Jean-Maxime Lévêque
Jean-Maxime Lévêque (né à Paris le et mort à Paris le [1]) est un banquier et haut fonctionnaire français. Il est le créateur de la banque IBI, dont la filiale française est la banque IBSA.
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Fonctionnaire, banquier |
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Biographie
modifierÉnarque (promotion Union-Française, 1948)[2] et inspecteur des finances, il fut conseiller du général de Gaulle au sein du Secrétariat général de la Présidence de la République.
PDG de la banque CCF de 1976 à 1982, il est limogé de ses fonctions en raison du retour de la gauche au pouvoir.
Il fonde en 1982 une officine baptisée l'Union Nationale Initiative et Responsabilité (UNIR), marquée à droite et professant un libéralisme militant. Lévêque publie peu après deux ouvrages de la même eau : Dénationalisations, mode d'emploi (Albin Michel, 1985) et En première ligne (Albin Michel, 1986).
En 1983, il fonde l'établissement International Bankers Incorporated (IBI) au Luxembourg, avant d'être rappelé à la tête du Crédit lyonnais de 1986 à 1988[3].
La branche française d'IBI, International Bankers SA (IBSA) défraye la chronique dans les années 1990. Plusieurs cadres de la filiale sont placés en détention dans le cadre d'une enquête sur des abus de bien sociaux liés à une opération immobilière, mais le dossier comporte également un volet judiciaire, au sujet de commissions occultes[3].
En 1997, il est mis en examen avec six autres personnes par les juges Gérard Giudicelli puis Eva Joly dans le dossier de la banque luxembourgeoise IBSA (International Bankers SA), alors filiale du Crédit lyonnais. Jean-Maxime Lévêque est incarcéré plusieurs mois à la maison d'arrêt de la Santé, à Paris, avant d'être finalement disculpé.
Il présida ensuite la Banque de l’Union maritime et financière, filiale française de la banque italienne BPN (Banco Popolare di Novara), l'un des bailleurs de fonds de Giancarlo Paretti dans son rachat de la MGM et un partenaire de longue date de la SASEA.
Vie privée
modifierIl est le petit-fils de l'astronome Félix Tisserand.
Décorations
modifierLe , Jean-Maxime Lévêque est nommé au grade de chevalier dans l'ordre national de la Légion d'honneur, au titre d'« inspecteur des finances, secrétaire général du conseil national du crédit ; 20 ans 4 mois de services civils et militaires »[4], puis est fait chevalier de l'ordre le [5]. Il est promu au grade d'officier le , au titre de « vice-président directeur général de banque »[5].
Le , il est nommé au grade de commandeur dans l'ordre national du Mérite, au titre de « président directeur général de banque ; 32 ans de services civils et militaires et d'activités professionnelles »[6].
Le , il est nommé au grade de chevalier de l'ordre de l'Étoile noire, au titre d'« inspecteur des finances, conseiller technique au secrétariat général de la présidence de la République, Paris »[7].
Ouvrages
modifierPrix
modifier- Prix Renaissance de l'économie 1983[8].
Références
modifier- ↑ Relevé des fichiers de l'Insee
- ↑ « Les comités d'entreprises : conclusions à l'étude de leur fonctionnement dans un département français / Jean Maxime Leveque - Sudoc », sur sudoc.fr (consulté le ).
- 1 2 Deux ex-dirigeants de la filiale IBSA sont écroués, Libération, 16 mars 1995
- ↑ « Journal officiel de la République française n°0088 du 14 avril 1964 page 3346 » [PDF], sur Légifrance (consulté le )
- 1 2 « Journal officiel de la République française n°0162 du 13 juillet 1975 page 7241 » [PDF], sur Légifrance (consulté le )
- ↑ « Journal officiel de la République française n°0280 du 3 décembre 1977 (numéro complémentaire) page 8019 » [PDF], sur Légifrance (consulté le )
- ↑ « Bulletin officiel des décorations, médailles et récompenses n°1 du 16 janvier 1963 page 3 » [PDF], sur Légifrance (consulté le )
- ↑ « Prix Renaissance des arts », sur cerclerenaissance.info.