Jehan Sarrazin

écrivain et poète français

Jehan Sarrazin (1863-1904) est un écrivain, poète, journaliste et directeur de café-concert français d'origine provençale.

Jehan Sarrazin
Jehan Sarrazin, vu par George Auriol (1888).
Biographie
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Père

Biographie

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Affiche du Divan japonais, direction Jehan Sarrazin, pour la « Troupe espagnole » (avant janvier 1893)[1].

Fils du poète méridional Jean Sarrazin, Jehan, né à Orcières, commence à publier des recueils de poèmes et de contes à partir de 1882 chez des éditeurs lyonnais, tout en collaborant à des journaux locaux.

Jehan Sarrazin — qui se signale aussi comme étant « Jean Sarrazin fils » — monte à Paris, publie ses écrits chez Léon Vanier dès 1884, et organise par la suite des soirées spectacles dans une salle située sous le Divan japonais, publiant un organe officiel intitulé La Lanterne japonaise, soit dix livraisons entre et enluminé par George Auriol, dans lequel Alphonse Allais, entre autres, propose des contes[2]. Sarrazin, surnommé le « poète de la folie et marchand de bonnes olives » — qu'il fait servir aux habitués —, prend dans la foulée la gérance du Divan japonais à la place de Théophile Lefort : il y programme Yvette Guilbert, Marcel Legay et de nombreuses attractions. L'aventure se termine en , quand la gérance passe à Édouard Fournier[3].

Il figure en couverture de la revue Les Hommes d'aujourd'hui, portraituré par son ami Auriol (no 328, 1888)[4].

Pour les élections législatives du 27 janvier 1889, Sarrazin se porte candidat dans la circonscription de Montmartre : son affiche propagandiste n'est pas sans humour, et on peut y lire : « Parisiens et Gens de Banlieue. Que demandez-vous ? Qu'on vous fiche la paix, n'est-ce pas ? »[5]

Dans les années 1890, il publie ses souvenirs sur Montmartre et le Quartier latin, ainsi que des contes humoristiques et quelques paroles de chansons — entre autres avec Gaston Maquis (1891)[6] –, qu'il édite parfois lui-même.

L'une de ses dernières publications semble avoir été La Gourde, « organe officiel des hautes sphères fantaisistes de la louphoquerie [sic] universelle et de la gourderie nationale, paraissant quand bon lui semble et sans crier gare »[7].

Il meurt, âgé de 41 ans, à Saint-Genis-Laval. Son père lui survit.

Les farces de Mijoulet, couverture par George Auriol (1894).
  • Rêveries, poèmes, Lyon, Imprimerie de La Province[8], L. Duc et F. Demaison, 1882.
  • Pour l'enfance. Poésie à l'occasion du concert de charité donné par la fanfare des Enfants du Rhône au profit des asiles de Villeurbanne, Lyon, L. Duc et F. Demaison, 1883.
  • À l'orgue de la brasserie du Parc, ode, Lyon, L. Duc et F. Demaison, 1883.
  • Polissonnades, nouvelles en prose, Lyon, L. Duc et F. Demaison, 1883 — sur Gallica.
  • Les Deux sœurs, poème dramatique, Lyon, Imprimerie de La Province, 1883.
  • Mélanges. Poésie, Paris, Léon Vanier, 1884.
  • La Petite mendiante, Paris, Léon Vanier, 1884.
  • Les Malheureuses, poèmes réalistes, préface de Henry Tellam, Paris, L. Vanier, 1884.
  • Remembrances, nouvelles humoristiques, Lyon, Perrellon, 1886.
  • Fleur de Provence, poésie, Paris, C. Blot, 1886.
  • Le Journal de Jane, Paris, L. Vanier, 1888.
  • Au Galop, Paris, ill. de Steinlen, L. Vanier, 1888.
  • Histoires folichonnes, ill. de George Auriol, Paris, L. Vanier, 1888.
  • Les vacances d'un écolier parisien, Paris, Léon Vanier, 1889.
  • Les Sonnets de l'Exposition, Paris, C. Blot, 1889.
  • Les Contes du divan, préface de Charles Virmaître, Paris, J. Sarrazin, 1891.
  • À marée montante, prose et poésie, Paris, J. Sarrazin, 1894.
  • Les farces de Mijoulet. Conte pour servir d'introduction de L. Riotor, préf. de Clovis Hugues et Frédéric Mistral, Paris, Lambert, 1894.
  • À marée montante, Paris, J. Sarrazin, 1894.
  • Chanson d'hiver, nouvelles et poésies, préf. par Alphonse Allais, couv. de Willette, Paris, J. Sarrazin, 1895.
  • Souvenirs de Montmartre et du Quartier-Latin, préf. de Charles Virmaître, Paris, J. Sarrazin, 1895.
  • Les joyeux devis d'un souffleur de bulles. Prose et poésie, Paris, J. Sarrazin éditeur 50 rue Saint-Georges et au Vieux Paris dans l'Exposition, 1900.

Notes et références

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  1. Notice œuvre, catalogue numérisé de Paris Musées Collections.
  2. (BNF 32805215).
  3. « Ce qu'il faut voir - Le Divan japonais », Le Courrier français, no 6, 10e année, , p. 10 (lire en ligne).
  4. Notice œuvre, sur Gallica.
  5. Reproduction de l'affiche, in: Claire Daniélou, L'Échauguette. Carnet de la Bibliothèque historique de la Ville de Paris, février 2023.
  6. (BNF 47215097).
  7. La date supposée indiquée est 1907 mais l'auteur meurt trois ans plus tôt — cf. (BNF 32783136)
  8. La Province, journal fondé à Lyon en 1883 — notice des collections de la Bibliothèque municipale de Lyon.

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