Jean-Jacques Hublin
Jean-Jacques Hublin, né le à Mostaganem (Algérie française), est un paléoanthropologue français. Il est professeur au Collège de France depuis 2021 et membre de l'Académie des sciences depuis 2023. De 2004 à 2021, il a été directeur du département « Évolution de l'homme » de l'Institut Max-Planck d'anthropologie évolutionniste, à Leipzig, en Allemagne, où il dirigeait une équipe d'une quinzaine de chercheurs.
| Directeur de recherche au CNRS | |
|---|---|
| Collège de France |
| Naissance | |
|---|---|
| Nationalité | |
| Formation | |
| Activités |
| A travaillé pour | |
|---|---|
| Directeurs de thèse | |
| Site web | |
| Distinction |
Prix Balzan () |
Jean-Jacques Hublin est surtout connu pour son travail sur les hominines du Pléistocène moyen tel que Néandertal et Homo sapiens, qui comprennent notamment ses découvertes, entre 2007 et 2016, de fossiles d'Homo sapiens au Jebel Irhroud, au Maroc, qui sont à ce jour les plus anciens connus et datés d'environ 300 000 ans. Il se fait connaître du grand public par la publication d'ouvrages sur ce sujet à partir de 2017.
Biographie
modifierJeunesse
modifierJean-Jacques André Hublin est né le à Mostaganem, en Algérie française, où il passe une grande partie de son enfance. Sa famille quitte le pays à la fin de la guerre d'indépendance en 1962. Son adolescence se passe en banlieue nord de Paris.
Formation
modifierJean-Jacques Hublin suit des études de géologie et de paléontologie à l'université Pierre-et-Marie-Curie de Paris, où il reçoit son doctorat en 1978 sous la supervision du professeur Bernard Vandermeersch. C'est aussi dans cette université que le professeur Jean Piveteau lui confie en 1980, une petite mandibule à étudier, Irhoud 3, issue d'un site minier marocain, le site de Djebel Irhoud, situé entre les villes de Marrakech et de Safi. Cette étude donne lieu à une publication en 1981[1].
Début de carrière
modifierLe parcours de Jean-Jacques Hublin associe ensuite la recherche et l'enseignement. Il est successivement attaché de recherche en 1981, chargé de recherche en 1985, puis directeur de recherche en 1993 au CNRS. Il obtient son doctorat d’État (habilitation à diriger des recherches, HDR) en paléoanthropologie en 1991 à l'université Bordeaux-I. Il devient ensuite, en 1994, directeur adjoint de l'URA 49 (URA : unité de recherche associée, c'est-à-dire laboratoire de recherche scientifique associé au CNRS) au centre de recherche anthropologique du Musée de l'Homme, à Paris. Jean-Jacques Hublin a également occupé plusieurs fonctions administratives au sein du CNRS, notamment avec la direction adjointe de la section Archéologie préhistorique, Anthropologie biologique et Sciences des paléoenvironnements, en 2002-2003. Il est nommé en 1999, professeur à l’université Bordeaux-I.
Il enseigne également à l'étranger : à l’université de Californie, à Berkeley en 1992 et à l’université Stanford de 1999 à 2011. Il est nommé professeur honoraire de l’Université de Leipzig, après sa prise de fonction à l'Institut Max-Planck d'anthropologie évolutionniste. De 2010 à 2020, il dispense régulièrement des cours à l’université de Leyde (Pays-Bas)[2].
Institut Max-Planck
modifierJean-Jacques Hublin est de 2004 jusqu'à 2022[3] directeur du département « Évolution de l'Homme » à l’Institut Max-Planck d'anthropologie évolutionniste, à Leipzig, en Allemagne. Il crée lui-même, en 2004, ce département de recherche, qui est doté de moyens significatifs. Il pilote une quinzaine de chercheurs de toutes nationalités qui mènent des recherches dans les domaines les plus divers de la paléoanthropologie[4],[5].
Collège de France
modifier
Depuis 2014, Jean-Jacques Hublin est professeur invité au Collège de France sur la chaire internationale. Il devient titulaire de la chaire Paléoanthropologie en 2021 et inaugure cette chaire le 13 janvier 2022 par une leçon intitulée « Homo sapiens, une espèce invasive »[2].
Il a animé onze cycles annuels de conférences thématiques[6] :
- 2014-2015 : La première sortie d'Afrique ;
- 2015-2016 : Néandertals et Dénisoviens ;
- 2016-2017 : Homo sapiens, l'espèce orpheline ;
- 2017-2018 : Traits de vie et contraintes énergétiques au cours de l'évolution humaine ;
- 2018-2019 : L'Homme prédateur ;
- 2019-2020 : Paléoanthropologie de l'Asie ;
- 2020-2021 : Avant les hommes ;
- 2021-2022 : Spéciation et extinction chez les hominines ;
- 2022-2023 : Reproduction et démographie chez les hominines ;
- 2023-2024 : Chimie des fossiles ;
- 2024-2025 : La mort dans la préhistoire ;
- 2025-2026 : Sapiens remplace Néandertal.
Travaux scientifiques
modifierPaléoanthropologie virtuelle
modifierEn 1992, Jean-Jacques Hublin a publié la première reconstruction numérique d'un fossile humain à partir de plusieurs fragments. Depuis, il a poursuivi le développement de la Paléontologie virtuelle, favorisant l’essor des analyses de morphologie comparée et développementales au cours de l’histoire des hominines fossiles[7].
Origine de Néandertal
modifierAu début de sa carrière, les recherches de Jean-Jacques Hublin traitaient de l'origine des Néandertaliens. Dans les années 1980, il a utilisé les méthodes cladistiques pour démontrer que cette lignée humaine a émergé bien plus tôt qu'on ne le pensait. Ses travaux sont confirmés par la suite avec de nouvelles découvertes, notamment la mise au jour des fossiles de la Sima de los Huesos (Atapuerca, Espagne). Il a également montré qu'aucun des fossiles européens datant de plus de 40 000 ans ne pouvait être rattaché à l'ascendance d’Homo sapiens. Jean-Jacques Hublin propose notamment le « modèle d'accrétion » (accretion model) pour théoriser l'émergence de Néandertal[8]. Ce modèle met l'accent sur le rôle de l'environnement, des fluctuations démographiques et de la dérive génétique dans l'évolution récente des populations humaines. Il a reçu un soutien important des travaux ultérieurs en paléogénétique.
Jebel Irhoud et origine d'Homo sapiens
modifierJean-Jacques Hublin met en avant depuis 2017 la théorie d'une émergence panafricaine des humains modernes, qui ne serait pas limitée à un groupe humain précis, ni localisée dans une région particulière d'Afrique, mais qui serait issue d'un chemin évolutif ayant associé depuis au moins 300 000 ans plusieurs populations du continent africain. Parmi les avantages compétitifs ayant assuré le succès d'Homo sapiens face aux autres espèces humaines du Pléistocène supérieur, Jean-Jacques Hublin met en avant ses capacités cognitives plus avancées en matière de relations sociales, qui auraient permis de constituer des groupes plus nombreux et plus solidaires[réf. nécessaire].
Avec Abdelouahed Ben-Ncer, professeur à l’Institut national des sciences de l'archéologie et du patrimoine (INSAP) à Rabat, il relance à partir de 2004 des fouilles sur le site préhistorique de Jebel Irhoud, au Maroc, découvert en 1960. Ces recherches permettent de mettre au jour de 2007 à 2016, 16 ossements fossiles supplémentaires attribués à Homo sapiens (Irhoud 7 à 22), correspondant à au moins cinq individus distincts[9]. Les résultats de cette campagne de fouilles sont publiés en 2017 avec une datation d’environ 300 000 ans[10]. Cette découverte modifie alors profondément les hypothèses sur l'émergence de notre espèce, Homo sapiens[1],[11]. En 2020, un documentaire d'Olivier Julien (Bellota Films), diffusé sur Arte, retrace les différentes étapes de cette longue campagne de fouilles[12].
Cette documentation de l'origine d'Homo sapiens continue d'être complétée. En 2026, un groupe de scientifiques dirigé par Jean-Jacques Hublin a décrit des homininés vieux de 780 000 ans, découverts à la carrière Thomas (Casablanca, Maroc), qu’ils placent à la base de la lignée ayant conduit à Homo sapiens[13].
Premiers Homo sapiens en Europe
modifierJean-Jacques Hublin a joué un rôle déterminant dans la révision de notre compréhension des premières dispersions d’Homo sapiens en Europe. Il dirige les recherches sur la grotte de Bacho Kiro (Bulgarie)[14] et sur le site d’Ilsenhöhle à Ranis (Allemagne)[15], qui ont livré parmi les plus anciens fossiles d’Homo sapiens connus sur le continent. Ces découvertes ont repoussé de plusieurs millénaires la date de la plus ancienne occupation connue de l’Europe par Homo sapiens, longtemps située après 40 000 ans avant le présent.
Disparition de Néandertal
modifierLes travaux de Jean-Jacques Hublin sur les sites néandertaliens tardifs, tels que ceux de La Roche à Pierrot (Saint-Césaire) et d’Arcy-sur-Cure (France), ont apporté des preuves de l’existence tardive des Néandertaliens en Europe de l’Ouest, après l’arrivée des humains modernes mais de façon contemporaine à l’émergence des techno-complexes du « Paléolithique supérieur » sur le continent. Il a notamment proposé en 1996[16] que le Châtelperronien, industrie lithique associée aux derniers Néandertaliens présents en France et en Espagne, serait le résultat d'une acculturation de l'Homme de Néandertal au contact des premiers Sapiens arrivés en Europe. Cependant, il a depuis lui-même contribué à démontrer qu'en Europe les industries dites "de transition" étaient en fait l'œuvre de populations pionnières d'Homo sapiens[15].
Dénisoviens et Xiahe
modifierJean-Jacques Hublin est l'un des promoteurs de l'idée que bon nombre de fossiles humains trouvés en Chine et datés de la deuxième moitié du Pléistocène moyen sont probablement des Dénisoviens, alors qu'ils ont longtemps été considérés comme des Homo erectus tardifs ou comme des Homo sapiens archaïques. Dans cette hypothèse, Homo erectus aurait disparu de Chine bien avant de disparaitre d'Indonésie.
L’équipe de Jean-Jacques Hublin, est la première, en 2019, à pouvoir analyser des protéines extraites d’une molaire d'une mandibule découverte en 2010 dans une grotte du plateau tibétain, en Chine[17],[18]. L'analyse ADN permet de l'attribuer à l'Homme de Denisova. C'est une autre équipe du même institut Max-Planck qui avait pour la première fois, en 2010, prouvé l'existence de l'Homme de Denisova en Sibérie, contemporain de Néandertal et Sapiens[19].
Ces résultats, mettant en évidence l'existence de Dénisoviens ailleurs en Asie illustrent l'hybridation entre ceux-ci et les Homo sapiens ayant colonisé l'Asie. Ainsi, les Tibétains actuels ont en commun avec l’Homme de Denisova une version particulière du gène EPAS1, caractérisé par une grande concentration d’oxygène dans le sang quand celui-ci se raréfie dans l’air, ce qui permet une meilleure adaptation à la vie en altitude[20].
Associations professionnelles
modifierJean-Jacques Hublin est devenu le premier président de la Société européenne pour l’étude de l’évolution humaine (ESHE), qu'il a cofondée en 2011[2].
Décorations
modifier
Chevalier de la Légion d'honneur ()[21] ;
Commandeur de l'ordre du Mérite intellectuel (Maroc, 2017)[22],[23].
Prix
modifier- Prix international de la Fondation Fyssen 2021 (avec Svante Pääbo)[24]
- Prix Balzan 2023[25]
Publications
modifierOuvrages
modifier- Jean-Jacques Hublin, Biologie de la culture : Paléoanthropologie du genre Homo, Éditions du Collège de France, coll. « Leçons inaugurales du Collège de France » (no 266), , 72 p.
- Jean-Jacques Hublin, Homo sapiens, une espèce invasive, Éditions du Collège de France, coll. « Leçons inaugurales du Collège de France » (no 307), , 72 p.
- Jean-Jacques Hublin, La tyrannie du cerveau : Une nouvelle histoire de l'évolution humaine, Robert Laffont, , 320 p.
- [Hublin & Cohen 1989] Jean-Jacques Hublin et Claudine Cohen, Boucher de Perthes, les origines romantiques de la Préhistoire, Paris, Belin,
- [Hublin & Seytre 2008] Jean-Jacques Hublin et Bernard Seytre, Quand d'autres hommes peuplaient la Terre : Nouveaux regards sur nos origines, Paris, Editions Flammarion, coll. « Champs Sciences », (1re éd. 2008), 268 p. (ISBN 978-2-08-125242-4).
- [Hublin & Richards 2009] (en) Jean-Jacques Hublin et Michael P. Richards, The Evolution of Hominin Diets : Integrating Approaches to the Study of Palaeolithic Subsistence, Dordrecht, Springer, série « Vertebrate paleobiology and paleoanthropology », , 264 p. (résumé, présentation en ligne).
- [Hublin & McPherron 2012] (en) Jean-Jacques Hublin et Shannon P. McPherron, Modern Origins : A North African Perspective, Dordrecht, Springer, série « Vertebrate paleobiology and paleoanthropology », , 244 p. (résumé, présentation en ligne).
- Jean-Jacques Hublin, Biologie de la culture : Paléoanthropologie du genre Homo, Collège de France / Fayard, , 72 p. (ISBN 978-2-7226-0667-8, présentation en ligne).
- Jean-Jacques Hublin, Homo sapiens, une espèce invasive, Collège de France / Fayard, , 80 p. (EAN 9782213721972, présentation en ligne).
- Jean-Jacques Hublin, La Tyrannie du cerveau : Un nouveau récit de l'évolution humaine, Robert Laffont, , 320 pages (ISBN 9782221276365, présentation en ligne).
Contributions
modifier- [Hublin & Tiller 1981] (en) Jean-Jacques Hublin et Anne-Marie Tillier, « The Mousterian juvenile mandible from Irhoud (Morocco) : a phylogenetic interpretation », dans Chris Stringer, Aspects of Human Evolution, Londres, Taylor and Francis, , p. 167–185.
Articles (sélection)
modifier- [Hublin et al. 1996] (en) Jean-Jacques Hublin, Fred Spoor, M. Braun, F. Zonneveld et Silvana Condemi, « A late Neanderthal associated with upper Paleolithic artifacts », Nature, vol. 381, no 6579, , p. 224–226 (DOI 10.1038/381224a0)
- [Coqueugniot, Hublin, Veillon et al. 2004] (en) H. Coqueugniot, Jean-Jacques Hublin, F. Veillon et al., « Early brain growth in Homo erectus and implications for cognitive ability », Nature, vol. 431, no 7006, , p. 299–302 (DOI 10.1038/nature02852)
- Jean-Jacques Hublin, « The origin of Neandertals », Proceedings of the National Academy of Sciences of the United States of America, vol. 106, no 38, , p. 16022–16027 (PMID 19805257, DOI 10.1073/pnas.0904119106)
- [2015] (en) « The modern human colonization of western Eurasia : when and where ? », Quaternary Science Reviews, vol. 118, , p. 194-210 (DOI 10.1016/j.quascirev.2014.08.011, lire en ligne)
- [2015] (en) « Paleoanthropology : How Old Is the Oldest Human ? », Current Biology, vol. 25, no 11, , p. 453-455 (DOI 10.1016/j.cub.2015.04.009, lire en ligne)
- [Hublin, Neubauer & Guntz 2015] (en) Jean-Jacques Hublin, Simon Neubauer et Philipp Gunz, « Brain ontogeny and life history in Pleistocene hominins », Philosophical transactions of the Royal Society of London. Series B, Biological sciences, vol. 370 (1663), (DOI 10.1098/rstb.2014.0062, lire en ligne)
- [Hublin et al. 2017] (en) Jean-Jacques Hublin, Abdelouahed Ben-Ncer, Shara E. Bailey et al., « New fossils from Jebel Irhoud, Morocco, and the pan-African origin of Homo sapiens », Nature, vol. 546, , p. 289-292 (DOI 10.1038/nature22336)
- [Richter, Grün, Hublin et al. 2017] (en) Daniel Richter, Rainer Grün, Jean-Jacques Hublin, Shannon P. McPherron et al., « The age of the hominin fossils from Jebel Irhoud, Morocco, and the origins of the Middle Stone Age », Nature, vol. 546, , p. 293-296 (DOI 10.1038/nature22335)
- [Neubauer, Hublin & Guntz 2018] (en) Simon Neubauer, Jean-Jacques Hublin et Philipp Gunz, « The evolution of modern human brain shape », Science Advances, vol. 4, no 1, , p. 1-8 (DOI 10.1126/sciadv.aao5961, lire en ligne)
- [Chen, Welker, Shen et al. 2019] (en) Fahu Chen, Frido Welker, Chuan-Chou Shen et al., « A late Middle Pleistocene Denisovan mandible from the Tibetan Plateau », Nature, (DOI 10.1038/s41586-019-1139-x, lire en ligne)
- [Hublin, Sirakov, Aldeias et al. 2020] (en) Jean-Jacques Hublin, Nikolay Sirakov, Vera Aldeias et al., « Initial Upper Palaeolithic Homo sapiens from Bacho Kiro Cave, Bulgaria », Nature, (lire en ligne)
- [2021] (en) « How old are the oldest Homo sapiens in Far East Asia ? », Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS), (DOI 10.1073/pnas.2101173118, lire en ligne)
- Jean-Jacques Hublin, Nikolay Sirakov, Vera Aldeias, Shara E. Bailey, Edouard Bard, Vincent Delvigne et al., « Initial Upper Palaeolithic Homo sapiens from Bacho Kiro Cave, Bulgaria », Nature, vol. 581, no 7808, , p. 299–302 (DOI 10.1038/s41586-020-2259-z)
Notes et références
modifier- 1 2 Hervé Morin, « La découverte qui bouleverse l’histoire d’Homo sapiens », Le Monde, (lire en ligne)
- 1 2 3 « Jean-Jacques Hublin. Biographie », sur le site du Collège de France
- ↑ « Jean-Jacques Hublin »
, sur Max Planck Institute for Evolutionary Anthropology (consulté le ) - ↑ Hervé Morin, « Leipzig, nouvelle Mecque de l'anthropologie évolutive », Le Monde, (lire en ligne)
- ↑ (en) G. Vogel, « Aufbau Ost : Max Planck’s East German Experiment », Science, vol. 326, no 5954, , p. 788–791 (DOI 10.1126/science.326_788)
- ↑ Collège de France, voir les vidéos en ligne
- ↑ David Kalvin, Dennis Dean, Jean-Jacques Hublin et Marc Braun « Visualization in anthropology: reconstruction of human fossils from multiple pieces » () (DOI 10.5555/949685.949759).
— « (ibid.) », dans Computer Science, p. 1–14. - ↑ Jean-Jacques Hublin, « The origin of Neandertals », Proceedings of the National Academy of Sciences of the United States of America, vol. 106, no 38, , p. 16022–16027 (PMID 19805257, DOI 10.1073/pnas.0904119106)
- ↑ « Les Aventuriers de l'archéologie : écouter le podcast et replay », sur France Culture (consulté le )
- ↑ Jean-Jacques Hublin, Abdelouahed Ben-Ncer, Shara E. Bailey et al., « New fossils from Jebel Irhoud, Morocco and the pan-African origin of Homo sapiens », Nature, vol. 546, , p. 289–292 (DOI 10.1038/nature22336)
- ↑ « Jean-Jacques Hublin, l'anthropologue qui a découvert les plus vieux fossiles d'Homme moderne », Le Point, (lire en ligne)
- ↑ « HOMO SAPIENS, LES NOUVELLES ORIGINES – Bellota Films » (consulté le )
- ↑ Jean-Jacques Hublin, David Lefèvre, Simone Perini et al., « Early hominins from Morocco basal to the Homo sapiens lineage », Nature, vol. 649, , p. 902–908 (DOI 10.1038/s41586-025-09914-y)
- ↑ Jean-Jacques Hublin, Nikolay Sirakov, Vera Aldeias, Shara E. Bailey, Edouard Bard, Vincent Delvigne et al., « Initial Upper Palaeolithic Homo sapiens from Bacho Kiro Cave, Bulgaria », Nature, vol. 581, no 7808, , p. 299–302 (DOI 10.1038/s41586-020-2259-z)
- 1 2 Despina Mylopotamitaki, Manuel Weiss, Helen Fewlass et al., « Homo sapiens reached the higher latitudes of Europe by 45,000 years ago », Nature, vol. 626, , p. 341–346 (DOI 10.1038/s41586-023-06923-7)
- ↑ Jean-Jacques Hublin, Fred Spoor, Marc Braun et al., « A late Neanderthal associated with upper Paleolithic artefacts », Nature, vol. 381, , p. 224–226 (DOI 10.1038/381224a0)
- ↑ Fahu Chen, Frido Welker, Cheng-Han Shen, Shara E. Bailey, Ines Bergmann, Simon Davis et al., « A late Middle Pleistocene Denisovan mandible from the Tibetan Plateau », Nature, vol. 569, no 7756, , p. 409–412 (DOI 10.1038/s41586-019-1139-x)
- ↑ Fahu Chen, Huan Xia, Zhenxiu Jia et Dongju Zhang, « Earliest hand- and footprint art indicates that Denisovans may have occupied the interior of the high-altitude Tibetan Plateau since 200 thousand years ago », Science China Earth Sciences, vol. 65, no 4, , p. 769–772 (DOI 10.1007/s11430-021-9899-y)
- ↑ Natacha Triou, « L'Homme de Denisova : le premier Tibétain? », sur France Culture, (consulté le )
- ↑ Xinjun Zhang, Kelsey E. Witt, Mayra M. Bañuelos, Amy Ko, Kai Yuan, Shuhua Xu, Rasmus Nielsen et Emilia Huerta-Sanchez, « The history and evolution of the Denisovan-EPAS1 haplotype in Tibetans », Proceedings of the National Academy of Sciences of the United States of America, vol. 118, no 22, , e2020803118 (DOI 10.1073/pnas.2020803118)
- ↑ Légifrance, promotions du 1er janvier 2019, Ministère de la recherche, de l'enseignement supérieur et de l'innovation, voir en ligne
- ↑ « Jean-Jacques Hublin », sur fesfestival.com
- ↑ « Award ceremony in Morocco », sur eva.mpg.de,
- ↑ « Prix international - fyssen », sur fyssen (consulté le ).
- ↑ Prix Balzan 2023, site college-de-france.fr, 12 septembre 2023.
Voir aussi
modifierArticles connexes
modifierLiens externes
modifier- « Le cerveau, moteur de l’épopée du genre humain », L'Entretien archéologique, France Culture, .
Bases de données et dictionnaires
modifier- Site officiel
- Ressources relatives à la recherche :
- Ressource relative à la littérature :
- Ressource relative à plusieurs domaines :