Jean-Baptiste Cavaignac

général français
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Jean-Baptiste Cavaignac, né le à Gourdon (généralité de Montauban, actuel département du Lot)[1], mort le à Bruxelles, est un homme politique de la Révolution française.

Il est le frère aîné de Jean-Baptiste Cavaignac de Lalande, haut fonctionnaire sous le Premier Empire, et de Jacques-Marie Cavaignac de Baragne, général de la Révolution et de l'Empire.

Informations essentielles

Jean-Baptiste Cavaignac
Illustration.
Portrait de Jean-Baptiste Cavaignac
Fonctions
Député du Lot
–
(3 ans, 1 mois et 20 jours)
Gouvernement Convention nationale
Député au Conseil des Cinq-Cents
–
(4 ans et 2 mois)
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Gourdon (Lot)
Date de décès (à 67 ans)
Lieu de décès Bruxelles (Royaume uni des Pays-Bas)
Nationalité Drapeau de la France Française
Parti politique Gauche
Conjoint Marie-Julie Ollivier de Corancez
Enfants Godefroi Cavaignac
général Eugène Cavaignac
Entourage Famille Cavaignac
Profession Avocat
Préfet
députés du Lot

Biographie

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Son père, Jean Cavaignac, époux d'Anne Condamine, est avocat au parlement de Toulouse.

Sous l'Ancien régime, Jean-Baptiste Cavaignac devient également avocat au parlement de Toulouse.

Mandat à la Convention

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La monarchie constitutionnelle, mise en application par la constitution du 3 septembre 1791, prend fin à l'issue de la journée du 10 août 1792 : les bataillons de fédérés bretons et marseillais et les insurgés des faubourgs de Paris prennent le palais des Tuileries. Louis XVI est suspendu et incarcéré avec sa famille à la tour du Temple.

En , Jean-Baptiste Cavaignac, alors membre du directoire départemental du Lot, est élu député, le sixième sur dix, à la Convention nationale[2].

Il siège sur les bancs de la Montagne. Lors du procès de Louis XVI, il vote la mort, et rejette l'appel au peuple et le sursis à l'exécution de la peine[3]. Le , il s'abstient de voter lors du scrutin sur la mise en accusation de Jean-Paul Marat[4] :

Je déclare que je ne prononcerai sur le compte de Marat, qu'autant que je verrai quand on observera, à son égard, les principes et les formes conservatrices des droits de tout accusé, et qu'il aura joui de la faculté que vous n'avez pas refusée à Dumouriez [...].

Le , il est également absent lors du scrutin sur le rétablissement de la Commission des Douze[5].

Le , Jean-Baptiste Cavaignac est envoyé en mission auprès de l'armée des côtes de Brest aux côtés de Pierre Mathurin Gillet (député des Côtes-du-Nord), de Philippe-Antoine Merlin (député du Nord) et de Joseph Sevestre (député d'Ille-et-Vilaine)[6],[7]. Il cosigne, avec ses collègues, une protestation contre les journées du 31 mai et du 2 juin[8].

Le , il est envoyé dans les départements des Landes, du Gers, des Basses-Pyrénées et des Hautes-Pyrénées, afin d'y organiser la réquisitions des chevaux[9].

Le 13 prairial an III (le ), à l'issue du rapport de Pierre-Toussaint Durand de Maillane (député des Bouches-du-Rhône), membre du Comité de législation, qui inculpe Pierre-Arnaud Dartigoëyte (député des Landes), il est élargi du décret d'arrestation qui le menace, sur motion de Jean-Baptiste Clauzel (député de l'Ariège)[10] :

La probité et les mœurs de Cavaignac sont également connues. On se rappelle qu'il était en mission dans les départements de la ci-devant Bretagne à l'époque du 31 mai. Sitôt qu'il apprît la nouvelle de cette journée désastreuse, il fit une protestation qui fut rendue publique [...].

Du Directoire à l'exil

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Sous le Directoire, Jean-Baptiste Cavaignac est réélu député et siège au Conseil des Cinq-Cents. Il est tiré au sort pour quitter le Conseil le 1er prairial an V (le )[11].

Il remplit des fonctions mineures sous le Consulat et l’Empire : administrateur par intérim de la Loterie puis régisseur de l’octroi municipal et de bienfaisance de Paris, consul à Mascate. En , il rejoint son frère à Naples auprès de Murat, il y exerce les fonctions de directeur des Domaines, de l’Enregistrement et des Eaux et Forêts du royaume de Naples.

Il est nommé préfet de la Somme à Amiens sous les Cent-Jours.

Marié à Marie-Julie Olivier de Corancez, fille de l’avocat et homme de lettres Guillaume Olivier (de son nom de plume Olivier de Corancez) (1780-1816), il a deux fils : Godefroi Cavaignac (1801-1845), journaliste, et le général Eugène Cavaignac (1802-1857), futur président du conseil des ministres.

Sous la Seconde Restauration, Jean-Baptiste Cavaignac est frappé par la loi du 12 janvier 1816 qui bannit hors de France les régicides qui ont apporté leur soutien à Napoléon Bonaparte.

Notes et références

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  1. ↑ Archives départementales du Lot, « Registre paroissial de Gourdon, registre des baptêmes, mariages et décès de 1750 à 1779, vue 424 / 1085, 4 E 182-a-2 » Accès libre, sur https://archives.lot.fr (consulté le )
  2. ↑ Claveau, Louis, Ducom, André Jean (1861-1923), Lataste, Lodoïs (1842-1923) et Pionnier, Constant (1857-1924), « Archives parlementaires de 1787 à 1860, Première série, tome 52, Liste des députés par départements » Accès libre, sur https://gallica.bnf.fr, (consulté le )
  3. ↑ Froullé, Jacques-François (≃1734-1794) et Levigneur, Thomas (≃1747-1794), « Liste comparative des cinq appels nominaux. Faits dans les séances des 15, 16, 17, 18 et 19 janvier 1793, sur le procès et le jugement de Louis XVI » Accès libre, sur https://gallica.bnf.fr, (consulté le )
  4. ↑ Claveau, Louis, Ducom, André Jean (1861-1923), Lataste, Lodoïs (1842-1923) et Pionnier, Constant (1857-1924), « Archives parlementaires de 1787 à 1860, Première série, tome 62, séance du 13 avril 1793 » Accès libre, sur https://gallica.bnf.fr, (consulté le )
  5. ↑ Claveau, Louis, Ducom, André Jean (1861-1923), Lataste, Lodoïs (1842-1923) et Pionnier, Constant (1857-1924), « Archives parlementaires de 1787 à 1860, Première série, tome 65, séance du 28 mai 1793 » Accès libre, sur https://gallica.bnf.fr, (consulté le )
  6. ↑ Aulard, François-Alphonse (1849-1928), « Recueil des actes du Comité de salut public, avec la correspondance officielle des représentants en mission et le registre du conseil exécutif provisoire. Tome 3 » Accès libre, sur https://gallica.bnf.fr, (consulté le )
  7. ↑ Aulard, François-Alphonse (1849-1928), « Recueil des actes du Comité de salut public, avec la correspondance officielle des représentants en mission et le registre du conseil exécutif provisoire. Tome 4 » Accès libre, sur https://gallica.bnf.fr, (consulté le )
  8. ↑ Hervé Leuwers, « Un Juriste en politique. Merlin de Douai (1754-1838). Première partie. Chapitre 3. Une Terreur nécessaire ? » Accès libre, sur https://books.openedition.org, (consulté le )
  9. ↑ Aulard, François-Alphonse (1849-1928), « Recueil des actes du Comité de salut public, avec la correspondance officielle des représentants en mission et le registre du conseil exécutif provisoire. Tome 7 » Accès libre, sur https://gallica.bnf.fr, (consulté le )
  10. ↑ Gazette nationale ou le Moniteur universel n°257, « Convention nationale, séance du 13 prairial (1er juin) » Accès libre, sur https://gallica.bnf.fr, 17 prairial an 3 (5 juin 1795) (consulté le )
  11. ↑ Gazette nationale ou le Moniteur universel n°167, « Conseil des Anciens et Conseil des Cinq-Cents, séance du 15 ventôse (5 mars) » Accès libre, sur https://gallica.bnf.fr, 17 ventôse an 5 (7 mars 1797) (consulté le )

Voir aussi

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Articles connexes

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Sources

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  • « Jean-Baptiste Cavaignac », dans Adolphe Robert et Gaston Cougny, Dictionnaire des parlementaires français, Edgar Bourloton, 1889-1891 [détail de l’édition]
  • Vicomte Révérend, Armorial du Premier Empire, tome 1, Honoré Champion, libraire, Paris, , p. 191.
  • Pierre Givaudon, Chronique des Cavaignac (1789-1914), tome 1, Vendôme, Cherche-Lune, 2010.
  • Michel Biard, Philippe Bourdin, Hervé Leuwers (dir.), Dictionnaire des Conventionnels, 1792–1795, Ferney-Voltaire, 2022, t. 1, p. 228-230.

Liens externes

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