Jean-Baptiste Decoster
Jean-Baptiste Decoster, né le , à Korbeek-Lo près de Louvain est un fermier qui fut, bien malgré lui, enrôlé au service de Napoléon Bonaparte pour lui servir de guide lors de la bataille de Waterloo en . Par la suite, il accompagne durant de nombreuses années des personnalités et des touristes souhaitant visiter le champ de bataille. Il devient ainsi le premier guide historique du site[2]. Il meurt en 1826 ou 1827. Il ne laisse pas d'écrit mais son témoignage est retranscrit dans différents ouvrages.
| Nom de naissance | Joannes Baptista De Coster |
|---|---|
| Naissance |
Korbeek-Lo (Bierbeek) |
| Profession |
Fermier |
| Autres activités |
Guide de Napoléon Ier lors de la bataille de Waterloo. |
| Ascendants |
Willem De Koster Anna-Maria Desmedt |
| Conjoint |
Marie Thérèse Mommaerts |
Éléments biographiques
modifierJean-Baptiste Decoster naît à Korbeek-Lo, aujourd'hui dans le Brabant flamand, le . Ses parents sont Willem De Koster et Anna-Maria Desmedt[1]. Le , très tôt le matin, il quitte son habitation non loin de Plancenoit[3],[4], se rend à la messe puis chez son frère. Là, il est accosté par un groupe d'officiers français et conduit auprès de Napoléon qui, s'étant assuré qu'il connaissait les lieux, l'engage comme guide local durant la bataille de Waterloo. Decoster accepte ce rôle à contrecœur, mais ses souvenirs constitueront une source primaire importante permettant d'identifier les lieux où Napoléon se trouvait durant la bataille[5],[6].

La Maison Decoster (en) se trouvait du côté est de la route principale Waterloo–Genappe, au sud du croisement avec la route secondaire menant à Plancenoit[Notes 1],[6].
Selon Decoster, Napoléon passe le début de la bataille de Waterloo aux alentours de la ferme Rossomme, puis, vers 17 h, il se déplace vers une butte ou un monticule près de la maison de Decoster, où il reste jusqu'aux alentours de 19 h. Il avançe ensuite avec son état-major et Decoster, à contrecœur, vers un emplacement dans la vallée au nord de La Belle-Alliance (et donc plus près de la ligne de front), et y reste pendant l'attaque de la Garde impériale française. Puis, toujours selon Decoster, il accompagne Napoléon jusqu'à Genappe lors de sa fuite après la retraite de la Garde et la déroute générale qui s'ensuivit[6].
Dans les mois qui suivent la bataille, il est sollicité par des touristes venus visiter le champ de bataille. Walter Scott écrivit qu'il ne semblait pas avoir réalisé qu'il pouvait faire payer ses services à ces touristes jusqu'à ce que Scott recueille sa déposition et lui suggère que des touristes comme lui seraient disposés à le payer pour ses visites guidées et pour écouter ses souvenirs de cette journée historique[7].
Il continue à exercer cette activité de guide pendant douze ans, ce qui fut assez lucratif. Et, après son décès survenu en 1826 ou 1827, ses héritiers auraient hérité de 300 000 francs[3],[4].
Notes et références
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- (en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Jean-Baptiste Decoster (guide) » (voir la liste des auteurs).
Notes
modifier- ↑ Au sud de La Belle Alliance et au nord de la ferme de Rossomme
Références
modifier- ↑ Deniau et Moerman 2008.
- ↑ Christian Vandelois, « Jean-Baptiste Decoster, guide de Napoléon bien malgré lui lors de la bataille de Waterloo - RTBF Actus », sur RTBF (consulté le )
- 1 2 Coppens 2014.
- 1 2 De Paepe 2015.
- ↑ Cambridge University Library staff 2015.
- 1 2 3 Scott 1827, p. 418–426.
- ↑ Scott 1827, p. 175–176, 418.
Bibliographie
modifier- Cambridge University Library staff, « Jean Baptiste Decoster », Université de Cambridge,
- Bernard Coppens, « De Coster Jean-Baptiste » [archive du ], sur 1789-1815.com, (consulté le )
- (nl) Harry De Paepe, « Waterloo: de schuld van een Vlaming? », sur Doorbraak, (consulté le )
- Yann Deniau et Yves Moerman, 1815 : Napoléon en campagne, Jourdan, (ISBN 978-2874660245, lire en ligne), p. 93-94
- Walter Scott, Miscellaneous Prose Works, Londres, Longman and Company, , 174-176, 418-426 (hdl 2027/hvd.hwpwui, lire en ligne)