Jean-François Roth
Jean-François Roth, né le à Courtételle (originaire du même lieu), est un homme politique suisse, membre du Parti démocrate-chrétien.
Il est député du canton du Jura au Conseil des États de 1987 à 1994, puis ministre jurassien jusqu'en 2006, à la tête du département de l'économie et de la coopération.
Informations essentielles
| Jean-François Roth | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Ministre jurassien | |
| – | |
| Président | lui-même en 1999 et 2004 |
| Département | Économie et coopération |
| Successeur | Michel Probst |
| Conseiller aux États | |
| – | |
| Législature | 43e et 44e |
| Prédécesseur | Roger Schaffter |
| Successeur | Marie-Madeleine Prongué |
| Député au Parlement jurassien | |
| – | |
| Président | lui-même en 1987 |
| Législature | 1979-1982 à 1987-1990 |
| Biographie | |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Courtételle |
| Nationalité | suisse |
| Parti politique | Parti démocrate-chrétien |
| Diplômé de | Université de Fribourg |
| Profession | avocat |
| modifier |
|
Biographie
modifierOrigines et famille
modifierJean-François Roth naît le à Courtételle[1], alors dans le canton de Berne. Il en est également originaire[1]. Il est fils unique[2].
Son père, Jean-Pierre Roth, est mécanicien ; sa mère, prénommée Marie-Thérèse, est caissière communale[1]. Son père et son grand-père sont membres du Parti démocrate-chrétien[3].
Études et barreau
modifierAprès l'école primaire à Courtételle et secondaire à Delémont, Jean-François Roth obtient au bout de trois ans une maturité de type littéraire à Porrentruy en 1971[1].
Il fait ensuite des études d'histoire puis de droit à l'Université de Fribourg, toutes deux conclues par une licence respectivement en 1976 et en 1981[1]. Sa thèse, non soutenue[4], porte sur le catholicismejurassien après le Kulturkampf[5].
Son brevet d'avocat en poche, il exerce au barreau[6] à Delémont de 1984 à 1994[1].
Parcours politique
modifierEngagé dans la Question jurassienne, Jean-François Roth participe à la fondation des Jeunesses démocrates chrétiennes du Jura, qu'il préside en 1978[1]. Il est député au Parlement du canton du Jura de 1979 à 1987 et le préside la dernière année de sa dernière législature[1].
Il siège au Conseil des États de 1987 à 1994[7], où il est notamment membre des commissions de gestion, de la sécurité sociale et de la santé publique[réf. souhaitée] et président de la Commission des institutions politiques en 1994[8]. En parallèle, il est président du Parti démocrate-chrétien du canton du Jura de 1989 à 1994[1].
En 1994[9], il est élu au Gouvernement jurassien, où il dirige le département de l'économie et de la coopération jusqu'en 2006 et s'occupe en particulier de la Question jurassienne[10]. Il est président du gouvernement en 1999 et 2004[1]. En , il essuie un échec personnel avec le rejet de son projet de relance économique et démographique « Jura, Pays ouvert » par 53,5 % des voix[11].
En 1999, il est candidat au Conseil fédéral. Soutenu par la gauche[12], il sort en tête aux 1er et 2e tours, mais il est finalement éliminé au 5e tour, arrivant derrière Peter Hess, soutenu par la droite, et Joseph Deiss, qui sera finalement élu[13]. En 2001, il est ambassadeur de l'Exposition nationale suisse de 2002[9].
Jean-François Roth annonce sa retraite politique le et quitte le gouvernement jurassien le [5].
Positionnement politique
modifierJean-François Roth fait partie de l'aile chrétienne-sociale de son parti[14]. Il s'oppose notamment en 1994 à la 10e révision de l'AVS[14], qui fait passer l'âge de la retraite des femmes de 62 à 64 ans[15].
Pro-européen, il dépose le [16], soit moins d'un an après le rejet en référendum du projet d'adhésion de la Suisse à l'Espace économique européen, une motion (retirée un an plus tard sous la pression de son parti) visant à ouvrir des négociations en vue d'adhérer à la Communauté européenne[3].
Autres activités
modifierEn , Jean-François Roth est nommé président de Suisse Tourisme par le Conseil fédéral. Il prend également la présidence de la Radio Télévision suisse romande. Il quitte ces deux postes fin 2019[17],[18].
Il préside le Conseil de surveillance de l'Autorité intercantonale de surveillance des jeux d'argent (anciennement Commission fédérale des loteries et paris[19]) depuis le . Depuis 2016, il est également parrain de la Fête de la Tête de Moine[20].
Vie privée
modifierPublication
modifier- Le catholicisime politique jurassien entre libéralisme et ultramontanisme (1873-1896) (préf. Jean-Marie Mayeur), Fribourg, Éditions universitaires,
Notes et références
modifier- 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 Pierre-Yves Donzé et Emma Chatelain, « Roth, Jean-François (1952-) », Dictionnaire du Jura, (consulté le )
- ↑ Ludovic Rocchi, « Un faux désinvolte », Le Nouveau Quotidien, , p. 35 (lire en ligne)
- 1 2 Pierre-André Stauffer, « Un résistant aux paltoquets », L'Hebdo, , p. 14 à 17 (lire en ligne)
- ↑ Denis Barrelet, « Jean-François Roth se profile en « conseiller fédéral » du 3e millénaire » (entretien), Tribune de Genève, , p. 9 (lire en ligne)
- 1 2 Serge Jubin, « Jean-François Roth s'en va, et laisse un Jura au destin modernisé », Le Temps, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ « Jean-François Roth | SRG SSR Rapport de gestion 2019 », sur gb.srgssr.ch (consulté le )
- ↑ « Biographie de Jean-François Roth », sur le site de l'Assemblée fédérale suisse.
- ↑ Agence télégraphique suisse, « Contre les délinquants étrangers », Le Temps, , p. 9 (lire en ligne)
- 1 2 « Jean-François Roth: «Le Jura a besoin d’un nouveau rêve» », Le Temps, (ISSN 1423-3967, lire en ligne, consulté le )
- ↑ « Des silences qui interpellent », Le Temps, (ISSN 1423-3967, lire en ligne, consulté le )
- ↑ « Les Jurassiens referment «Jura, Pays ouvert» », Le Temps, (ISSN 1423-3967, lire en ligne, consulté le )
- ↑ « Élus par défaut », Le Temps, (ISSN 1423-3967, lire en ligne, consulté le )
- ↑ « Élections des successeurs de Flavio Cotti et Arnold Koller », sur www.parlament.ch (consulté le )
- 1 2 Michel Guillaume, « Trublion et visionnaire », L'Hebdo, , p. 17 (lire en ligne)
- ↑ Marine Brunner, « Pourquoi les femmes ont la retraite à 64 ans et pas 65? 5 questions bêtes sur l'AVS », sur Watson (site d'information), (consulté le )
- ↑ Conseil des États, motion no 93.443, « Négociations en vue de l'adhésion de la Suisse à la CE », [lire en ligne (page consultée le 13 septembre 2026)]
- ↑ « Jean-François Roth à la présidence de la RTSR », sur rts.ch, (consulté le )
- ↑ « Deux chapitres se ferment pour Jean-François Roth », sur rfj.ch/rfj, (consulté le )
- ↑ « La retraite active de Jean-François Roth », Le Temps, (ISSN 1423-3967, lire en ligne, consulté le )
- ↑ (fr-CH) www rjb ch, RJB, Radio Jura Bernois, « Tête de Moine : une fête et des opportunités », sur www.rjb.ch (consulté le )
- ↑ Nicolas Verdan, « Jean-François Roth: l’élégance du pouvoir suisse », sur generations-plus.ch, (consulté le )
- ↑ « Commentaire. Sphère privée et non-dit public », Le Temps, (ISSN 1423-3967, lire en ligne, consulté le )
- ↑ « Jura. Jean-François Roth fait sa rentrée politique en blond platine », Le Temps, (ISSN 1423-3967, lire en ligne, consulté le )
- ↑ Serge Jubin, « « S'il avait fait son coming out… » », Le Temps, (ISSN 1423-3967, lire en ligne, consulté le )
Liens externes
modifier- Ressources relatives à la vie publique :