pour la fin de l'année, quelques mois avant la fin prévue de son mandat[6].
Procureur du district sud de New York
modifierAprès l'élection de Donald Trump pour un deuxième mandat en , il est mentionné comme un candidat potentiel à différents postes du Cabinet dans la nouvelle administration, tels que secrétaire au Trésor, procureur général ou directeur de la CIA[7],[8]. Il n'est finalement pas nommé au Cabinet, et Donald Trump annonce le sa nomination comme procureur du district fédéral du sud de New York[9].
En , le chef du groupe des sénateurs démocrates Chuck Schumer, élu dans l'État de New York, annonce vouloir bloquer la confirmation de la nomination de Clayton par le Sénat en utilisant la tradition donnant un droit de veto à un sénateur sur la nomination d'un procureur dans son État[10]. Donald Trump contourne alors le blocage en nommant Clayton procureur du district par intérim, un poste de nécessitant pas de confirmation sénatoriale[11].
Le , après que le délai légal de 120 jours pour sa position de procureur par intérim ait expiré, il est nommé procureur de plein exercice par une décision de la cour de district[12].
En , la procureure générale des États-Unis Pam Bondi charge Jay Clayton de diriger une enquête réclamée par Donald Trump sur les liens entre Jeffrey Epstein et les personnalités démocrates[13]. Contrairement à d'autres procureurs fédéraux, Clayton était alors décrit comme étant parvenu à conserver une relative indépendance vis-à-vis du président durant son mandat, une indépendance alors considérée comme menacée par cette nouvelle mission[14].
Directeur du renseignement national
modifierLe , le président Donald Trump annonce la nomination de Clayton au poste de directeur du renseignement national, après l'annonce le de la démission de Tulsi Gabbard. Cette annonce survient alors que le président avait annoncé quelques jours plus tôt la nomination de Bill Pulte pour assurer l'intérim de la fonction à partir de la démission effective de Gabbard le et dans l'attente de la confirmation de son successeur par le Sénat, un choix dénoncé par les démocrates et plusieurs républicains[15].
Alors que les sénateurs démocrates bloquent le renouvellement d'un programme d'espionnage pour protester contre la prise de fonctions à venir de Bill Pulte, le Sénat prépare une procédure de confirmation accélérée pour Clayton afin de lui permettre d'être confirmé avant le , empêchant ainsi Pulte de prendre le rôle à titre intérimaire[16]. Le , Trump écrit toutefois sur les réseaux sociaux que les sénateurs républicains tombent dans un piège en proposant cette procédure accélérée et annonce que Clayton ne se rendra pas à son audition prévue le jour-même par la commission sénatoriale du renseignement. Il exige alors pour reprendre la procédure de confirmation que le Congrès adopte le SAVE Act, un projet de loi défendu par l'administration sur le droit de vote depuis plusieurs mois, et que son candidat pour succéder à Clayton comme procureur fédéral soit également confirmé[17].
Donald Trump accepte finalement début la reprise du processus de confirmation par le Sénat, et Clayton est auditionné par la commission sénatoriale du renseignement le [18]. Lors de son audition, questionné par des sénateurs démocrates, il refuse d'affirmer que l'ancien président Joe Biden a remporté l'élection présidentielle de 2020, ce qui pousse tous les démocrates de la commission à voter contre la poursuite du processus devant l'ensemble du Sénat[19]. Sa nomination est toutefois confirmée grâce aux sénateurs républicains le , dans un vote à 51 contre 47[20].
Notes et références
modifierNotes
modifier- ↑ Par intérim jusqu'au
Références
modifier- ↑ (en) Leslie Picker, « Donald Trump Nominates Wall Street Lawyer to Head S.E.C. », sur The New York Times, (consulté le )
- ↑ (en) Dave Michaels et Liz Hoffman, « SEC Pick Jay Clayton Is a 180 From Chairman Mary Jo White », sur The Wall Street Journal, (consulté le )
- ↑ (en) « Senate confirms Wall St attorney Jay Clayton to head SEC », sur Associated Press, (consulté le )
- ↑ (en) Benjamin Weiser, William K. Rashbaum, Nicole Hong, Maggie Haberman et Katie Benner, « Clash Over U.S. Attorney Who Investigated Trump Associates Sets Off Crisis », sur The New York Times, (consulté le )
- ↑ (en) Nicholas Fandos et Benjamin Weiser, « Top Manhattan Prosecutor Ousted by Trump Details Firing », sur The New York Times, (consulté le )
- ↑ (en) Kellie Mejdrich, « SEC Chair Clayton to exit, giving Biden early chance to name key regulator », sur Politico, (consulté le )
- ↑ (en) Chris Prentice et Svea Herbst-Bayliss, « Moderate Trump loyalist Jay Clayton in talks for roles in administration », sur Reuters, (consulté le )
- ↑ (en) Rob Copela, Maureen Farrell et Lauren Hirsch, « Trump’s Newest Economic Guides Are Not Like His Old Ones », sur The New York Times, (consulté le )
- ↑ (en) Devlin Barrett, Benjamin Weiser et Matthew Goldstein, « Trump Chooses Former S.E.C. Chief as Manhattan’s Top Federal Prosecutor », sur The New York Times, (consulté le )
- ↑ (en) Carl Hulse, « Schumer Moves to Block Trump Picks for Two Key Prosecutor Positions », sur The New York Times, (consulté le )
- ↑ (en) Benjamin Weiser et Santul Nerkar, « Trump Names Interim U.S. Attorney for Manhattan, Bypassing Schumer », sur The New York Times, (consulté le )
- ↑ (en) Kara Scannell, « Judges approve Trump’s pick as interim US Attorney in Manhattan », sur CNN, (consulté le )
- ↑ (en) Erica L. Green, Glenn Thrush et Alan Feuer, « Justice Department to Investigate Epstein Ties, but Not to Trump », sur The New York Times, (consulté le )
- ↑ (en) Jonah E. Bromwich, Benjamin Weiser et William K. Rashbaum, « U.S. Attorney Under Pressure After Order to Investigate Democrats », sur The New York Times, (consulté le )
- ↑ (en) Josephine Walker et Marc Caputo, « Trump picks Jay Clayton for Director of National Intelligence », sur Axios, (consulté le )
- ↑ (en) Jordain Carney, « Senate to confirm Jay Clayton as soon as Thursday », sur Politico, (consulté le )
- ↑ (en) Meredith Lee Hill et Jordain Carney, « Trump kills plan to quickly confirm new intelligence chief », sur Politico, (consulté le )
- ↑ (en) Jordain Carney, « Senate panel schedules Jay Clayton confirmation hearing for July 15 », sur Politico, (consulté le )
- ↑ (en) Dustin Volz, « Senate Panel Advances Jay Clayton as Next Spy Chief on Party-Line Vote », sur The New York Times, (consulté le )
- ↑ (en) Katie Bo Lillis, Kristen Holmes, Ellis Kim et Zachary Cohen, « Jay Clayton confirmed as director of national intelligence », sur CNN, (consulté le )
Liens externes
modifier- Ressource relative à la vie publique :