Jean-Baptiste Molinié
Jean-Baptiste Emmanuel Molinié, né le à Bayonne[1] et mort le à Paris, est un général français de la Seconde Guerre mondiale, grand officier de la Légion d’honneur.
| Jean-Baptiste Molinié | ||
| Naissance | Bayonne, Pyrénées-Atlantiques (France) |
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| Décès | (à 90 ans) 5e arrondissement de Paris |
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| Origine | ||
| Grade | Général de division | |
| Commandement | 25e division d'infanterie motorisée Groupement Molinié | |
| Faits d'armes | Défense de Lille du 24 au 31 mai 1940 | |
| Distinctions | Légion d'honneur (Grand-Officier) | |
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Biographie
modifierJean-Baptiste Emmanuel Molinié naît le à Bayonne.
Sorti de Saint Cyr en 1902 (promotion du Tchad), Emmanuel Molinié choisit l'infanterie et prend part à la Première Guerre mondiale au cours de laquelle il est plusieurs fois cité.
Il est nommé général de brigade de l'armée de terre française le puis général de division le .
Il commande la 25e division d'infanterie motorisée qui fait partie de la VIIe armée du général Giraud à partir du .
Le , lors de la bataille de France, sa division se retrouve dans la poche de Lille en compagnie d'autres troupes françaises en retraite.
Le général Molinié, le plus ancien dans ce grade, prend le commandement de la résistance. Il dirige les opérations avec le général Juin, le général Dame et le général Jenoudet. Trois poches de résistance regroupent 35 000 à 40 000 soldats, soit 30 bataillons, 12 groupes d'artillerie et 5 groupes de reconnaissance. Dès le , Molinié et ses officiers organisent une tentative de sortie pour la nuit du 27 au . C'est un carnage. Les munitions épuisées, des centaines de morts, de blessés, les points de résistance s'arrêtent les uns après les autres le . Le général Waeger propose au général Molinié une reddition dans l'honneur qui est acceptée. Les combats cessent le à 17 heures. Le , à Lille, l'armée allemande rend les honneurs aux défenseurs de Lille qui déposent les armes face à la gare. On a dit qu'Hitler avait limogé le général Waeger pour avoir osé rendre les honneurs aux vaincus, mais il est resté commandant en chef du 27e corps d'armée allemande jusqu'au .
Il part comme prisonnier de guerre à partir du mois de juin à la forteresse de Königstein.
En 1956, Emmanuel Molinié écrit une étude pour la Défense Nationale intitulée : La 25e Division motorisée dans la bataille de France – Colombes, Leroux.
Le général Molinié meurt le dans le 5e arrondissement de Paris.
Distinctions
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Grand officier de la Légion d'honneur (décret du 17 janvier 1952)[2]
Croix de guerre - (4 citations dont 2 à l'ordre de l'armée)[2]
Croix de guerre - (2 citations dont 1 à l'ordre de l'armée)[2]
Croix de guerre (Belgique) 1914-1918 (Belgique)[2]
Bibliographie
modifier- colonel Rémy, La résistance française a commencé le 3 septembre 1939, Paris, Plon, (ISBN 978-2-259-00437-4), chap. XXIII
- Pierre Porthault, L'Armée du sacrifice, éditions Guy Victor, 1965
- Revue Batailles, numéro 16,
Références
modifier- ↑ Acte de naissance (avec date et lieu de décès), Archives Bayonne p. 600/777
- 1 2 3 4 Base de données Léonore, « Dossier Jean Baptiste Emmanuel Molinié », sur www.leonore.archives-nationales.culture.gouv.fr (consulté le )
Liens externes
modifier- Archives conservées par : Service historique de la Défense (GR 14 YD 448, FRSHD_PUB_00000355.pdf)
- Ressource relative à la vie publique :
- Effectifs du groupement Molinié (page Batailles)
- La bataille d'Haubourdin
- Citoyen d'honneur
- 85e promotion de Saint Cyr (1900-1902) Promotion du Tchad