Jean de Neeff

militaire et homme politique belge (1773-1833)
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Jean de Neeff est un militaire et homme politique belge, né le à Louvain et décédé dans la même ville le .

Jean de Neeff
Description de cette image, également commentée ci-après
Portrait par Henri Otto (d).
Nom de naissance Georges-Jean de Neeff
Naissance
Louvain
Décès (à 60 ans)
Louvain
Activité principale
Bourgmestre d'Aarschot
Membre du Congrès national
Bourgmestre de Louvain (nl)
Autres activités
Conjoint
Catharina Lints

Après s'être signalé comme combattant lors de la révolution brabançonne, puis dans l'armée révolutionnaire française et enfin lors de la révolution belge, il est élu membre du Congrès national après l'indépendance de la Belgique, puis de bourgmestre Louvain (nl) après avoir exercé ce mandat à Aarschot pendant dix-neuf ans.

Biographie

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Origines et vie privée

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Jean-Georges de Neeff nait à Louvain, dans ce qui est alors les Pays-Bas autrichiens. Il se marie en 1815 avec Catharina Lints (1787-1834), originaire de la même ville, avec laquelle il a un fils, Edmond (1829-1902).

Révolution brabançonne

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Lorsque se déclenche la révolution brabançonne en 1787, le jeune Jean s'engage dans l'armée des patriotes et combat notamment lors de la bataille de Turnhout contre l'armée impériale autrichienne. En 1791, il rejoint le corps de volontaires formé par d'Armand-Louis de Béthune-Charost[1] et est nommé lieutenant premier dans le régiment de chasseurs à cheval belges.

Période française

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Après la première annexion française des États de Belgique, de Neeff devient l'officier d'ordonnance du général Charles François Dumouriez. À ce titre, il est emprisonné à la suite de la trahison de ce-dernier en 1793, suspecté d'en être complice. Après sa libération de Paris, il abandonne la carrière militaire pour celle de la politique, devenant le maire puis le bourgmestre d'Aarschot pendant dix-neuf ans.

Révolution belge

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Lors de la révolution belge de 1830, il est l'un des meneurs de l'insurrection à Louvain et fait partie de la commission de sûreté publique mise sur pied pour remplacer les autorités « orangistes » et le conseil de régence[2]. Il tient un rôle décisif dans l'attaque de la ville lors des Journées de Septembre, menant les défenseurs belges à la victoire contre l'armée néerlandaise le .

Après l'indépendance de la Belgique du Royaume uni des Pays-Bas, il est nommé « commissaire de guerre » et suit les patriotes belges dans la campagne d'Anvers. Le , il est à Malines et tente de faire obstacle au rapatriement à Louvain du major Gaillard, ancien commandant de la garnison, mais ne peut l'empêcher, ce qui conduit à son assassinat par lynchage, qui bouleverse profondément De Neeff[3].

Le , il devient bourgmestre de Louvain (nl) puis est élu membre du Congrès national pour l'arrondissement de Louvain[4]. Il est parmi ceux qui refusent de signer le traité des XVIII articles le . Lors de la campagne des Dix-Jours, il forme plusieurs compagnies de volontaires afin de renforcer les forces armées belges en difficulté faces aux troupes néerlandaises du roi Guillaume. De Neeff insiste pour que Louvain soit défendue, mais les autorités belges l'abandonnent et il est contraint de suivre le roi des Belges, Léopold Ier, dans sa retraite après la bataille de Louvain.

Il meurt à l'âge de 60 ans en se noyant dans le canal Louvain-Dyle le , peut-être par suicide[5].

Hommage

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Bibliographie

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Voir aussi

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Notes et références

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  1. Suzanne Tassier, Le prince de Bethune-Charost, candidat au Trône de Belgique (1789-1793), t. 11, coll. « Revue d’Histoire Moderne & Contemporaine », (lire en ligne), chap. 21, p. 31-43
  2. Édouard Van Even, Louvain dans le passé et dans le présent, Louvain, Auguste Fonteyn, (lire en ligne), p. 92
  3. Édouard Van Even, Louvain dans le passé et dans le présent, Louvain, Auguste Fonteyn, (lire en ligne), p. 93
  4. « De Neeff Jean (1773-1833) - Interventions », sur unionisme.be (consulté le )
  5. Adolphe Du Chastel, Les Hollandais avant, pendant et après la Révolution., Bruxelles, Librairie Dewit, (lire en ligne), p. 83