Louis Friant

général français

Louis Friant, né le à Morlancourt en Picardie et mort le à Seraincourt, dans le Val-d'Oise, est un général français de la Révolution et de l'Empire, comte de l'Empire et pair de France.

Louis Friant
Louis Friant
Le général Louis Friant (dessin de Charles-Aimé Forestier, XIXe siècle).

Naissance
Morlancourt, Picardie
Décès (à 70 ans)
Seraincourt, Val-d'Oise
Origine Drapeau de la France France
Allégeance Drapeau du royaume de France : entièrement blanc Royaume de France
Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Drapeau de la France République française
Drapeau de l'Empire français Empire français
Royaume de France Royaume de France
Drapeau de l'Empire français pendant les Cent-Jours Empire français
Arme Infanterie
Grade Général de division
Années de service 1781 – 1815
Conflits Guerres de la Révolution française
Guerres napoléoniennes
Distinctions Comte d'Empire
Grand-croix de la Légion d'honneur
Commandeur de l'ordre de la Couronne de fer
Commandeur de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis
Hommages Nom gravé sur l'arc de triomphe de l'Étoile, 8e colonne)
Classe Friant (marine française)
Rue Friant à Paris
Rue et caserne Friant à Amiens
Autres fonctions Pair de France
Chambellan de l'Empereur
Commandant militaire de la province de Luxembourg
Famille Famille Friant

Biographie

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Origines

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Louis Friant est issu d'une famille originaire de Morlancourt en Picardie, où il naît le . Il est le fils de Louis Friant, épicier et fabricant de cires dans ce village, et de Marguerite Quéquet[1].

Son père, modeste cirier, le destine à la même profession et le met en apprentissage à Amiens, mais la vue des exercices militaires révèle sa vraie vocation, et en 1781, âgé de 22 ans, il part s'engager à Paris[1].

Du simple soldat au général de division

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Enrôlé dans les gardes françaises le , Friant y est promu caporal de grenadiers le [2] avant d'exercer les fonctions d'instructeur[3]. Il quitte son unité le mais reprend du service le , peu après l'éclatement de la Révolution française, dans la garde nationale parisienne. Il part à l'armée de la Moselle après que son 9e bataillon de volontaires de Paris (dit « bataillon de l'Arsenal ») l'ait élu lieutenant-colonel en chef le [2].

Selon Georges Six, il connaît son baptême du feu à la bataille d'Arlon, le [2]. Natalia Griffon de Pleineville indique toutefois que son premier fait d'armes est la prise de l'abbaye d'Orval, le de la même année. Présent en novembre à la bataille de Kaiserslautern, il participe aux tentatives de l'armée française pour dégager la place de Landau alors assiégée par les Coalisés ; le , à Lemberg, il est mis hors de combat par un coup de feu à la jambe gauche[4]. Rétabli, il sert une nouvelle fois à Arlon le puis, le , à la bataille de Fleurus, où la résistance de son bataillon formé en carré face à la cavalerie autrichienne vaut à Friant d'être remarqué par le général Championnet[5]. Ce dernier le désigne peu après à la tête de ses unités d'avant-garde, soit une demi-brigade complète et deux bataillons d'infanterie ainsi qu'un escadron de dragons. À ce poste, Friant opère durant une partie de l'été 1794 de façon autonome dans les environs de Gembloux et Herstal[6], cependant qu'il est nommé chef d'état-major du général Schérer au cours du mois de juillet[2]. Sur proposition du général en chef Jourdan[4], il est promu général de brigade à titre provisoire le suivant[2]. Il passe ensuite sous les ordres de Kléber, qui lui confie 12 000 hommes pour le siège de Maastricht[6].

Il coopère l'année suivante à la prise de Luxembourg, dont il devient gouverneur le , son grade de général de brigade lui étant confirmé par le Comité de salut public le 13 de ce mois[2]. À Luxembourg, il se comporte de manière arbitraire envers les citoyens luxembourgeois, en prenant le maire Jean-Georges Pfortzheim et d'autres citadins en otage, en emprisonnant sans jugement des habitants et en déportant d'autres secrètement vers une prison à Metz[7]. Sa gestion de la ville, très décriée par la population locale, lui vaut la perte temporaire de son commandement, qu'il retrouve néanmoins après avoir été blanchi par une enquête diligentée par le Directoire[6]. Choisi pour diriger le département des Forêts le , il est transféré le à la 3e division de l'armée de Sambre-et-Meuse, commandée par le général Poncet (son affectation à l'armée de Rhin-et-Moselle, quelques jours plus tard, restant lettre morte)[8]. Toujours en 1796, il prend part à l'offensive française en Allemagne et en particulier au siège d'Ehrenbreitstein. De là, il est transféré en Italie sous les ordres du général Bernadotte en [2] et, avec les 30e et 88e demi-brigades de ligne placées sous ses ordres, se bat au passage du Tagliamento, le , puis à la prise de Gradisca d'Isonzo, le 19[9].

Portrait du général Friant à l'époque de la campagne d'Égypte (mine de plomb et eau-forte d'André Dutertre, musée Carnavalet, Paris).

Distingué en Italie par le général Napoléon Bonaparte[6], Friant est appelé, au début de l'année 1798, à intégrer l'armée d'Orient destinée à combattre en Égypte sous les ordres de ce dernier. Il y commande, à partir du , les 61e et 88e demi-brigades de ligne, formant la 2e brigade de la division Desaix[2], où il sert en compagnie des généraux Morand et Davout[10]. Parti de Civitavecchia, il concourt pendant le voyage à l'occupation de l'île de Malte puis, sitôt débarqué sur les côtes égyptiennes, à la prise d'Alexandrie[11]. Ses troupes, qui marchent avec le reste de l'armée sur Le Caire, prennent part en juillet aux batailles de Chebreiss et des Pyramides, avant d'être envoyées, sous la férule de Desaix, à la poursuite du chef mamelouk Mourad Bey en Haute-Égypte. À Assiout, Friant échappe de justesse à la noyade, secouru à temps par l'un de ses soldats[6]. Le , lors de la bataille de Sédiman, il emporte la décision à l'issue de furieux combats au corps-à-corps[12], ce qui fait dire à Bonaparte que « le général Friant a soutenu, dans cette journée, la réputation qu'il avait acquise en Italie et en Allemagne »[6].

Après avoir livré un nouveau combat à Samanhouth le , Friant stationne un temps dans la région afin d'y percevoir les contributions de la population locale, non sans avoir à lutter contre des tribus arabes qu'il vainc à Aboumanah[6] le [2]. Il dirige ensuite la province de Girgeh, fonctions dans lesquelles il affronte Mourad Bey et l'empêche d'appuyer efficacement les troupes turques engagées contre les Français à Aboukir[6]. Provisoirement élevé au grade de général de division le , il succède à Desaix au commandement de la Haute-Égypte[2]. Il est cependant rappelé au Caire par le nouveau général en chef, Kléber, qui le place à la tête de la 2e division, formée des brigades Belliard et Donzelot[13]. C'est avec ces troupes que Friant participe, le , à la bataille d'Héliopolis, où il combat à l'aile droite française[14]. Le général concourt dans la foulée à la prise de Bilbéis, mais doit regagner aussitôt Le Caire pour y réprimer, à la mi-avril, l'insurrection de la population[2] ; de furieux combats opposent ainsi la division Friant aux insurgés dans les faubourgs de la capitale égyptienne, au cours desquels le général Belliard est blessé[15].

Kléber, assassiné le , est remplacé par le général Menou, avec lequel Friant entretient des relations assez distantes[16]. Celui-ci est confirmé dans son grade de divisionnaire le [2]. Le même jour, sur décision de Menou, il est nommé gouverneur d'Alexandrie et de Rosette, où il doit tout à la fois lutter contre la propagation de la peste et soumettre les populations arabes révoltées, en dépit d'un manque d'effectifs que les ponctions effectuées par Menou ne fait qu'aggraver. Il tente sans succès, avec les 1 050 soldats dont il dispose, de s'opposer au débarquement des troupes britanniques à Aboukir () puis au lac Madieh ()[17]. Au cours de la bataille de Canope, le , il est déployé à la droite du dispositif français, sous les ordres du général Reynier ; l'engagement se solde par une défaite de l'armée d'Orient. Il se réfugie alors avec ses troupes à l'abri des murs d'Alexandrie et soutient le siège de cette ville par les Britanniques jusqu'au , date à laquelle il est contraint de capituler[2]. Après avoir pris part aux négociations engagées avec les militaires britanniques pour fixer les termes de la reddition des forces françaises en Égypte[18], il rentre en France à la fin de l'année 1801, pour y être employé comme inspecteur général d'infanterie[2].

Général de l'Empire

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À partir de 1803, le général Friant dirige une division d'infanterie au camp d'Ambleteuse, dans le cadre du projet de débarquement français en Angleterre[18]. Le , cette division devient officiellement la 2e du 3e corps de la Grande Armée, commandé par le maréchal Davout[2]. Elle compte, à la même époque, 7 461 hommes répartis en deux brigades sous les généraux Lochet et Grandeau[19]. Le suivant, lors de la bataille d'Austerlitz, il arrive sur les lieux après une marche forcée de 115 km en 48 h et, pour contenir la poussée des Austro-Russes sur l'aile droite française, lance ses régiments sur les villages de Telnitz et de Sokolnitz ; ces deux localités changent plusieurs fois de mains dans les heures qui suivent, ce qui a pour effet de ralentir fortement la progression des forces coalisées dans ce secteur du champ de bataille[20]. Friant, encourageant ses hommes au cœur de l'action, perd quatre chevaux tués sous lui[21]. Contraint de reculer du fait de la disproportion des forces, il renouvelle en fin de journée son offensive contre Sokolnitz, repris à l'issue d'un combat féroce, afin de fixer sur place la colonne russe du général Przybyszewski, dont il contribue ensuite à la destruction conjointement avec les unités françaises débouchant du plateau de Pratzen[22]. Il est fait grand aigle de la Légion d'honneur le [2].

À l'ouverture de la campagne de Prusse en 1806, sa division se compose de trois brigades commandées par les généraux Kister, Lochet et Grandeau, pour un total d'environ 7 300 baïonnettes[23]. Le , dans la matinée, ses fantassins débouchent sur le terrain d'Auerstaedt, alors que ceux de Gudin y sont déjà engagés contre les forces prussiennes, et prennent position à la droite du dispositif français. Les troupes de Davout, en dépit de leur infériorité numérique, résistent, tant et si bien que l'initiative des combats bascule progressivement en leur faveur ; dans un mouvement offensif d'ensemble, Friant marche sur la localité de Poppel, dont il s'empare à 14 h[24] en faisant 1 000 prisonniers[25], avant de refouler l'aile gauche prussienne du champ de bataille[26]. Les pertes de sa division s'élèvent, en fin de journée, à un peu plus de 900 hommes[27].

Vainqueur des Russes à Nasielsk le [28], il est présent à Golymin deux jours plus tard[2]. Le , à la bataille d'Eylau, ses soldats repoussent dans un premier temps l'aile gauche russe, occupant successivement les villages de Serpalfen et Kutschetten, mais l'intervention inopinée du corps prussien de L'Estocq les obligent à reculer. Le tir bien dirigé de l'artillerie française empêche cependant le général en chef russe Bennigsen de pousser son avantage dans ce secteur[29]. Au cours des combats, Friant reçoit une blessure par balle[2] tandis que l'un de ses brigadiers, le général Lochet, est tué[30]. Après la paix de Tilsit, la 2e division stationne en Allemagne[31].

Comte de l'Empire le [32], il prend part à la campagne de 1809 contre l'Autriche. Le , à Teugen-Hausen, sa division et celle de Saint-Hilaire, déployées à l'arrière-garde du corps isolé de Davout, tiennent tête aux soldats de l'archiduc Charles, empêchant ainsi ce dernier de porter un coup sévère à l'armée française[33]. Resté avec Davout pour former l'extrême-gauche du dispositif napoléonien[34], il participe le à la bataille d'Eckmühl, puis à celles de Ratisbonne et de Wagram ; au cours de cette dernière, il est touché par un éclat d'obus à l'épaule en prenant d'assaut la tour de Neusiedl[2]. Sa division s'établit ensuite successivement à Vienne, Passau, Ulm et Francfort[35], où elle est envoyée en pour y mettre un terme à la contrebande de marchandises anglaises, ce dont elle s'acquitte en dépit de nombreuses protestations[36]. À la fin du mois de , il commande les troupes qui envahissent la Poméranie suédoise[2].

Intronisation du général Friant au commandement des grenadiers à pied de la Garde impériale par Napoléon à Vitebsk, le (illustration d'Henri Félix Emmanuel Philippoteaux).

Lors de la campagne de Russie en 1812, il commande à nouveau la 2e division du 1er corps de Davout[2], traversant le Niémen le à l'aube[37]. Il reçoit, le à Vitebsk, le titre de colonel commandant les grenadiers à pied de la Garde impériale en remplacement du général Dorsenne, tout en étant maintenu à la tête de sa division[38]. Son intronisation à ce poste, sous les auspices de Napoléon en personne, donne lieu à une cérémonie le lendemain :

« L'Empereur rassemble alors les grenadiers et reconnaît lui-même Friant devant les troupes. Ayant tiré son épée et fait ouvrir le ban, il dit : « Grenadiers de ma Garde, vous reconnaîtrez pour votre commandant colonel le général de division Friant, et vous lui obéirez en tout ce qu'il vous commandera pour l'exécution du service ». Puis, se tournant vers le général, il le salue de son épée, honneur que l'Empereur n'a fait à aucun autre officier[39]. »

L'artillerie du général Friant canonnant les « flèches de Bagration » lors de la bataille de la Moskova. Détail du Panorama de Borodino par Franz Roubaud (1912).

Le , il contribue à la prise de Smolensk, durant laquelle il est de nouveau blessé[2]. Après avoir participé à la prise de la redoute de Chevardino le , il s'empare avec ses troupes du village de Semionovskoïe le jour de la bataille de la Moskova, le  ; Friant y est blessé à deux reprises, d'un biscaïen à la poitrine et d'une balle à la cuisse droite[40]. Ses infirmités le réduisent à l'inaction pendant plusieurs mois, en dépit de sa nomination comme chambellan de l'Empereur en [41].

En juin de la même année, il est appelé au commandement de la 4e division de Jeune Garde, qu'il quitte le pour diriger la division d'infanterie de Vieille Garde[42]. Il est des grandes batailles de la seconde phase de la campagne d'Allemagne, combattant à Dresde, Leipzig et Hanau, même si Georges Rivollet souligne que « placé sous les ordres directs de l'Empereur, commandant à l'élite de l'armée, il se borne à exécuter […] les consignes précises données par Napoléon »[41]. Le , il prend la tête des deux divisions d'infanterie de la Vieille Garde[43]. Il se fait encore remarquer en 1814 lors des batailles de Champaubert et Montmirail[42], où ses grenadiers et chasseurs enlèvent aux Russes la ferme des Gréneaux[44]. Il sert encore à Vauchamps, Craonne, Laon, Reims et Arcis-sur-Aube[42] ; dans ce dernier affrontement, l'intervention opportune des soldats de Friant permet à Napoléon de rallier sa cavalerie en déroute et de stabiliser temporairement la situation sur la rive gauche de l'Aube[45]. Souffrant, le général ne peut assister aux adieux de l'empereur déchu à sa Garde dans la cour du château de Fontainebleau[46].

Restauration et Cent-Jours

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Le général Friant.

Sous la Première Restauration, Friant est nommé colonel des grenadiers à pied de France le [42], mais ne tarde pas à quitter son poste du fait de ses ennuis de santé[47]. Il se rallie avec diligence à Napoléon lors de son retour de l'île d'Elbe[48] et, dès le , est rétabli dans son commandement des grenadiers à pied de la Vieille Garde[42]. Le , l'Empereur le fait pair de France[48].

Ce même mois, durant la campagne de Belgique, ses hommes contribuent dans la soirée du à la prise du village de Ligny face aux troupes prussiennes de Blücher[49]. Il sert le à la bataille de Waterloo à la tête de la 1re division d'infanterie de la Vieille Garde (1er et 2e grenadiers à pied)[50], où il participe, aux côtés du maréchal Ney, à l'attaque de la Garde impériale contre les lignes britanniques dans le secteur de La Haie Sainte[51]. Le général conduit l'attaque du 1er bataillon du 3e régiment de chasseurs à pied sur le plateau de Mont-Saint-Jean, repoussant quatre bataillons de la légion de Brunswick et de la brigade de Colin Halkett[52]. Grièvement blessé par une balle au poignet gauche, il doit cependant être évacué[48], ce qui ne l'empêche pas de s'écrier, à l'intention de l'Empereur resté en arrière : « tout va bien ! »[52].

Louis XVIII le met finalement à la retraite le , après trente-quatre ans de service[42]. Il comparaît en décembre au procès du maréchal Ney, inculpé pour haute trahison, en qualité de témoin[48]. Le général Friant meurt le à Seraincourt (hameau de Gaillonnet), dans le Val-d'Oise où il avait fait restaurer un ancien prieuré[53]. Il est inhumé dans le cimetière de ce village[54].

Son nom est inscrit sur le côté nord de l'arc de triomphe de l'Étoile à Paris[42]. Surnommé « Sultan du feu » pendant la campagne d'Égypte[52], il est estimé de ses soldats autant que de son chef, le maréchal Davout[55]. L'historien James R. Arnold, qui loue sa « conduite irréprochable sur de nombreux champs de bataille », écrit que « dans une armée regorgeant d'officiers impétueux, aucun ne surpassait le général Louis Friant, un homme franc et honnête »[56]. Fin connaisseur des tactiques d'infanterie, il est considéré comme l'un des meilleurs divisionnaires de la Grande Armée[57]. Il est proche des généraux Hoche, Lefebvre et Taponier depuis son passage aux gardes françaises[58], et est également l'ami du général Kléber[59].

Mariage et descendance

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Il épouse en 1788, Joséphine-Emmanuelle-Rose Martin (décédée en 1793), dont il eut un enfant[60],[61] :

Il se remarie le , à Paris, avec Louise-Charlotte Leclerc, sœur du général Charles Victoire Emmanuel Leclerc, époux de Pauline Bonaparte[61], ce qui fait de lui le beau-frère du maréchal Davout[62]. De ce second mariage, il a une fille unique[61] :

Décorations

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Armoiries

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Figure Blasonnement
Armes du comte Louis Friant et de l'Empire

Coupé : au I parti, des comtes militaires, et de gueules à la pyramide d'or, maçonnée de sable ; au II, de sable à quatre têtes de cheval d'argent, 2. 2[63].

Notes et références

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  1. 1 2 Leroy 1904, p. 418.
  2. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 Six 1934, p. 471.
  3. ↑ Rivollet 1963, p. 235.
  4. 1 2 Griffon de Pleineville 2007a, p. 13.
  5. ↑ Griffon de Pleineville 2007a, p. 13-14.
  6. 1 2 3 4 5 6 7 8 Griffon de Pleineville 2007a, p. 14.
  7. ↑ Alfred Lefort, « Histoire du département des Forêts (le duché de Luxembourg de 1795 à 1814) d'après les archives du gouvernement grand-ducal et des documents français inédits. Tome premier (1795-1814) », Publications de la Section historique de l'Institut grand-ducal de Luxembourg, Luxembourg, Imprimerie P. Worré-Mertens, vol. 50,‎ , p. 197-198 (lire en ligne).
  8. ↑ Six 1934, p. 471, 614.
  9. ↑ Rivollet 1963, p. 240.
  10. ↑ Daniel Reichel, Davout et l'art de la guerre : recherches sur la formation, l'action pendant la Révolution et les commandements du maréchal Davout, duc d'Auerstaedt, prince d'Eckmühl, 1770-1823, Neuchâtel, Delachaux et Niestlé, , p. 280.
  11. ↑ Rivollet 1963, p. 240-241.
  12. ↑ Rivollet 1963, p. 241.
  13. ↑ Rivollet 1963, p. 242.
  14. ↑ Rivollet 1963, p. 242-243.
  15. ↑ Rivollet 1963, p. 243.
  16. ↑ Griffon de Pleineville 2007a, p. 14-15.
  17. ↑ Griffon de Pleineville 2007a, p. 15.
  18. 1 2 Rivollet 1963, p. 244.
  19. ↑ Sokolov 2006, p. 460.
  20. ↑ Sokolov 2006, p. 380-382.
  21. ↑ Sokolov 2006, p. 382.
  22. ↑ Sokolov 2006, p. 406-410.
  23. ↑ Hourtoulle 2005, p. 104, 106-107.
  24. ↑ Hourtoulle 2005, p. 94, 99-100.
  25. ↑ Chandler 1973, p. 495.
  26. ↑ Hourtoulle 2005, p. 99-100.
  27. ↑ Hourtoulle 2005, p. 100.
  28. ↑ Rivollet 1963, p. 247.
  29. ↑ Hulot 2013, p. 309-310.
  30. ↑ Rivollet 1963, p. 247-248.
  31. ↑ Rivollet 1963, p. 248.
  32. ↑ Jean Tulard, Napoléon et la noblesse d'Empire : suivi de la liste complète des membres de la noblesse impériale, Paris, Tallandier, , 359 p. (ISBN 2-235-00694-9), p. 187.
  33. ↑ Chandler 1973, p. 682-683.
  34. ↑ Chandler 1973, p. 684.
  35. ↑ Rivollet 1963, p. 249.
  36. ↑ Hulot 2013, p. 342-343.
  37. ↑ Rivollet 1963, p. 250.
  38. ↑ Rivollet 1963, p. 250-251.
  39. ↑ Pigeard 2005, p. 244.
  40. ↑ Rivollet 1963, p. 251-252.
  41. 1 2 Rivollet 1963, p. 253.
  42. 1 2 3 4 5 6 7 Six 1934, p. 472.
  43. ↑ Pigeard 2005, p. 245.
  44. ↑ Lachouque 1956, p. 582.
  45. ↑ Chandler 1973, p. 996-997.
  46. ↑ Rivollet 1963, p. 256.
  47. ↑ Griffon de Pleineville 2007c, p. 48-49.
  48. 1 2 3 4 Griffon de Pleineville 2007c, p. 49.
  49. ↑ Rivollet 1963, p. 256-257.
  50. ↑ Biographie du général Louis Friant sur le site d'histoire de la Fondation Napoléon.
  51. ↑ Rivollet 1963, p. 258.
  52. 1 2 3 Oleg Sokolov (préf. Jean Tulard), L'armée de Napoléon, Commios, , 592 p. (ISBN 978-2-9518364-1-9), p. 475.
  53. ↑ « Un golf, une histoire », sur Golf de seraincourt (consulté le )
  54. ↑ Rivollet 1963, p. 259.
  55. ↑ Rivollet 1963, p. 249-250.
  56. ↑ (en) James R. Arnold, Napoleon Conquers Austria : The 1809 Campaign for Vienna, Bloomsbury Publishing, , 278 p. (lire en ligne), p. 154.
  57. ↑ (en) Kevin F. Kiley, Once There Were Titans : Napoleon's Generals and Their Battles, 1800-1815, Greenhill Books, , 320 p. (lire en ligne), chap. 5 (« The combat ends for lack of combatants : the battle of Auerstaedt, 1806 »).
  58. ↑ Rivollet 1963, p. 235-236.
  59. ↑ Rivollet 1963, p. 238.
  60. 1 2 3 Gustave Chaix d'Est-Ange, Dictionnaire des familles françaises anciennes ou notables à la fin du XIXe siècle, volume XIX. For-Fyo, 1927, pages 281-282.
  61. 1 2 3 4 5 6 Base Roglo : arbre généalogique de Louis Friant.
  62. ↑ Griffon de Pleineville 2007c, p. 44.
  63. ↑ Albert Révérend, Armorial du Premier Empire : titres, majorats et armoiries concédés par Napoléon Ier, t. 2, Paris, Bureau de l'annuaire de la noblesse, , 372 p. (lire en ligne), p. 190.

Bibliographie

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  • Natalia Griffon de Pleineville, « Les « Trois immortelles » Gudin-Friant-Morand (3e partie) », Tradition Magazine, Le Livre chez Vous, no 230,‎ , p. 43-50.
  • François-Guy Hourtoulle (ill. André Jouineau), Iéna-Auerstaedt : le triomphe de l'Aigle, Paris, Histoire & Collections, , 120 p. (ISBN 2-915239-75-4).
  • Frédéric Hulot, « Le maréchal Davout », dans Les grands maréchaux de Napoléon, Pygmalion, , 1706 p. (ISBN 978-2-7564-1081-4).
  • Henry Lachouque (préf. Maxime Weygand), Napoléon et la Garde impériale, Paris, Bloud et Gay, , 1114 p..
  • Maurice Leroy, Histoire de Morlancourt, Impr. Yvert, (lire en ligne), p. 420-435.
  • Pierre Miquel, Austerlitz, Albin Michel, (lire en ligne).
  • Alain Pigeard, La Garde impériale, Tallandier, , 637 p. (ISBN 978-2-84734-177-5).
  • Georges Rivollet (préf. général Ruby), Général de bataille Charles Antoine Louis Morand, comte d'Empire - 1771-1835 : généraux Friant et Gudin du 3e corps de la Grande Armée, Paris, J. Peyronnet, , 306 p..
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  • E. E. Théodule, Le Général Friant, Lejeune fils, éditeur-libraire, (lire en ligne).

Liens externes

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