Jean Victor Couchery
Victor Couchery dit le jeune, né le à Besançon et mort le à Paris, est un secrétaire parlementaire et journaliste français.
| Secrétaire rédacteur à l'Assemblée nationale (d) Chambre des députés | |
|---|---|
| - |
| Naissance | |
|---|---|
| Décès | |
| Sépulture | |
| Nationalité | |
| Activités | |
| Rédacteur à | |
| Fratrie |
| Idéologie | |
|---|---|
| Distinction |
Actif durant la période de la Révolution française, du Premier Empire et de la Restauration, son parcours politique et éditorial est marqué par sa défense des idées contre-révolutionnaires et son opposition au régime napoléonien.
Biographie
modifierFils de Claude-Françoise Carisey et du marchand Léonard Couchery (1737-1804), il grandit dans un milieu lettré et bourgeois. Durant sa jeunesse, il côtoie plusieurs figures de la vie intellectuelle et politique locale, à l'instar de l'écrivain Charles Nodier, de l'ingénieur Joseph Fourier ou du général général Griois[1].
Dès le début de la Révolution française, il adopte des positions résolument contre-révolutionnaires, proches du royalisme. Admis au collège de Besançon comme professeur d'humanité, le , il professe jusqu'au 7 aout de l'année suivante, date à laquelle il s’engage dans le 3e bataillon de volontaires du Doubs. Passant successivement par le grade de caporal fourrier, sergent, sous-lieutenant, il reste en service jusqu'au 1er frimaire an V ()[2].
Ensuite employé en qualité de vérificateur au Bureau central des vivres du Nord et de l'Est, du 1er pluviôse an III () au 1er vendémiaire an X (), il passe à l'Inspection générale de la gendarmerie comme chef de bureau, le 1er frimaire an X ()[2].
Sous le Consulat et le Premier Empire, son opposition à Napoléon Bonaparte lui vaut d'être étroitement surveillé par la police d'État. Le 1er frimaire an XII (), il est renvoyé de l'Inspection générale, où il travaillait sous les ordres du général Moncey, parce qu’on a surpris les lettres qu’il adressait à son frère ainé, Jean-Baptiste à Londres[3][a], sur le soupçon de correspondance avec le général Pichegru[5].
Lorsque Pichegru se rend à Paris, il se met à sa disposition, par reconnaissance pour « rendre service », selon lui[5]. Arrêté, dans la rue de Babylone où il se cachait[6], comme prévenu de complicité dans la conjuration de 1804 contre Napoléon, il est acquitté, lors du procès du général Moreau mais, impliqué dans le complot de Cadoudal[7], malgré les dénégations de ce dernier, qui affirme ne pas le connaitre[8], subit une détention arbitraire sous le régime de la « mesure de haute police », réservée aux individus jugés suspects ou hostiles au pouvoir impérial. Il adresse à cette occasion plusieurs lettres à la Commission sénatoriale de la liberté individuelle pour contester son incarcération[9].
Détenu dans plusieurs prisons de l’État jusqu’à la chute de l’Empire, il exerce, au retour des Bourbons sur le trône lors de la Restauration, du jusqu'au les fonctions de censeur de journaux. Il est ensuite nommé secrétaire, rédacteur de la chambre des députés, le [2].
Parallèlement à des fonctions de secrétaire parlementaire qui lui permettent de suivre les débats des assemblées, il s'investit dans la presse d'opinion et exerce la fonction de censeur pour plusieurs journaux, dont le Journal des Débats et le Journal du palais, et travaille comme lecteur pour le comte d’Artois[10].
À sa mort, il a été inhumé au cimetière de Montmartre. Il avait épousé Jeanne-Charlotte Pougny (1770-1865) à Paris.
Notes et références
modifierNotes
modifier- ↑ Méhée de La Touche a fait courir le bruit, en 1823, que Couchery, d’après une prétendue confidence de Pierre-Marie Desmarest, serait allé à Londres que son frère n’en est venu. Charles Nodier a démenti cette assertion dans La Quotidienne[4].
Références
modifier- ↑ Jean-Marie Thiébaud, « Les Trois Premiers Recteurs de l'Université de Besançon : Du Premier Empire à la Monarchie de Juillet ».
- 1 2 3 Questure, « État des services de M. Cauchery », sur Chambre des Députés des départements, p. 2-3.
- ↑ Frédéric Barbey (d), La Mort de Pichegru : Biville, Paris, le Temple, 1804, Paris, Perrin et Cie, , ii, 276 p, pl., portr. ; in-16 (OCLC 1605746677, lire en ligne), p. 80.
- ↑ « L’abondance des matières… », La Quotidienne, Paris, no 316, (ISSN 1257-6085, lire en ligne sur Gallica).
- 1 2 Procès instruit par la Cour de justice criminelle et spéciale, contre Georges, Moreau et autres, prévenus de conspiration contre la personne du Premier Consul, vol. 1, t. 1, Paris, Frédéric-Frobert Patris (d), , 8 vol. : portr. ; in-8º (OCLC 10841958, lire en ligne), p. 154.
- ↑ Louis Rondonneau (d), Répertoire législatif, administratif, judiciaire et historique : ou Mémorial des lois et actes du gouvernement, des circulaires, instructions et décisions des ministres, des jugemens du Tribunal de cassation, décisions du Conseil des prises, avec une notice des événemens politiques, Paris, , 291 p., in-8º (OCLC 948676596, lire en ligne), p. 152.
- ↑ Georges Cadoudal, Georges Cadoudal et la chouannerie, Paris, Plon, , xi, 476 p., in-8º (OCLC 162653391, lire en ligne), p. 459.
- ↑ Procès instruit par la cour de justice criminelle et spéciale du département de la Seine, contre Georges Pichegru et autres, prevens de conspiration contre la personne du premier consul, t. 2, Paris, Frédéric-Frobert Patris (d), , 8 vol. ; in-8º (OCLC 718396248, lire en ligne), p. 455.
- ↑ Jean Thiry, Le Sénat de Napoléon : 1800-1814, Paris, Berger-Levrault, , viii, 427 p., in-8º (OCLC 912106463, lire en ligne), p. 205.
- ↑ Pierre Larousse, « Couchery (Jean-Baptiste) », dans Paul Augé, Grand Dictionnaire universel du XXe siècle : français, historique, géographique, mythologique, bibliographique, t. 2, Paris, Administration du grand Dictionnaire universel, 6 vol. : ill., pl., cartes ; in-4º (lire en ligne).
Liens externes
modifier- Ressource relative à la vie publique :