Jean Luisi est un acteur français, né le à Santa-Maria-di-Lota (Corse) et mort le à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis).

Jean Luisi
Nom de naissance Jean André Marie Antoine Luisi[1]
Naissance
Santa-Maria-di-Lota (France)
Nationalité Drapeau de la France Française
Décès (à 79 ans)
Saint-Denis (France)
Profession Acteur
Films notables Laisse aller, c'est une valse
On aura tout vu

Biographie

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Jeunesse et formation

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Né Jean André Marie Antoine Luisi, d'origine corse, il envisage initialement des études de droit en vue de devenir juriste[2],[3]. Sa passion pour le théâtre le détourne finalement de cette voie : après trois années de formation au cours Simon, il se lance dans une carrière au cinéma[2],[3].

Carrière au cinéma et à la télévision

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Jean Luisi débute au cinéma en 1958 dans Du rififi chez les femmes d'Alex Joffé[2]. Il tourne ensuite dans une centaine de films et téléfilms jusqu'en 2006, se spécialisant dans des rôles de gangsters ou de comparses de truands, souvent veules, obtus ou ridicules, mais aussi, à ses débuts dans les années 1960, dans des rôles de Corses de service, à l'image de son personnage d'inspecteur soucieux de l'honneur corse dans le sketch Bien d'autrui ne prendras du film à sketches Le Diable et les Dix Commandements de Julien Duvivier (1962)[2]. Il apparaît notamment en petit malfrat dans Les Tontons flingueurs de Georges Lautner (1963), et se fait tuer, une baguette de pain sous le bras, dans une scène tournée à Marseille du film américain French Connection de William Friedkin (1971)[2].

Il devient l'un des acteurs fétiches de Georges Lautner, qui l'emploie dans une quinzaine de films à partir de L'Œil du monocle (1962)[2]. Dans un livre d'entretiens paru en 2005, coécrit avec Jean-Louis Bocquet, le réalisateur décrit Luisi comme un acteur qui incarne souvent, à l'écran, des personnages obtus au rire un peu bête, mais qui est dans la vie un homme sensible et cultivé[4]. Il tient également un petit rôle de comparse dans le film de Lautner On aura tout vu ! (1976), où il interprète un acteur de films pornographiques[2].

Parallèlement à ces rôles de composition dans le cinéma populaire, Jean Luisi tourne, durant les années 1970, dans une dizaine de films à caractère érotique ou pornographique, notamment plusieurs réalisés par Jean-Marie Pallardy[2]. Il travaille aussi régulièrement pour la télévision, où on le voit notamment dans plusieurs épisodes de la série Les Cinq Dernières Minutes ainsi que dans les émissions de Stéphane Collaro[2]. Il figure encore, en 2002, dans Les Clefs de bagnole de Laurent Baffie, et retrouve la même année, dans un rôle de personnage corse surnommé « Fritella », son ancrage régional d'origine dans Le Cadeau d'Elena de Frédéric Graziani (2003), l'un de ses derniers films[2].

Vie privée

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Jean Luisi est un ami proche du chanteur Jacques Dutronc, une amitié née à l'occasion du tournage du film O.K. patron de Claude Vital (1973), dans lequel Luisi protège le personnage naïf interprété par Dutronc[2]. Il apparaît par la suite dans plusieurs films et documentaires liés au chanteur, parfois sans être crédité, comme dans Les Victimes de Patrick Grandperret (1995), ainsi que dans les documentaires Salut Sex ! de Jean-Marie Périer et Jacques Dutronc, la nuit d'un rêveur de Pierre Desfons (1982)[2].

Jean Luisi meurt le 18 juillet 2006 à Saint-Denis, à l'âge de 79 ans, des suites d'un cancer[2],[5].

Filmographie

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Cinéma

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Télévision

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Théâtre

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Notes et références

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  1. Insee, « Acte de décès de Jean André Marie Antoine Luisi », sur MatchID
  2. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 Christophe Bier, « Fragments d'un dictionnaire amoureux : Jean Luisi », sur Le coin du cinéphage, (consulté le )
  3. 1 2 « Jean Luisi », sur Acteurs, actrices, réalisateurs, compositeurs, scénaristes du monde et souvenirs, (consulté le )
  4. Lautner et Bocquet 2005.
  5. « Acte de décès de Jean André Marie Antoine Luisi », sur MatchID (Insee) (consulté le )

Liens externes

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