Jean Jacques Bekkers
Jean Jacques Bekkers, né à Maastricht le et mort à Louvain le , est un peintre et professeur d'Académie belge, d'origine néerlandaise.
| Naissance | |
|---|---|
| Décès | |
| Nationalité | |
| Formation |
Académie des beaux-arts de Louvain (d) |
| Activité |
| Genres artistiques |
|---|
Biographie
modifierFamille
modifierJean Jacques Bekkers (Beckers), né à Maastricht le , est le fils de Jacques Beckers († 1853) et de Marie Elisabeth Emons († 1850). Il épouse le à Louvain Marie Clémence Van Grinderbeek (née à Louvain le ). L'un de leurs témoins de mariage est Lambert Mathieu, directeur de l'Académie des beaux-arts de Louvain. Jean Jacques Bekkers et son épouse ont huit enfants[1].
Carrière
modifier

Formé à l'Académie des beaux-arts de Louvain, Jean Jacques Bekkers aborde le genre historique et réalise, à la gouache, La Mort de Jeanne de Flandre en 1837. Il expose pour la première fois au Salon de Bruxelles de 1839[2]. Professeur à l'Académie des beaux-arts de Louvain depuis 1850, Jean Jacques Bekkers est nommé maître de dessin à l'École moyenne de Louvain, par arrêté ministériel du [3].
Jean Jacques Bekkers meurt, à l'âge de 58 ans, chez lui, rue des Orphelins no 56 le [4].
Œuvre
modifierCaractéristiques
modifierJean Jacques Bekkers est connu ses peintures d'histoire, ses scènes de genre, ses peintures religieuses et ses portraits.
Au Salon de Bruxelles de 1845, lorsque l'artiste expose, le critique Victor Joly publie :
« La Mort d'Attila par M. Bekkers de Louvain : cette composition n'est pas originale, il y a là beaucoup de la Judith de Vernet ; nous ne parlons ni de la dignité, ni du style de Vernet. Attila ressemble même trop à Holopherne, pour l'honneur de M. Bekkers. Nous préférons de beaucoup à ce tableau, le suivant Le Crucifiement du sauveur qui a de belles parties »
— Victor Joly, Analyse critique de l'exposition des beaux-arts de 1845[5].
Au Salon de Bruxelles de 1851, lorsque l'artiste expose Le Christ protégeant les faibles, le critique Frédéric de Reiffenberg publie :
« M. Bekkers a traduit sur toile les vers de M. Fortuné Henry. À notre avis, le peintre a été supérieur au poète. La composition du tableau est excellente, l'ordonnance est bien entendue. M. Bekkers compose admirablement. Nous voudrions pouvoir en dire autant pour le dessin et la couleur, mais sous ce rapport, il a encore des progrès à faire »
— Frédéric de Reiffenberg, Promenade au salon de l'Exposition des beaux-arts 1851[6].
Expositions
modifier- Salon de Bruxelles de 1839 : Catherine Howard, femme de Henri VIII d'Angleterre, écoutant avec terreur les reproches et les menaces de son amant qu'elle avait traitreusement abandonné pour pouvoir devenir reine[2].
- Salon de Bruxelles de 1842 : Jean Ier duc de Brabant délivrant sa sœur en 1276[7].
- Salon de Bruxelles de 1845 : La Mort d'Attila et Le Crucifiement du Sauveur[8].
- Salon de Bruxelles de 1848 : Le Bon Samaritain[9].
- Salon de Bruxelles de 1851 : Le Christ protégeant les faibles et les opprimés[10].
- Salon de Bruxelles de 1869 : Une épave ; naufrage du navire américain L'Eveningstar [11].
Collections muséales
modifier- Musée M à Louvain : La Crucifixion (1845), huile sur toile, inventaire no S/13/B.
Références
modifier- ↑ « État-civil de Louvain », sur agatha.arch.be, (consulté le ).
- 1 2 Catalogue, Exposition nationale des Beaux-Arts : explication des ouvrages de peinture, sculpture, gravure, dessin et lithographie des artistes vivans, exposés au Salon de 1839, Bruxelles, Demortier frères, , 85 p. (lire en ligne), p. 11.
- ↑ Rédaction, « Arrêté ministériel », L'Émancipation, , p. 2 (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ « État-civil de Louvain », sur agatha.arch.be, (consulté le ).
- ↑ Victor Joly, Salon de 1845 : Analyse critique de l'exposition des beaux-arts, Bruxelles, Librairie des voyageurs, , 260 p. (lire en ligne), p. 6-7.
- ↑ Frédéric G.E. de Reiffenberg, Promenade au salon de l'Exposition des beaux-arts 1851, Bruxelles, Imprimerie N-J Slingeneyer jeune, , 60 p. (lire en ligne), p. 10.
- ↑ Catalogue, Exposition nationale des Beaux-Arts : explication des ouvrages de peinture, sculpture, gravure, dessin et lithographie exposés au Salon de 1842, Bruxelles, Demortier frères, , 107 p. (lire en ligne), p. 12.
- ↑ Catalogue, Exposition nationale des Beaux-Arts : explication des ouvrages de peinture, sculpture, gravure, dessin et lithographie exposés au Salon de 1845, Bruxelles, Demortier frères, , 136 p. (lire en ligne), p. 15.
- ↑ Catalogue, Exposition nationale des Beaux-Arts : explication des ouvrages de peinture, sculpture, gravure, dessin et lithographie exposés au Salon de 1848, Bruxelles, J-B-J De Mortier, , 120 p. (lire en ligne), p. 11.
- ↑ Catalogue, Exposition nationale des Beaux-Arts de 1851, catalogue explicatif, Bruxelles, G. Stapleaux, , 145 p. (lire en ligne), p. 23.
- ↑ Catalogue, Exposition générale des Beaux-Arts de 1869, catalogue explicatif, Bruxelles, Charles Lelong, , 239 p. (lire en ligne), p. 216.