Jean-Louis Descours

homme d'affaires français

Jean-Louis Descours, né à Sainte-Sigolène (Haute-Loire) et mort le à Puget (Vaucluse)[1], est un homme d'affaires français, principalement connu pour avoir dirigé le groupe de chaussures André pendant plusieurs décennies. Entré dans l'entreprise en 1947, il en devient Président Directeur Général en 1960 et demeure à sa tête jusqu'en 1996. Il préside ensuite son conseil de surveillance jusqu'en 2000[2].

Jean-Louis Descours
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Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 96 ans)
Puget (Vaucluse)Voir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Nom de naissance
Jean Louis Marie DescoursVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités

Sous sa direction, le groupe André connait une expansion et diversifie ses activités, notamment avec le développement des enseignes La Halle aux Chaussures et la Halle aux Vêtements. Parallèlement, Jean-Louis Descours développe avec sa famille, la holding EPI et acquiert en 1974 la manufacture de chaussures J.M. Weston.

Biographie

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Famille et enfance

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Jean-Louis Descours est issu d'une famille modeste de la Haute-Loire de cultivateurs et d'artisans de tissage à domicile[3]. Son père, Jean-Louis Descours (1888-1973) apprenti puis compagnon horloger devient secrétaire de mairie à Sainte-Sigolène, ce qui constitue alors dans la famille une ascension sociale[3]. Son grand-père, Eustache Descours, né le 26 juillet 1852 à Saint-Étienne, passementier, est le fils de Jean-Louis Descours, menuisier, né le 6 novembre 1824 à Saint-Pal-de-Mons en Haute-Loire[4]. Sa mère, Marie Massart tient un petite commerce de bazar à Sainte-Sigolène[3].

À 13 ans, quand éclate la crise de 1929, il aide sa mère à développer son commerce de bazar et pendant quatre ans il parcourt les campagnes de la Haute-Loire pour y vendre les premières bouteilles de butane, du linoléum et installer sur les toits de nouvelles antennes de TSF[5]. Le soir, il prépare une licence en droit par correspondance[5].

Carrière

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En 1938, Jean-Louis Descours quitte le magasin familial pour entrer dans l'administration des finances[5].

Il entre chez le chausseur André en 1947. À la mort de Georges Lévy en 1960, il est choisi pour diriger le groupe, en préférence à l'un des membres de la famille Lévy, fondatrice de l'entreprise[6].

Sous sa présidence, le groupe André connaît une forte croissance : au début des années 1960, la marque assure 2 ou 3 % de la production de chaussures en France[6]. « Visionnaire et audacieux », il crée les enseignes discount « La Halle aux chaussures » et « La Halle aux vêtements »[7] Diversifiant les activités du groupe, il rachète notamment les entreprises Kookaï et Pataugas[6].

Après la prise du groupe André par des investisseurs américains, il acquiert plusieurs palaces en Suisse[8].

En 1974, il fonde la holding Européenne de participations industrielles.

Il était aussi très assidu au jeu de bridge, où il lui est arrivé de traiter des affaires avec Antoine Bernheim[9]. Il a pris une participation avec José Damiani dans la société qui gère la revue Le Bridgeur en 1988[10].

Il est enterré dans le cimetière de Sainte-Sigolène.

Ouvrages

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Notes et références

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  1. ↑ État civil sur le fichier des personnes décédées en France depuis 1970
  2. ↑ « Treize nouvelles personnalités entrent au bureau du C.N.P.F. », Le Monde,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne, consulté le )
  3. 1 2 3 Jean-Louis Descours, Les pieds sur terre, Albin Michel, 2002, page 22.
  4. ↑ Registre des naissances de Saint-Étienne, 26 juillet 1852, acte de naissance d’Eustache Descours.
  5. 1 2 3 Gabriel Milési, Les dynasties du pouvoir de l'argent, Maule, 2011 page 116.
  6. 1 2 3 Jean-Noël Caussil, « Disparition de Jean-Louis Descours, emblématique patron d’André », LSA, (consulté le )
  7. ↑ Nécrologie du Point, no 2130, 11 juillet 2013, p. 28
  8. ↑ « Jean-Louis Descours le fantôme des palaces », Libération, (consulté le )
  9. ↑ Les Échos, 1/9/1998
  10. ↑ Rétrospective par Karine Meyer-Naudan
  11. ↑ Fiche Sudoc.
  12. ↑ Fiche Sudoc.
  13. ↑ Fiche Sudoc ; Rencontre avec Didier Testot à l'occasion de la publication de son ouvrage Entreprendre à grands pas.

Voir aussi

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