Jean Baptiste Louis Maes-Canini
Jean Baptiste Louis Maes-Canini, né à Gand, le et mort à Rome le , est un peintre belge, longtemps actif en Italie.
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Biographie
modifierFamille
modifierJean Baptiste Louis Maes-Canini, né Jan Baptist Lodewyck Maes près du Pont-neuf à Gand le , est le fils de Pierre François Maes (1733-1815), artiste peintre et professeur à l'Académie royale des beaux-arts de Gand, et de Jeanne Thérèse de Landtsheer[1]. Il épouse à Rome en 1827 Anna Maria Canini, fille du graveur Bartolomeo Canini. Le couple a un fils : Giacomo (1828), artiste peintre[2].
Formation
modifierÉtudiant auprès de son père, puis à l'Académie royale des beaux-arts de Gand, Jean Baptiste Maes expose pour la première fois au Salon de Gand de 1810. Il remporte, en 1816, un premier prix à l'Académie de Gand, et une médaille d'or à Malines grâce à une allégorie représentant le mariage du prince d'Orange et de la grande-duchesse Anna Pavlovna de Russie. Au Salon de Bruxelles de 1818, il obtient le premier prix de dessin. En 1819, sa scène de genre, Une salle de vaccine, lui vaut le premier prix au concours d'Anvers[2],[3].
En 1821, il obtient le Prix de Rome néerlandais et se rend, en qualité de peintre pensionnaire du roi des Pays-Bas, à Paris en compagnie de François Vervloet, où il demeure jusqu'en 1822. Ensuite, grâce à une bourse, il se rend, durant quelques mois, à Florence, où il copie plusieurs toiles au Palais des Offices. En 1822, il se fixe à Rome, où il s'établit jusqu'en 1836[2],[3].
Carrière
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En 1836, de retour en Belgique, Jean Baptiste Maes, appelé depuis son mariage « Maes-Canini », possède son propre atelier dans l'ancien couvent Sainte-Agnès à Gand, mais ce retour est de courte durée car, dès 1838, il s'établit définitivement à Rome, tout en envoyant encore quelques toiles aux salons triennaux de Gand jusqu'en 1844[4].
Il forme de nombreux élèves, parmi lesquels Adolphe Bernard, Eugène de Block, Henri Joseph Dillens, Jean-Baptiste Lampe, Emmanuel Noterman,…[5].
Jean Baptiste Maes-Canini meurt, à l'âge de 61 ans, à Rome le . Il est inhumé à l'église Saint-Julien-des-Flamands de Rome, où il était proviseur charge de constituer la collection d'art depuis 1851, en présence de nombreux Belges résidant dans la ville[2].
Œuvre
modifierCaractéristiques
modifierSon champ pictural couvre essentiellement la peinture d'histoire, les portraits, les scènes religieuses et les scènes de genre. Il a beaucoup étudié les chefs-d'œuvre de Raphaël. Il s'est pénétré de leur esprit, parvenant à rendre les beautés et le talent du maître. À cet égard, il doit être mis en rapport avec le mouvement nazaréen. Après 1830, il représente préférentiellement des scènes se déroulant en Italie, souvent des Romaines au cœur de scènes de genre[6].
Sélection
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La liste de ses œuvres principales inclut[7],[3] :
- Allégorie du mariage du prince d'Orange (1816) ;
- Allégorie sur la réunion des écoles flamande et hollandaise (1818) ;
- Alexandre prenant la potion de son médecin Philippe (1818) ;
- Une salle de vaccine (1819) ;
- Agar avec son fils Ismaël dans le désert (1820) ;
- Alexandre devant Diogène (1820) ;
- Saint Sébastien (1824) ;
- Les Pifferari devant une Madone (1826) ;
- Le Bon Samaritain (1826) ;
- La Sainte Vierge faisant une visite à Sainte Anne (1828) ;
- La Sainte Vierge tenant sur les genoux l'enfant Jésus endormi (1828) ;
- La Beauté (1829) ;
- Le Départ de Tobie (1829) ;
- Jeune Femme romaine priant (1832) ;
- Jeune Fille filant à la lampe à huile (1835) ;
- La Lettre d'amour (1837) ;
- La Toilette du carnaval à Rome (1838) ;
- Une beauté italienne au bain (1839) ;
- Joueurs de cornemuse (1841) ;
- La Sibylle de Tibur (1841) ;
- Une confidence (1844) ;
- Jeunes Filles italiennes au tambourin (1852) ;
- Les Musiciens (1854) ;
- En se préparant pour le bal (1855).
Galerie
modifierJeune Fille filant à la lampe à huile (1835). Une beauté italienne au bain (1839). La Lettre d'amour (1837). Le Mariage de la Vierge, Musée des Beaux-Arts de Gand.
Collections muséales
modifierDes œuvres de Jean Baptiste Maes-Canini sont conservées au Musée des Beaux-Arts de Gand, au Musée De Lakenhal, au Rijksmuseum Amsterdam, au Musée d'Amsterdam, à l'Alte Nationalgalerie, à la Kunsthalle de Hambourg, au Museum Neues Weimar, au Bowes Museum et à la Galerie Tretiakov à Moscou[8].
Références
modifier- ↑ « État-civil de Gand », sur agatha.arch.be, (consulté le ).
- 1 2 3 4 Émile Varenbergh 1895, p. 139-140.
- 1 2 3 (nl) « Jean Baptiste Maes Canini », sur research.rkd.nl, (consulté le ).
- ↑ Académie royale des beaux-arts de Gand, Salon de Gand de 1838, Gand, D.J. Vanderheghen-Hulin, , 59 p. (lire en ligne), p. 29.
- ↑ Académie royale des beaux-arts de Gand, Salon de Gand de 1829 (XIVe), Gand, D.J. Vanderheghen-Hulin, , 56 p. (lire en ligne), p. 27.
- ↑ (nl) « Jean Baptiste Lodewijk Maes Canini », sur research.rkd.nl, (consulté le ).
- ↑ Etablissement géographique de Bruxelles, Dictionnaire des hommes de lettres, des savants et des artistes de la Belgique, présentant l'énumération de leurs principaux ouvrages : Maes-Canini, Bruxelles, , 249 p. (lire en ligne), p. 119-120.
- ↑ (en) Emmanuel Benezit, « Maes-Canini », sur benezit, (consulté le ).
Voir aussi
modifierArticles connexes
modifierLiens externes
modifier- Ressources relatives aux beaux-arts :
- Notices dans des dictionnaires ou encyclopédies généralistes :
- Richard Kerremans, « Jean Baptiste Louis Maes-Canini », sur peintres.kikirpa.be, (consulté le ).
- Émile Varenbergh, Biographie Nationale : Maes (Jean-Baptiste-Louis), vol. 13, Bruxelles, Bruylant, coll. « Biographie nationale », , 964 p. (lire en ligne), p. 139-140.