Jean-Baptiste Pisson
Jean-Baptiste Pisson (1763-1818) est un architecte belge de la ville de Gand. Il est après 1802 architecte de cette même ville jusqu'en 1809[1],[2]. Ayant grandement changé les mœurs en terme d'architecture au début du XIXe siècle, il s'impose comme maitre d’œuvre à Gand. Il construit aussi pour Liévin Bauwens.
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Il y applique le Style Empire venu de la France sous Napoléon et construit avec une certaine influence française, préférant les formes géométriques élémentaires et des motifs égyptiens, grecs et romains aux formes typiques flamandes. Il ajoute aussi balcons et colonnes grecs à ces édifices[2]. Pisson bâtit surtout des maisons de maître et fût inspiré par Jacques-Ange Gabriel ou Francois-Joseph Bélanger[3].
Plusieurs biographies succinctes et de courts articles du XIXe et XXe siècles se sont intéressés à la vie de Pisson. Il est à la fois architecte, maître charpentier et entrepreneur. Dans les dictionnaires biographiques généraux et les ouvrages consacrés à l'architecture, son nom est également systématiquement cité comme représentant des changements de style à la fin du XVIIIe et au début du XIXe siècle [4].
Biographie
modifierPisson nait à Gand le , fils de Joannes et Joannes Franciska van der Eercken. Son père meurt quand Pisson a 9 ans. En 1779, il s'inscrit à l'Académie de Gand pour la peinture, le dessin et l'architecture et reçoit un prix d'architecture en 1786[5].
Au début de la Révolution française, il déménage dans un maison typique à Drabstraat et, deux ans plus tard, il commence sa carrière avec la rénovation d'une façade au marché au lin et avec l'hôtel Meulenaere. Il est aussi un rapport sur l'état dégradé du Beffroi de Gand en 1803 à ses débuts comme architecte de la ville[5]. Quand Napoléon visite la ville en 1803, Pisson est chargé de faire une grande tribune au Marché du Vendredi d'où l'Empereur peut admirer un feu d'artifice en son honneur[2]. Il bâtit aussi un arc de triomphe près de la Porte de Bruges pour accueillir le souverain pour l'occasion[5].
Il meurt peu après sa femme dans sa maison à Drabstraat (aujourd'hui détruite) à l'âge de 56 ans le 13 décembre 1818 et est enterré au cimetière de Mariakerke[5].
Réalisations
modifierIl est par exemple le concepteur de la Villa De Groote, aussi nommée Maison de campagne Blancquaert-Van Tieghem à Ferdinant Lousbergkaai. Une villa avec un plan rectangulaire et une coupole comme extension en demi-cercle du côté de la rue. De style pittoresque, la maison se détache de l'ensemble urbain d'aujourd'hui présent par son grand jardin[6].

Il construit aussi la Maison Papeleu près de l'actuel ancien palais de justice en 1810 avec un plan rectangulaire et une extension en demi-cercle. L'immeuble bordant la Lys se rapproche du système de plan rectangulaire de la maison De Groote. L'immeuble se distingue par une travée à l’extrême droit de la façade bordant l'eau où Pisson intègre une fenêtre palladienne, avec deux têtes de sphinx, au piano nobile, différente des autres ouvertures de l'édifice[2].
Pisson est en début de carrière aussi sollicité par Pierre-Georges de Meulenaere pour bâtir un hôtel particulier massif à Nederkouter. D'un style classique, l’hôtel de Meulenaere se démarque par ses trois travées centrales reculées et marquées par des colonnes massives[7]. Pisson s'inspire du petit Trianon de Versailles. Il crée un petit palais où, à l'étage, se trouve un salon chinois où des papiers peints à l'aquarelle par P. de Loos. Ces aquarelles sont transférées au château de Desteldonck vers 1900[3].
Cet hôtel, bien que iconique à l'époque, est démoli en 1957, malgré des tentatives de sauvegarde[7].
Pisson bâtit plusieurs châteaux près de Gand ; par exemple, le château de Moregem pour Eugène van Hoodbrouck en 1798 à Audenarde[5].
Il est aussi concepteur du parc de Baudelo et de la bibliothèque dans l'abbaye du même nom[5].

Notes et Références
modifier- ↑ (nl) « Pisson, Jean-Baptiste », sur inventaris.onroerenderfgoed.be, (consulté le )
- 1 2 3 4 (nl) Geert Vandamme, Een geschiedenis van Gent, Gand, Poespa Producties, , 686 p. (ISBN 97-8-908352-4481), p. 400-401
- 1 2 (zh-Hant) « (#140) Suite de sept papiers peints à l'aquarelle, travail de Flandre Orientale par P. de Loos, datés 1796 », sur Sothebys.com (consulté le )
- ↑ Journal de Gand, Nécrologie J.B. Pisson, 18 décembre 1818.
- 1 2 3 4 5 6 (nl) F. Van Tyghem, « <<Jean-Baptiste Pisson (1763-1818). Architect, meester-timmerman en aannemer>> », Relicta 8, , p. 365-367 (lire en ligne)
- ↑ (nl) F. Vantyghem, « <<Jean-Baptiste Pisson (1763-1818). Architect, meester-timmerman en aanemer (prov. Oost-Vl.)>> », Relicta 8, , p. 270-271 (lire en ligne)
- 1 2 (nl) F. Van Tyghem, « <<Jean-Batiste Pisson (1763-1818). Architect, meester-timmerman en aannemer>> », Relicta 8, , p. 265 (lire en ligne)
Liens externes
modifier- Ressources relatives aux beaux-arts :
- Notices dans des dictionnaires ou encyclopédies généralistes :