Jean-Charles Desailly

général français

Jean-Charles Desailly, né le à Oisy en Artois et mort le à Arras (Pas-de-Calais), est un général français du Premier Empire.

Jean-Charles Desailly
Jean-Charles Desailly
Jean-Charles Desailly, général et baron d'Empire.

Naissance
Oisy (Artois)
Décès (à 61 ans)
Arras (Pas-de-Calais)
Origine Drapeau de la France France
Allégeance Drapeau du royaume de France : entièrement blanc Royaume de France
Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Drapeau de la France République française
Drapeau de l'Empire français Empire français
Arme Infanterie
Grade Général de brigade
Années de service 1785 – 1813
Commandement 15e demi-brigade d'infanterie légère
15e régiment d'infanterie légère
Conflits Guerres de la Révolution française
Guerres napoléoniennes
Distinctions Baron de l'Empire
Commandeur de la Légion d'honneur
Hommages Nom gravé sous l'arc de triomphe de l'Étoile, 39e colonne

Biographie

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Du simple soldat au chef de brigade

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Jean-Charles Desailly naît le à Oisy, en Artois[1], du mariage de Charles Joseph Desailly, procureur à la châtellenie et au comté d'Oisy, et de Catherine Lourdault.

Il entre en service le comme simple soldat au régiment de Berry (futur Vintimille). Passé au 1er bataillon de volontaires du Pas-de-Calais le , il est envoyé avec son unité à l'armée du Nord et se trouve, le , au combat du camp de Maulde. Nommé capitaine le suivant, il participe au siège de Dunkerque le , avant d'être successivement affecté au bataillon des flanqueurs d'Hasnon le de la même année puis au 5e bataillon des chasseurs francs le . C'est avec ce dernier corps qu'il combat à Roulers le et au siège de Graves, du au [1].

Il sert ensuite dans l'armée qui, sous les ordres du général Pichegru, conquiert la Hollande. Transféré dans le courant de 1795 à l'armée de Sambre-et-Meuse, au sein d'une demi-brigade composée de tirailleurs, il assiste le au passage du Rhin et, en fin d'année, au blocus de Mayence. En 1797, son régiment, devenu la 15e demi-brigade d'infanterie légère, est envoyé à l'armée d'Italie. Desailly, pour son action lors du passage du Tagliamento le et de la prise de Gradisca le 19 de ce mois, obtient, sept jours plus tard, le grade provisoire de chef de bataillon. Employé à l'armée de Rome commandée par Championnet (qui devient par la suite l'armée de Naples), il sert de nouveau le au combat de Civita Castellana[1] et, le , a un cheval tué sous lui à la bataille de la Trebbia[2], ce qui lui vaut d'être promu chef de brigade par le général Macdonald le . Il retourne quelque temps après à l'armée d'Italie, où il est confirmé à la tête de la 15e demi-brigade légère le [1], puis est poste à l'armée de réserve et à celle des Grisons ainsi qu'au camp de Boulogne[2].

Général du Premier Empire

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Membre de la Légion d'honneur le , il est officier le et commandant de l'ordre le suivant[2] ; Georges Six ne date toutefois cette dernière promotion que du . Il participe la même année à la campagne d'Allemagne, au sein de la division du général Friant[1]. Au moment de franchir le Rhin, le 15e léger aligne 905 hommes répartis en deux bataillons[3]. Desailly combat à Wertingen le , à Hollabrunn le 16 de ce mois et à Austerlitz le [1].

C'est ensuite la campagne de Prusse et de Pologne, durant laquelle il contribue, le , à la reddition de Königsberg. Au , il sert à la brigade du général d'Hervo, qu'il quitte peu après pour passer à la brigade Gilly, toujours au sein de la division Friant. Avec cette dernière, il prend part à la campagne d'Allemagne et d'Autriche, notamment aux batailles de Teugen-Hausen et d'Eckmühl les 19 et , ce dont il est récompensé par le grade de général de brigade le  ; il est alors désigné pour mener la 2e brigade de la 4e division du 3e corps du maréchal Davout, commandée par le général Puthod. Le suivant, à Wagram, un boulet de canon le blesse à l'épaule droite[1]. Il est créé baron de l'Empire le [4].

Desailly est employé en Russie dans la division du général Gudin, sous les ordres duquel il sert depuis et dont il commande la 2e brigade depuis le [1]. Celle-ci se compose d'un seul régiment, le 12e de ligne[5]. Au cours de la campagne, Desailly contribue le à la prise de Smolensk, mais a la cuisse gauche brisée deux jours après lors de la bataille de Valoutina Gora. Cette blessure précipite sa mise à la retraite, le [1]. Déjà bénéficiaire d'une rente de 4 000 francs sur le territoire de Westphalie le , il s'en voit octroyer une nouvelle d'un montant identique le [6]. Théophile de Lamathière indique cependant que « mis en non-activité pendant la Première Restauration, il commanda pendant les Cent-Jours le département de l'Aube », avant d'être « remis en non-activité en  » puis admis « à la retraite par ordonnance du suivant »[7].

Le général Desailly meurt le à Montreuil, dans la Seine, à l'âge de 61 ans[1]. Son nom est inscrit sur l'arc de triomphe de l'Étoile, côté ouest, 39e colonne.

Armoiries

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Figure Blasonnement
Armes du baron Desailly et de l'Empire (lettres patentes du )

D'or à la bande d'azur, chargée de trois étoiles d'argent ; au franc-quartier des barons militaires[6].

Notes et références

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  1. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 Six 1934, p. 333.
  2. 1 2 3 Lamathière 1875-1911, p. 479.
  3. ↑ Oleg Sokolov (trad. du russe par Michèle Kahn, préf. général Robert Bresse), Austerlitz : Napoléon, l'Europe et la Russie, Saint-Germain-en-Laye, Commios, , 541 p. (ISBN 2-9518364-3-0), p. 460.
  4. ↑ Jean Tulard, Napoléon et la noblesse d'Empire : suivi de la liste complète des membres de la noblesse impériale, Paris, Tallandier, , 359 p. (ISBN 2-235-00694-9), p. 227.
  5. ↑ Natalia Griffon de Pleineville, « Les « Trois immortelles » Gudin-Friant-Morand (3e partie) », Tradition Magazine, Le Livre chez Vous, no 230,‎ , p. 46.
  6. 1 2 Albert Révérend, Armorial du Premier Empire : titres, majorats et armoiries concédés par Napoléon Ier, t. 2, Paris, Bureau de l'annuaire de la noblesse, , 372 p. (lire en ligne), p. 51.
  7. ↑ Lamathière 1875-1911, p. 480.

Bibliographie

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Liens externes

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