Jehan Marceau
Jehan Marceau, né à une date inconnue, est un marchand bonnetier parisien âgé, demeurant rue Saint-Denis, à la Barbe-d’Or. Le 6 juin 1465, il est retrouvé mort, pendu dans sa maison[1]. Son corps est dépendu puis transporté au Châtelet pour y être examiné par des médecins. Cet examen confirme que la mort de Jehan Marceau est le résultat d'un suicide[2],[3]. À cette époque, lorsqu'un suicide n'est pas le résultat d'une « défaillance de l'esprit », le « cadavre de celui qui a été criminel envers lui-même reçoit la même peine qu'un meurtrier : l'infamie d'être traîné puis pendu. »[3],[4]. Ainsi, la dépouille de Jehan Marceau est traînée à travers les rues de Paris, dans une parade d'infamie — « tous subissaient le cérémonial de cette lugubre promenade », écrit Maillard — afin d’être exposée à l’humiliation publique avant d'être pendue au gibet de Montfaucon[1].
| Décès | |
|---|---|
| Époque | |
| Nationalité |
Française |
| Activité |
Bonnetier |
Références
modifier- 1 2 Firmin Maillard, Le gibet de Montfaucon (étude sur le vieux Paris) : Gibets — Échelles — Piloris — Marques de haute justice. Droit d’asile — Les fourches patibulaires de Montfaucon — Documents historiques. Description — La légende des suppliciés. Scènes de la dernière heure, Paris, Auguste Aubry, , 106 p., p. 40lire en ligne=https://www.gutenberg.org/files/62106/62106-h/62106-h.htm
- ↑ Jean de Roye, Journal de Jean de Roye, connu sous le nom de Chronique scandaleuse, 1460-1483, t. I, Paris, Librairie Renouard, ("MARCEAU"#v=snippet&q="MARCEAU"&f=false lire en ligne), p. 45
- 1 2 Nicole Gonthier, « IV, Pourquoi châtier? », dans Le châtiment du crime au Moyen Âge : XIIIe-XVIe siècles, Presses universitaires de Rennes, , 173-204 p. (DOI 10.4000/books.pur.8962)
- ↑ Marc Nortier, « Bibliographie et Chronologie de Paris au Moyen Age », sur Paris au Moyen Âge (consulté le )