Jean-Philippe Uzan

astrophysicien français

Jean-Philippe Uzan, né en 1969[1], est un cosmologiste français, directeur de recherche au Centre national de la recherche scientifique.

Jean-Philippe Uzan
Jean-Philippe Uzan en 2015.
Fonction
Directeur de recherche au CNRS
Biographie
Naissance
Nom de naissance
Jean-Philippe Maurice UzanVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Université Paris-Sud (doctorat) (jusqu'en )Voir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Autres informations
A travaillé pour
Maître
Directrice de thèse
Distinctions

Biographie

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Ancien élève de l’École nationale supérieure des mines de Paris, il a obtenu un DEA de physique théorique puis réalisé une thèse[2] (soutenue en 1998) au Département d’astrophysique relativiste et de cosmologie (DARC) à l’observatoire de Meudon sous la direction de Nathalie Deruelle. Après un post-doc au Département de physique théorique de l’université de Genève pendant lequel il travaille avec Ruth Durrer, il est recruté en 1999 au CNRS (section 02) et affecté au laboratoire de physique théorique de l'université de Paris XI à Orsay. En 2005, il est affecté à l'institut d'astrophysique de Paris (IAP) et nommé directeur de recherche en 2009.[réf. souhaitée]

Il est spécialiste de gravitation et cosmologie relativiste et a publié plus de 150 articles dans des revues à comité de lecture[3]. Il a reçu plusieurs prix dont le prestigieux Prix Georges-Lemaître en 2015. Il est éditeur adjoint de la revue Foundation of Physics[4].

De à , il a été le directeur adjoint de l'Institut Henri-Poincaré (IHP)[5] et est actuellement Professeur affilié au Yukawa Institute for Theoretical Physics de l'université de Kyoto[6].


Il est l'un des conférenciers d'honneur invité pour la séance publique de la 26e réunion de la Conférence générale des poids et mesures (CGPM) le jour du vote de la révision historique du Système International d'unités le à Versailles[7].

Recherche

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Jean-Philippe Uzan est spécialiste de gravitation et de cosmologie relativiste. Il a travaillé sur plusieurs aspects en relation avec la cosmologie primordiale et la cosmologie observationnelle.

Il a développé de nombreux tests de la relativité générale aux échelles astrophysiques et cosmologiques. L’étude des constantes fondamentales[8] offre un test du principe d’équivalence au cœur de la théorie de la gravitation d’Einstein. Cette réflexion sur la nature des constantes et de leurs liens aux unités de mesure lui a permis de participer à la réflexion sur la redéfinition du Système métrique de 2018 et d'être invité à participer à l'étude internationale sur la possible redéfinition de la seconde[9]. Il a par ailleurs établi plusieurs contraintes sur leur variation en particulier à partir de la nucléosynthèse primordiale[10], du fond diffus cosmologique[11], des étoiles de population III[12] ou de l'expérience MICROSCOPE[13]. Il a étudié les théories tenseur-scalaires, alternatives potentielles à la relativité générale, et leur signature en cosmologie (nucléosynthèse primordiale, fond diffus cosmologie et grande structure). En 2001, il a proposé, avec Francis Bernardeau du CEA, le premier test[14],[15] de la relativité générale aux échelles cosmologiques.

En cosmologie observationnelle, il a travaillé sur la nucléosynthèse primordiale, le fond diffus cosmologique, les grandes structures, les effets de lentilles gravitationnelles et le fond diffus d’ondes gravitationnelles[16]. Il a en particulier obtenu la première prédiction du spectre de puissance du fond stochastique d'ondes gravitationnelles d'origine astrophysique et de ses corrélations avec la distribution de galaxies et les effets de cisaillements gravitationnels[17]. Avec Julien Larena et Pierre Fleury, il a proposé une nouvelle approche (Stochastic lensing) des effets des structures à petite échelle sur les effets de lentilles gravitationnelles en cosmologie[18] ainsi qu’une solution du problème de Ricci-Weyl[19].

Il a proposé divers tests des hypothèses sur lesquelles repose le modèle standard de la cosmologie[20]. En 2008, avec George F. R. Ellis et Chris Clarkson, il a proposé un test du principe copernicien[21] puis, avec Cyril Pitrou et Thiago Pereira, un test de l’isotropie de l’expansion de l’Univers[22], ainsi que plusieurs tests de la relation de dualité de distances. Il a aussi étudié la topologie de l'Univers et obtenu de nombreuses contraintes sur la taille et la forme de l’Univers[23]. Comme il l'explique dans son livre Big Bang (2018) l'objectif de cet ensemble de tests des fondements du modèle de passer d'une cosmologie de précision à une cosmologie de justesse.

Dans le domaine de la cosmologie primordiale, il a aussi obtenu des résultats concernant la non-gaussianité des grandes structures, que ce soit pendant l'inflation[24] ou engendrées par la dynamique non-linéaire (en particulier pour leurs signatures observationnelles sur le fond diffus cosmologique[25]), ainsi que sur la théorie des perturbations dans des espaces-temps non isotropes (du type Bianchi I[26],[27]). Avec Lev Kofman et Francis Bernardeau, il a proposé une extension de l’inflation menant à une modulation des perturbations pendant la phase de réchauffement[28].

Avec Shinji Mukohyama, il a construit un modèle spéculatif permettant de considérer le temps comme un phénomène émergent[29]. Sur cette base, ils proposent dans un article intitulé The emergent Big Bang scenario[30] une vision nouvelle d’un univers en expansion sans singularité cosmologique (i.e. sans Big Bang). Selon ce modèle, notre univers ne serait qu’une île lorentzienne d’un espace-euclidien à 4 dimensions qui peut contenir de nombreuses autres, avec éventuellement des directions temporelles différentes. Les auteurs soulignent que leur mécanisme est analogue au mécanisme de Higgs: selon ce dernier, c’est l’interaction des champs de matière avec le boson de Higgs qui rend compte de leur masse, alors que dans ce modèle, c’est leur interaction avec un nouveau champ scalaire qui est à l’origine de l’émergence d’une notion de temps pour la matière.

Avec Cyril Pitrou, il propose que la tension de Hubble pourrait être résolue si la gravitation entre les particules de matière noire diffère légèrement de celle entre les particules de matière ordinaire[31]. Dans ce modèle, le principe d'équivalence entre matière ordinaire et matière noire n'est plus satisfait.

Prix et distinctions

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Hommages

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  • 2020 : L'astéroïde (35391) Uzan, de km de diamètre, porte son nom[1],[37].
  • 2016 : Le compositeur Fabien Waksman lui dédie le quintette pour quatuor à cordes et piano « Le Baiser de la mort »[38].
  • 2016 : L’arboretum du Val des Dames de Gretz-Armainvilliers l’honore par la plantation d’un arbre (peuplier baumier de Chine) le .[réf. souhaitée]

Enseignement

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Jean-Philippe Uzan a enseigné principalement la relativité générale et la cosmologie. Il a été chargé de TD (Travaux Dirigés) en relativité au DEA de Physique Théorique de l’École Normale Supérieure de 1996 à 1998 puis de 2001 à 2003, ainsi qu’à l’université de Genève (1999-300). Il a enseigné la cosmologie au M2 de Physique Théorique de l’ENS de 2007 à 2010. Il a aussi enseigné la physique (relativité restreinte, mécanique quantique, physique statistique et physique nucléaire) à l’École nationale supérieure des mines de Paris de 2007 à 2010. Il enseigne aussi régulièrement dans des écoles internationales.

Ses cours ont été la base de deux monographies, publiées initialement en français et traduites en anglais par Oxford University Press, l’une de cosmologie (2005) avec Patrick Peter et la seconde sur les théories de la relativité avec Nathalie Deruelle (2015).

Il enseigne[39] régulièrement en Afrique dans les centres du réseau AIMS dont il est membre du comité scientifique consultatif depuis 2014.

Institut Henri-Poincaré

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De 2013 à 2017 il a été le directeur adjoint de l’institut Henri-Poincaré auprès de Cédric Villani. Dans ce cadre, il s’est investi pour l’extension de l’institut et la création de la Maison des Mathématiques contenant, entre autres, un musée des mathématiques[40]. Il a écrit avec Cédric Villani et Vincent Moncorgé l’ouvrage « La Maison des Mathématiques » (2015) décrivant la vie de l’institut et dirigé l’ouvrage collectif « Modèles mathématiques » (2017) décrivant la collection de modèles de la bibliothèque de l’IHP. Pendant 4 ans, il a aussi programmé et animé, avec Quentin Lazzarotto et Cédric Villani, le ciné-club[41] mensuel de l’IHP « Univers Convergents » au cinéma le Grand Action.

En 2015, pour l'anniversaire des 100 ans de la publication de la théorie de la Relativité Générale d'Einstein, dont Jean-Philippe Uzan est un spécialiste, il a co-écrit et présenté le documentaire Einstein et la Relativité générale, une histoire singulière. Réalisé par le cinéaste Quentin Lazzarotto, le film fait apparaître de grands chercheurs internationaux comme Jocelyn Bell-Burnell, Roger Penrose, Thibault Damour, ou Carlo Rovelli[42].

Diffusion des connaissances

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Jean-Philippe Uzan s’investit depuis sa thèse dans la diffusion des connaissances. Il a donné plus d’une centaine de conférences grand public[43], développé des projets pédagogiques dans le cadre scolaire et écrit deux livres pour enfants. Il a contribué à plusieurs ouvrages collectifs et écrit plusieurs livres de vulgarisation ainsi qu’un documentaire sur la relativité générale.

Depuis 2003, il est membre du comité de programmation du festival d’Astronomie de Fleurance[44] auquel il participe régulièrement. En 2006, avec Roland Lehoucq et Elisabeth Vangioni il propose le premier festival astro-jeune. En 2017, il imagine pour la clôture du festival une conférence entre science, art et littérature complètement dans noir, accompagné de ses deux enfants[45]. Le spectacle a été ensuite joué aux Théâtre de la Ville (, 2 représentations) et à Beyrouth[46].

En 2017, il est élu secrétaire général de l'Uranoscope de France, une association visant à développer les relations entre astronomes, professionnels ou non, à travers le monde. Il s'implique activement aux côtés de l'association "Les p'tits cueilleurs d'étoiles"[47] créée par Sylvain Bouley pour amener le ciel aux enfants hospitalisés. Avec ce collectif, il est aussi à l’origine de l’événement On the Moon Again[48] qui a invité les possesseurs de télescopes à sortir dans la rue pour faire observer notre satellite au grand public. L’opération a été un succès mondial, suivie par 77 pays et plus de 1300 sites d’observation dans le monde.

Il est le parrain[49] du 19e Salon des jeux Mathématiques, organisé par le Comité International des Jeux Mathématiques (CIJM) place Saint-Sulpice en et des éditions 2024 et 2025 du International Congress of the Astronomical Youth[50].

Il est à l’origine du projet Sanctuary[51] visant à déposer sur la Lune, sur le lieu même où Apollo 17 avait aluni, un sanctuaire des connaissances de l'humanité gravé sur des disques de saphir. Ce projet piloté par Benoit Faiveley a d'abord été développé par un collectif constitué de Nathalie Besson, Martin Krzywinski, Roland Lehoucq, Emmanuel Pietriga, Jean-Sébastien Steyer et Jean-Philippe Uzan. L'objet de 800 grammes sera accueilli par le module lunaire ALINA développé par l'équipe allemande du PTS[52]. Après plusieurs années de travail, Sanctuary a obtenu un parternariat de collaboration avec la NASA, le soutien de l'UNESCO et le patronage de la présidence de la République. Il s'est élargi pour faire intervenir un large spectre de contributeurs. Jean-Philippe Uzan rappelle la genèse et l'évolution du projet lors de la conférence de presse de lancement le à l’Unesco[53]. La mission devrait être constituée de 24 disques et être déposée par une des missions lunaires étatsuniennes du Programme Artemis.

En 2019, il propose à la Mairie de Paris d’utiliser la Tour Eiffel comme un gnomon. Avec Denis Savoie, il réalise pour la conférence TimeWorld[54] un cadran solaire dont la Tour Eiffel est le style. Les deux chercheurs proposent[55] à la Mairie de Paris de matérialiser au sol l’ombre méridienne de la Tour Eiffel pour que l’on puisse venir voir chaque jour midi solaire de la Tour. Ce geste redonnerait à la Tour une fonction horaire qu’elle avait avec le canon de midi.

Dans le cadre de la Société astronomique de France et sur l'invitation de l'association malgache Haikintana il s'investit dans la création du Festival d'astronomie Madagascar sous les étoiles[56] principalement en compagnie de Sylvain Bouley et David Baratoux. Entre 2023 et 2025, il travaille avec les enfants de l'École du Monde de Besely et crée chaque année une pièce de théâtre sur des thèmes scientifiques[57].


Travail avec des artistes

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Jean-Philippe Uzan travaille à développer des projets ou créer des univers avec plusieurs artistes. Il explique sa vision de ce genre de collaborations et de la porosité entre arts et sciences sur France Inter dans l’émission les Savanturiers[58] (2017).

Théâtre

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De 2005 à 2010, il travaille avec le metteur en scène Étienne Pommeret à l’écriture et à la création de la pièce de théâtre Kant[59], basée sur un texte de l’écrivain norvégien Jon Fosse. La pièce se déroule en trois actes : le texte de Jon Fosse dans lequel le jeune Christopher, âgé de neuf ans, s’interroge sur la finitude de l’univers. Un univers infini l’angoisse et comment imaginer une fin à l’univers. Qu’y aurait-il après ? Suit une mini-conférence explorant la notion de l’infini et la façon dont les astronomes et les penseurs ont abordé l’infinitude de l’univers. Le tout se finit par un échange avec le public. La pièce a été jouée une centaine de fois avec les acteurs Julien Flament, Muriel Martinelli (2005-2006) puis Sarah Taradach (2007-2010), et Jean-Philippe Uzan.

En 2018, il participe à la rencontre de recherche L’artiste-chercheur au Studio-Théâtre de Vitry au côté de Frédérique Aït-Touati, Niicolas Doutey, Linda Duskova, Corinne Jola, Daria Lippi et Bérangère Vantusso[60].

En 2019, toujours avec Étienne Pommeret, il écrit, réalise et joue la pièce 5.Tera-Nuits+1 créée du 8 au au théâtre de la Reine blanche[61] (Paris).

Entre 2024 et 2026, il incarne le rôle de Martin Kunze dans la pièce de théâtre Memory of Mankind[62] conçue et mise en scène par Marcus Lindeen et Marianne Ségol, au côté de Sofia Aouine, Driver et Axel Ravier. Le spectacle, créé au Kunstenfestivaldesarts[63] de Bruxelles en , nous plonge au coeur de la capsule temporelle Memory of Mankind pour une réflexion sur la préservation des archives et l'écriture de l'histoire.

Musique

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À la suite d'un projet avec le compositeur Eddie Ladoire lancé par la Fondation 93 dans une école élémentaire de Bobigny, naît l’idée de l’astronome aveugle, que Jean-Philippe Uzan décrit dans son ouvrage L’harmonie secrète de l’univers (2017). Ce projet mènera à la création de l’installation musicale Vostok[64] en collaboration avec le compositeur Eddie Ladoire et le plasticien Joep van Lieshout. Cette pièce électroacoustique s’écoutant dans une cabine a été créée le à la Cité des sciences et de l'industrie de Paris. Elle a été présentée à la Cité internationale des arts lors de la Nuit blanche du et a été acquise par le Centre national des arts plastiques en 2012.

Depuis 2015, il participe au groupe de travail « L’incertitude des formes » au Studio national des arts contemporains du Fresnoy. Dans ce cadre, il travaille avec Arnaud Petit et Alain Fleischer pour créer Formulaire, un diptyque vidéo autour des modèles mathématiques de l’Institut Henri-Poincaré exposé au Palais de Tokyo dans le cadre de l’exposition « Le rêve des formes » (-)[65].

Avec le compositeur Fabrice Guedy et le mathématicien Armand Ledanois, dans le cadre de la Fête de la science 2025 en collaboration avec le Studio des Feuillantines et le soutien de l’université PSL, il crée au conservatoire Gabriel Fauré du VIème arrondissement Valse mélancolique langoureux vertige pour percussion (Aurèle Gerin), électronique et trous noirs[66].

Collaboration avec le compositeur Fabien Waksman

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Depuis 2015, il collabore avec le compositeur Fabien Waksman avec qui il a piloté un projet pédagogique[67] dans le cadre de l’Opéra de Paris avec des étudiants en composition du Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris et en science de l’Université Pierre-et-Marie-Curie. La Création du spectacle L’harmonie de l’univers a eu lieu au CNSMDP le .

Cette collaboration s’est aussi concrétisée par la composition par Fabien Waksman du quintette avec piano Le baiser de la mort créé en 2016[68].

Leur travail explore la physique des trous noirs pour rendre hommage à Stephen Hawking et prend la forme de 9 mélodies pour soprano et piano préparé. Seules trois de ces Hawking Songs, appelée la Love series, ont été créées le par Marie-Laure Garnier (chant) et Célia Oneto Bensaid (piano) au festival Nouveaux Horizons d’Aix-en-Provence[69].

Pour fêter leur 20 ans, le quatuor de saxophones Ellipsos leur commande une pièce[70]. Ils leurs proposent de traverser l’histoire de la conquête spatiale de Apollo à Artemis[71] dans une pièce A dream for Artemis sur des textes de Jean-Philippe Uzan et une musique de Fabien Waksman, qui sera elle-même déposée sur la Lune dans le cadre du projet Sanctuary.

Dans le cadre du congrès scientifique TimeWorld 2025 de Besançon, ils créent une version scène pour le jeune public adaptée du conte jeunesse L’Appel de l’univers écrit par Jean-Philippe Uzan. Fabien Waksman accompagne au piano la narration de Jean-Philippe Uzan et ses interludes à la clarinette[72].

Collaboration avec SMITH

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C’est au Fresnoy qu’il rencontre l’artiste SMITH avec qui il développe plusieurs projets. Il fait une apparition dans TRAUM (en particulier dans une performances au Transpalette de Bourges en ). Il participe à la création du projet Saturnium avec SMITH et Antonin-Tri Hoang (titulaires du prix Swiss Life pour Saturnium). Il imagine le faux cahier de Marie Curie relatant la découverte de ce crypto-élément chronoactif, les travaux de Bogdan-Joe Liu-Khury et leur analyse par Stephany Hawqueen. Le projet est décrit dans le livre éponyme publié par Acte Sud (2017) et dans Télérama[73].

Dans la revue Palais, il lance avec l’artiste SMITH le projet Désidération[74]. Entre science et fiction, ils imaginent l’histoire d’une humanité nouvelle en quête d’un lien organique avec les étoiles, se connectant physiquement au cosmos et s’ouvrant ainsi à une altérité extraterrestre. Mi-fictionnel mi-manifeste, cet univers questionne les notions d’identité, d’altérité, notre lien à l’univers et la solitude cosmique qui en découle. Le projet se décline sous diverses formes (conférences, performances, photos, films, textes...) et dessine un des points de l'endocosmologie. Leur première performance sur ce sujet a eu lieu au Collège de France le [75]. Avec Lucien Raphmaj, ils fondent la cellule Cosmiel[76] afin d’explorer les diverses facettes de la désidération et présentent leur premier projet au MacVal dans le cadre de l’exposition collective « Lignes de vies - une exposition de légendes » ( - ). La cellule s'expose à la Galerie des Filles du Calvaire pour "désidération: prologue" (-)[77], où elle convie de nombreux artistes et penseurs pour explorer l'influence de ce concept dans les arts, la science, et l'histoire.

Entre 2015 et 2016, Jean-Philippe Uzan et Zoé Thouron écrivent trois épisodes de la rubrique « Matière Grise » de La Revue dessinée mais, cette dernière ne trouvant pas son public, elle sera arrêtée fin 2016. Pour la revue Quadrature il a écrit une nouvelle de science-fiction intitulée Ceteris Paribus[78].

En , il participe à une résidence collective de la Villa Albertine à Marfa, Texas[79] pendant laquelle il explore l’imaginaire spatial en compagnie de Léa Bismuth, Vanessa del Campo, Elizabeth Hong et Frédérique Aït-Touati. Un rendu de leur résidence est présentée au Centre Pompidou dans le cadre des conférences Planétarium en [80].

Dans le cadre du Bach Project de Yo-Yo Ma, il organise avec Sylvain Bouley une soirée d'observation astronomique à la Philharmonie de Paris retissant un lien millénaire entre astronomie et musique[81].

À l’occasion de l’éclipse solaire du 12 août 2026, il organise avec Sylvain Bouley et en collaboration avec We, explore du navigateur Roland Jourdain une expédition pour rejoindre la zone de totalité à 300 miles nautiques des côtes françaises. Elle a reçu une couverture médiatique importante[82] et a étudié les effets de l’éclipse sur le plancton.

Bibliographie

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Ouvrages collectifs

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  • Jurassic Park et les Sciences, sous la direction de Jean-Sébastien Steyer et Nicolas Allard, Editions Belin (2024) (ISBN 978-2410028768)
  • Pour quoi vous levez-vous le matin ?: Se construire et construire, Belin (2022) (ISBN 978-2410026559)
  • Pourquoi moi ?, Belin (2021) (ISBN 241002288X)
  • Imaginer le monde de demain, sous la direction de Xavier Pavie, Editions Maxima Laurent du Mesnil (2021) (ISBN 2818810396)
  • Fine-Tuning in the Physical Universe, sous la direction de David Sloan, Cambridge University Press (2020) (ISBN 1108484549)
  • Lettres à Marie Curie, sous la direction de Jean-Marc Levy-Leblond, Eds. Marchaisse (2020) (ISBN 978-2362802195)
  • Les Promesses de la science, sous la direction de Fabienne Chauvière, Flammarion (2019) (ISBN 2081493721)
  • Qu'est-ce que la gravité ?, sous la direction de Etienne Klein, Philippe Brax, Pierre Vanhove, Dunod (2019)
  • Objets Mathématiques, sous la direction de l'Institut Henri-Poincaré, CNRS Editions (2017) (ISBN 978-2-271-11743-4)
  • The philosophy of cosmology, sous la direction de K. Chamcham, J. Silk, J.D. Barrow and S. Saunders, Cambridge University Press (2017) (ISBN 978-1107145399)
  • Une énergie, des énergies - Comment fonctionne le monde ?, sous la direction de B. Salviat, B. Proust et K. Allégraud, Belin (2015) (ISBN 978-2701193533)
  • Variations sur un même ciel, sous la direction de Jean-Philippe Uzan, édition La Ville Brûle (2012) (ISBN 9782360120314)
  • Dark energy: observational and theoretical approaches, sous la direction de Pilar Ruiz-Lapuente, Cambridge University Press (2010) (ISBN 9780521518888)
  • Le Ciel à découvert, sous la direction de Jean Audouze, CNRS Éditions (2010) (ISBN 9782271069184)
  • Panorama de la physique, sous la direction de Gilbert Pietryk, Belin (2007) (ISBN 9782701139722)
  • Le Réel et ses Dimensions, sous la direction de Gilles Cohen-Tannoudji et Emile Noël, EDP Sciences (2003) (ISBN 978-2868836939)
  • L'Encyclopédie entre arts et sciences, sous la direction de Musée d'art et d'histoire de Langres, D. Guiénot Éditeur (2001) (ISBN 978-1894674164)

Participation à des ouvrages et œuvres

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  • A Dream for Artemis, Fabien Waksman (compositeur), Ellipsos (Saxophone) et Orchestre Victor Hugo (Direction Jean-François Verdier) sur des textes de Jean-Philippe Uzan, Vinyle (MIR772), éditions Mirare, [83].
  • Il apparaît aux génériques de 25 des 78 épisodes de Il était une fois... ces Drôles d'objets[84] au côté du philosophe des technologies Vincent Bontems en tant que conseillers scientifiques à l’écriture.
  • Il est invité à participer au numéro spécial d’ArtPress dédié à l’élastogenèse de Richard Texier[85] dans lequel il développe le concept d’arigidité, comme une extension artistique de l’indiscipline qu’il défend en particulier dans son travail avec SMITH autour de la désidération.
  • 10 seconds to lift-off, vol.2, Chloé Marsigny sextet, avec piste 1 Jean-Philippe Uzan Notre ciel est notre histoire, (2024) [CD].
  • Saturnium, conte musical et photographique, Antonin-Tri Hoang & SMITH, avec Jean-Philippe Uzan, Acte Sud (2017) (EAN 314-9-02811-372-3).
  • Party Buss, Wijkmanska Blecket, One Shot 003 (1996) [CD].

Films et documentaires

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  • A dream for Artemis - de la Terre à la Lune -Le film[86], Victor Cesca (Real.), intervenant (2026).
  • Einstein et la Relativité Générale : une histoire singulière[87], Quentin Lazzarotto (Real.), Jean Eisenstaedt et J.-P. Uzan (auth.), Look at sciences / RMC Découverte (Prod.) (2015).
  • Entre ciel et Terre - Einstein reconstruit l'univers[88], E. Turpin (Real.), intervenant (2015) - Diffusion Arte.
  • Galilée, une étoile est née[89], P. Tourancheau (Real.), intervenant (2007) - diffusion France 5.

Notes et références

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  1. 1 2 Notice.
  2. Jean-Philippe UZAN, « Défauts topologiques et conditions aux limites en cosmologie primordiale », Thèse de doctorat, Paris 11, (lire en ligne, consulté le ).
  3. (en) « INSPIRE », sur inspirehep.net (consulté le ).
  4. (en) « Client Challenge », sur link.springer.com (consulté le ).
  5. « Historique », sur Institut Henri Poincaré (consulté le ).
  6. https://www.yukawa.kyoto-u.ac.jp/en-GB/contents/people/people.
  7. Voir son exposé "The role of the Planck constant in physics" .
  8. J.-P. Uzan, The fundamental constants and their variation: observational and theoretical status, Rev. Mod. Phys. 75, 403-455 (2003).
  9. Voir la roadmap accessible sur et publiée dans N. Dimarcq et al. Roadmap towards the redefinition of the second Metrologia 61 (2024) 1, 012001.
  10. (en) A. Coc et al., Coupled variations of fundamental couplings and primordial nucleosynthesis, Phys. Rev. D 76, 023511 (2007).
  11. (en) P.A.R. Ade et al., Planck intermediate results. XXIV. Constraints on variation of fundamental constants .
  12. S. Ekström et al., Effects of the variation of fundamental constants on Pop III stellar evolution, Astron. Astrophys. 514 (2010) A62, .
  13. (en) J. Bergé et al., MICROSCOPE first constraints on the violation of the weak equivalence principle by a light scalar dilaton .
  14. J.-P. Uzan & F. Bernardeau, Lensing at cosmological scales: a test of higher dimensional gravity, Phys. Rev. D 64, 083004 (2001).
  15. (en) J.-P. Uzan, The acceleration of the universe and the physics behind it, Gen. Relat. Grav. 39, 307-342 (2007).
  16. (en) G. Cusin, C. Pitrou,& J.-P. Uzan, Anisotropy of the astrophysical gravitational wave background I: analytic expression of the angular power spectrum and correlation with cosmological observations .
  17. (en) G. Cusin, I. Dvorkin, C. Pitrou, J.-P. Uzan, First prediction of the angular power spectrum of the astrophysical gravitational wave background, Phys. Rev. Lett. 120, 231101 (2018) . Voir aussi l'article du journal du CNRS: .
  18. P. Fleury, J. Larena, & J.-P. Uzan, The theory of stochastic cosmological lensing .
  19. (en) P. Fleury, J. Larena, & J.-P. Uzan, Weak gravitational lensing of finite beams, .
  20. Voir par exemple ses revues , et .
  21. J.-P. Uzan, G. Ellis & C. Clarkson, Time Drift of Cosmological Redshifts as a Test of the Copernican Principle, Phys. Rev. Lett. 100, 191303 (2008).
  22. C. Pitrou, T. Pereira, & J.-P. Uzan, Weak-lensing B-modes as a probe of the isotropy of the universe .
  23. (en) J.-P. Luminet et al., Dodecahedral space topology as an explanation for weak wide-angle temperature correlations in the cosmic microwave background, Nature 425, 593 (2003) .
  24. F. Bernardeau & J.-P. Uzan, Inflationary models inducing non-Gaussian metric fluctuations, Phys. Rev. D 67, 121301 (2003).
  25. C. Pitrou, J.-P. Uzan, & F. Bernardeau The cosmic microwave background bispectrum from the non-linear evolution of the cosmological perturbations, JCAP 07, 003 (2010).
  26. T.S. Pereira, C. Pitrou, & J.-P. Uzan, Theory of cosmological perturbations in an anisotropic universe, JCAP 09, 006 (2007).
  27. C. Pitrou, T.S. Pereira & J.-P. Uzan, Predictions from an anisotropic inflationary era, JCAP 04, 004 (2008).
  28. F. Bernardeau, L. Kofman, & J.-P. Uzan, Modulated fluctuations from hybrid inflation, .
  29. S. Mukohyama & J.-P. Uzan, From configuration to dynamics - Emergence of Lorentz signature in classical field theory .
  30. L’article de J.C. Feng, S. Mukohyama et J.-P. Uzan publié le 2 février 2026 peut être consulté librement sur .
  31. Leurs résultats sont publiés dans 2 articles Hubble Tension as a Window on the Gravitation of the Dark Matter Sector [Phys.Rev.Lett. 132 (2024) 19, 191001] (https://inspirehep.net/literature/2739320) et Hubble tension as a window on the gravitation of the dark matter sector: Exploration of a family of models [Phys.Rev.D 109 (2024) 10, 103505] (https://inspirehep.net/literature/2738946).
  32. « Prix Jules Janssen », sur Société astronomique de France.
  33. « Prix Ciel&espace Éditions précédentes », sur Prix Ciel&espace du livre d'astronomie.
  34. « Les yeux et les oreilles de Daily science », sur Daily science, .
  35. « Prix du livre d'astronomie », sur Astronomie Haute Maurienne.
  36. « Prix Paul Langevin - Société Française de Physique », sur sfpnet.fr (consulté le ).
  37. « Festival d'astronomie de Fleurance - Conférence du soir - Improvisations Cosmologiques - Jean-Philippe UZAN - Minute 26 », .
  38. Description et dédicace de la pièce sur la page professionnelle du compositeur .
  39. Écouter l'interview de la RTS .
  40. Voir le documentaire .
  41. Les séances et débats sont accessibles sur .
  42. « Einstein et la Relativité Générale », sur Nébuleuse Productions (consulté le ).
  43. voir par exemple les conférences , , ou son portrait dans le journal Le Monde et au 28 minutes d'Arte
  44. Site du Festival
  45. Conférence 2017 dans le noir au Festival de Fleurance
  46. Voir l’article de L’Orient-Le Jour
  47. site de l'association
  48. On The Moon Again est décrit sur <https://www.onthemoonagain.org/>.
  49. Voir le site du CIJM: et
  50. Voir le site de l'ICAY: .
  51. Le projet Sanctuary est décrit sur et il le décrit dans le journal le Point: .
  52. Site des PTS
  53. Intervention à partir de la minute 33 de la conférence de presse: .
  54. « TimeWorld 2021 Paris », sur timeworldevent.com (consulté le )
  55. Le projet est décrit par J.-P. Uzan et D. Savoie lors d'une conférence de presse à la Tour Eiffel:
  56. https://festival.haikintana.org/
  57. L'aventure est suivie par une équipe de RFI en 2024, écouter et est relatée dans le journal du CNRS .
  58. Podcast de l'émission
  59. Description du spectacle
  60. Les traces de recherche sont consultables sur le site du Studio-Théâtre de Vitry: .
  61. Voir la critique .
  62. Fiche descriptive du spectale: .
  63. Voir la programmation 2024: .
  64. Le projet est décrit sur le site de la Fondation 93: et sur .
  65. Voir l'annonce du Palais de Tokyo: .
  66. La captation de la création de l’oeuvre peut être vue sur .
  67. Voir l'annonce de la création sur et sur
  68. Voir le site du festival 2016 : .
  69. Voir le programme sur .
  70. La genèse, description et création de la pièce A dream for Artemis sont relatées dans le court-métrage de Victor Cesca, .
  71. La création étatsunienne avec le Jackson Symphony orchestra est en écoute sur et sur pour le concert complet et dans sa version piano (Tokyo, Japon) sur avec Emmanuel Strosser au piano.
  72. Une captation du concert du 4 décembre 2025 au Kursaal de Besançon: .
  73. J. Bindé, « Machine à dunes, lampe à grenouilles... La science est-elle l'avenir de l’art ? »,
  74. Le texte manifeste a été publié dans la revue du Palais de Tokyo, Palais#25 (juin 2017).
  75. La conférence est accessible sur le site du Collège de France
  76. Les recherches de la cellule Cosmiel sont décrits sur:
  77. Voir, .
  78. Le texte est accessible sur le site de la revue : .
  79. Résidence Albertine: .
  80. Centre Pompidou, conférence Planétarium #19:
  81. Voir la description de l'événement sur le site de Yo-Yo Ma:
  82. L’expédition est suivie activement par les médias comme Le Figaro: ; Ouest France: ; LCI: ; ICI Breizh: ; RTS (CQFD la science): ; Le Télégrame: ; Voiles et voiliers: ; France Inter: .
  83. Site de l’éditeur avec possibilité de téléchargement du livret: .
  84. Voir par exemple S1E40 sur France TV: .
  85. Une forme artistique de l'arigidité du monde, Art Press, deuxième cahier du n°514, ISSN 0245-5676, pages 24-33; .
  86. Film sur la plateforme Vimeo: .
  87. Extrait sur la chaine youtube de l'IHP: ; data on IMDb .
  88. .
  89. .

Voir aussi

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