Jean-Marc Connerotte
Jean-Marc Connerotte, né en 1948 à Neufchâteau en Belgique, est un juge d'instruction belge, connu pour son rôle dans l'affaire Dutroux.
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Biographie
modifierAvant de s'engager au barreau de Tournai en 1979[1], Jean-Marc Connerotte a enseigné le français en Australie pendant trois ans. Après Tournai, il devient magistrat dans sa ville natale[2].
En 1994, lors de l'enquête sur l'assassinat d'André Cools, il est dessaisi de l'instruction par la Cour de cassation en raison de conflit de compétence entre le tribunal de Liège et de Neufchâteau[3],[4].
Le , il est dessaisi par la cour de cassation, pour avoir assisté à un « souper spaghettis » de soutien aux victimes de Marc Dutroux[5], soirée ayant eu lieu le [6]. Son dessaisissement par la magistrate Éliane Liekendael provoque une polémique médiatique en raison de l'affaire Dutroux, qui émeut toute la Belgique[7] et fait de lui un chevalier blanc[8], appellation qui est confortée par les paroles de Carine Russo, la maman de Mélissa, prononcées lors de la marche blanche qui a lieu peu de temps après : « Nous avons cru que l’institution judiciaire allait nous aider. Nous avons dû déchanter. Jusqu’au jour où un juge a bien voulu considérer nos enfants comme des princesses à sauver »[9].
Jean-Marc Connerotte est retraité en 2015 et vit aujourd'hui à Florenville, dans le village de Lacuisine[10].
Thèses
modifierSelon Connerotte, la protection rapprochée dont il fit l'objet lors de l'affaire Dutroux, sous le prétexte qu'un « contrat » (d'assassinat) était sur lui, n'était présente que pour le surveiller et le mettre sous pression ; il en donne pour preuve qu'au moment de son dessaisissement, la protection fut levée[5].
Il affirme que sa tentative de perquisition de l'ancienne Brigade de surveillance et de recherche pour rechercher des éléments sur Michel Nihoul s'est heurtée à des réticences[5].
Connerotte se dit convaincu de l'implication de Michel Nihoul dans l'enlèvement de Laetitia Delhez[5], jusqu'à être le cerveau de l'opération[11].
Notes et références
modifier- ↑ Qu'est-il devenu ? Jean-Marc Connerotte, par Michel Petit, 14 août 2003, Le Soir.
- ↑ R.P., « Connerotte, "petit juge" et héros », La Libre Belgique, Bruxelles, Groupe IPM, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ RTBF Actus, « Mobile, commanditaires… 30 ans après l’assassinat d’André Cools à Liège, une part de mystère demeure », sur RTBF, (consulté le )
- ↑ Jean de La Gueriviere, « Quatre proches d'un ancien ministre arrêtés dans l'enquête sur l'assassinat d'André Cools en Belgique », Le Monde, (lire en ligne, consulté le )
- 1 2 3 4 https://www.dhnet.be/infos/faits-divers/article/95839/les-larmes-du-juge-connerotte.html Les larmes du juge Connerotte, 05/3/2004, par Michaël Kaibeck, La Dernière heure.
- ↑ Les manifestations se sont multipliées dans le pays. Affaire Dutroux: la Belgique soutient le juge dessaisi., 15 octobre 1996, par EPHIMENCO Sylvain, Libération.
- ↑ (en) « Belgium’s first ever woman prosecutor-general dies », sur The Brussels Times (consulté le )
- ↑ Marc Hooghe et Gita Deneckere, « La Marche Blanche de Belgique (octobre 1996) : un mouvement de masse spectaculaire, mais éphémère », Le Mouvement Social, Paris, La Découverte, nos 202/1, , p. 153-164 (ISSN 0027-2671, lire en ligne, consulté le ).
- ↑ Jean-François Noulet et Belga, « Il y a 25 ans, la "Marche blanche" rassemblait plus de 300.000 personnes à Bruxelles », sur RTBF, (consulté le ).
- ↑ Charlotte Van Breusegem, « "Dutroux ne sortira jamais de prison" : Jean-Marc Connerotte, le juge d'instruction dessaisi, revient sur l'affaire 30 ans plus tard », sur lavenir.net, (consulté le )
- ↑ Belgium's silent heart of darkness, Olenka Frenkiel, 5 mai 2002, The Guardian.