Jean-Marie Aimot
Marius Victor Jean Aimot, dit Jean-Marie Aimot ou J. M. Aimot, né le à Saint-Ouen-sur-Seine et mort le dans le 14e arrondissement de Paris, est un écrivain, critique, biographe, traducteur, journaliste et homme politique français.
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Biographe, journaliste, écrivain, traducteur littéraire |
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Biographie
modifierCarrière politique
modifierPartisan d'un régime autoritaire pour la France, Jean-Marie Aimot écrit dans les colonnes de L’Ami du peuple et adhère au parti franciste en 1933. À la dissolution de ce mouvement, il rejoint le Parti populaire français de Doriot, qui lui confie l'Union de la Jeunesse populaire française[1] en 1936, et devient membre du comité central l'année suivante[2]. Mobilisé dans une unité de DCA de la région parisienne, il fuit en 1940 devant l'avance allemande et parvient en Lozère sans s’être jamais battu[3]. Il est ainsi rendu à la vie civile à l'automne 1940. Sous l'Occupation, il dirige notamment le Service français du film documentaire[4] et réalise, entre autres, « Une Journée de travail de Pierre Laval » (1942).
Il a collaboré à Défense de l'Occident[5] et fonde en 1966 Les Amis du socialisme français et de la Commune.
Carrière littéraire
modifierOutre divers travaux biographiques, il est notamment l’auteur de Nos mitrailleuses n'ont pas tiré, qui obtient en 1941 le prix des Deux Magots[6]. On compte également parmi ses œuvres Raoul Champrond, roman récompensé par le grand prix Balzac en , organisé par Henry Jamet des éditions Balzac — c'est-à-dire la maison Calmann-Lévy, aryanisée[7] — et doté de 100 000 francs[8].
Après 1952, il écrit dans le journal d'Henri Massis et Maurice Bardèche Défense de l'Occident et rejoint l’Union des intellectuels indépendants[9]. Il fonde en 1966 Les Amis du socialisme français et de la Commune.
Ses œuvres biographiques portent en particulier sur Emmanuel Mané-Katz et sur Henry Morton Stanley.
Bibliographie sélective
modifier- Lilian Harvey (1932) - biographie
- Mané-Katz (1933) - biographie
- Nos mitrailleuses n'ont pas tiré : journal d'une section de D.A.T. (1941) - récompensé par le prix des Deux Magots la même année
- Raoul Champrond (1944) - roman récompensé par le prix Balzac des éditions Balzac la même année
- Stanley, le dernier conquistador (1951) - biographie sur Henry Morton Stanley
- Drieu la Rochelle - témoignages et documents (1958) - biographie sur Pierre Drieu la Rochelle
Notes et références
modifier- ↑ Jean-Paul Brunet, « Un fascisme français : le Parti populaire français de Doriot (1936-1939) », Revue française de science politique, 33ᵉ année no 2, , p. 255-280 (DOI 10.3406/rfsp.1983.394065)
- ↑ M. Winock, Nationalisme, antisémitisme et fascisme en France, éd. du Seuil, , 432 p. (ISBN 2020655209).
- ↑ D'après son propre récit autobiographique de 1941.
- ↑ Jean-Pierre Bertin-Maghit (préf. Marc Ferro), Les Documenteurs des années noires : Documentaires de propagande en France 1940-1944, Nouveau monde, , 288 pages (ISBN 2847360441), p. 54.
- ↑ « REFLEXes - Troisième Voie », sur samizdat.net (consulté le ).
- ↑ Liste des lauréats du Prix des Deux Magots.
- ↑ « Résultat(s) de la recherche dans la Chronologie de l’Édition Française », sur www.editionfrancaise.com (consulté le )
- ↑ « Jean-Marie Aimot », sur books.google.fr (consulté le ).
- ↑ Jérôme Cotillon, Ce qu’il reste de Vichy, Paris, Armand-Colin, , 252 p. (ISBN 2200263821).
- (en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « J.M. Aimot » (voir la liste des auteurs).