Jean-Camille Fulbert-Dumonteil

écrivain français

Jean-Camille Fulbert-Dumonteil (né le à Vergt[1], et mort le à Neuilly-sur-Seine[2]) est un écrivain et chroniqueur gastronomique de la Belle Époque originaire du Périgord. Il signe ses écrits littéraires « Fulbert Dumonteil », puis « Fulbert-Dumonteil ».

Jean-Camille Fulbert-Dumonteil
Buste de Jean-Camille Fulbert-Dumonteil
par Édouard Lormier
Musée d'art et d'archéologie du Périgord
Biographie
Naissance
Décès
Nationalité
Activités
Écrivain, gourmetVoir et modifier les données sur Wikidata

Biographie

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Il est le dernier descendant d’une lignée de tabellions et de notaires royaux attestés dès 1704. Son père, Jean Augustin Dumonteilh fils, était notaire à Cendrieux Dordogne du à 1842. Sa mère, Mathilde Petit, était également issue d’une vieille famille vernoise.

Il suit des études à l’école primaire de Vergt puis au collège de cette commune. Il fréquente ensuite le Collège royal de Périgueux (aujourd’hui Cité scolaire Bertran-de-Born) où il complète ses études sur le plan littéraire.

À la fin de l’adolescence, il quitte le Périgord pour commencer son droit à Paris. Sur la recommandation de l’abbé Masson (1802-1881), curé de Vergt, qui était son ami, le Périgourdin Pierre Magne (1809-1879), alors ministre des Travaux Publics, le fait entrer à la Compagnie des Chemins de fer et le fait nommer, en Alsace, « commissaire de surveillance administrative des Chemins de fer, en résidence à Bitche, arrondissement de Sarreguemines ».

Toujours sur la recommandation du ministre Magne, Fulbert-Dumonteil rejoint alors les services de l’Hôtel de ville de Paris, à la préfecture de la Seine, où il est le compagnon de bureau des polémistes Henri Rochefort (1831-1913) et Édouard Drumont (1844-1917) avant d’être attaché au cabinet personnel du baron Georges Eugène Haussmann (1809-1891).

Fulbert-Dumonteil quitte assez vite l’administration pour se consacrer entièrement au journalisme, devenant membre de l’Association des Journalistes Parisiens. Il débute au Figaro d’Hippolyte Auguste Cartier de Villemessant (1812-1879), en 1862, par une petite nouvelle, Deux yeux sans pareils. Il collabore ensuite à d’autres quotidiens parmi lesquels Le Mousquetaire d’Alexandre Dumas (1802-1870), Le Gaulois, Le Charivari et le Petit Marseillais, mais aussi à des publications du sud-ouest dont La France de Bordeaux et du Sud-Ouest à laquelle il donne jusqu’à la fin de ses jours une chronique scientifique bien qu’il n’ait aucune formation dans ce domaine. Il participe également à la rédaction de plusieurs revues comme Le monde illustré, Nain Jaune, le Musée des familles, Le Journal des Demoiselles ou Le Chasseur français.

Il écrit une trentaine de livres dont Portraits zoologiques (1874), Bêtes curieuses, Histoire naturelle en action (1883), Une visite aux Cynghalais (1886), Le Monde des Fauves (1890), Les Fleurs à Paris (1890), Cage et Volières (1893) ou Le Monde des Insectes. Il aborda des sujets à caractère ethnographiques dont Les Lapons (1889), Les Somalis (1890), Guerrières et guerriers du Dahomey (1891) ou Les Paï-Pi-Bri (1893). Il rédige aussi des histoires comme Le Voyage au pays du bien (1878, Les carillons de Noël (1880), Les Sept femmes du colonel d’Arlot (1884) ou Les Contes jaunes (1886). Il publie également, en 1869, les portraits des députés de la Seine.

Il écrit également dans des revues culinaires, dont La cuisine des familles, collabore durant près d’un quart de siècle à l’Art culinaire, participe à la rédaction de L’Almanach des gourmands et écrit deux livres, La cuisine française, l’art de bien manger, fins et joyeux croquis gastronomiques écrits par les gourmets (1901) et La France gourmande (1906).

Fulbert-Dumonteil se retire, en 1877, à Neuilly-sur-Seine après la mort de son épouse, Amable Constance Marie Bohers, qui l’avait laissé seul avec deux enfants, qui disparaissent ensuite tous deux à vingt-cinq ans.

Il décède le dans la maison de retraite Galignani frères, 89, boulevard Bineau à Neuilly-sur-Seine, à l’âge de quatre-vingt-un ans.

Peu après la mort de Fulbert-Dumonteil, son buste est érigé au musée du Périgord (aujourd’hui Musée d’Art et d’Archéologie du Périgord) de Périgueux, le .

Hommage

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  • Rue Fulbert Dumonteil, à Périgueux,
  • Impasse Fulbert Dumonteil, à Vergt.

Notes et références

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Annexes

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Bibliographie

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  • Jean-François Tronel, « Jean-Camille Fulbert-Dumonteil, poète de la table », dans Esprit de Pays, (lire en ligne)

Liens externes

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