Jennifer Ringley

cyber-célébrité américaine

Jennifer Kaye Ringley, née le à Harrisburg[1], est une personnalité américaine d'Internet, pionnière du lifecasting. De 1996 à 2003, elle diffuse sa vie quotidienne sur son site web JenniCam, alimenté par des webcams installées chez elle. Elle est souvent considérée comme la première « camgirl »[2].

Jennifer Ringley
Description de cette image, également commentée ci-après
JenniCam
Nom de naissance Jennifer Kaye Ringley
Naissance (50 ans)
Harrisburg (Pennsylvanie), États-Unis
Nationalité Américaine
Profession

JenniCam

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Création

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Le , alors étudiante au Dickinson College de Carlisle, en Pennsylvanie, Jennifer Ringley lance JenniCam, grâce à une webcam installée dans sa chambre[3],[2]. La caméra prend automatiquement une photo toutes les quelques minutes et la publie sur le site, quoi que fasse l'étudiante : naviguer sur Internet, lire, rêvasser ou se livrer à des moments intimes[2]. Refusant de filtrer les images, elle apparaît parfois nue[3].

Elle présente son site comme une « fenêtre sur un zoo humain virtuel », qui montre sa vie telle qu'elle serait sans caméra[3], tandis que d'autres y voient une forme d'art conceptuel[4].

Succès

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JenniCam devient l'un des phénomènes du Web naissant. Son audience est diversement estimée : à son apogée, le site aurait reçu plusieurs millions de visites par jour, jusqu'à sept millions selon certaines sources[5]. En 1998, Jennifer Ringley est l'invitée du Late Show with David Letterman. Elle augmente ensuite la fréquence des images et propose un accès payant, réglé par l'intermédiaire de PayPal[2].

Fermeture

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Fin 2003, PayPal ferme son compte, estimant que la nudité visible sur le site enfreint ses conditions d'utilisation. Jennifer Ringley met fin à JenniCam le [3], en invoquant cette nouvelle politique. La fermeture intervient aussi après une rupture difficile, elle-même diffusée par la webcam[2].

Après JenniCam

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À la fermeture du site, elle travaille pour une association d'aide sociale de la région de Sacramento, en Californie[3]. Elle se retire ensuite de la vie publique et se tient à l'écart des réseaux sociaux[2].

Notes et références

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  1. ↑ (en) Frequently Asked Questions, JenniCam, 10 décembre 1997, consulté le 8 mai 2011.
  2. 1 2 3 4 5 6 (en) « Jennicam: Why the First Lifecaster Disappeared from the Internet », sur Gizmodo, (consulté le )
  3. 1 2 3 4 5 (en) « Voyeur Web site JenniCam to go dark », sur CNN, Reuters, (consulté le )
  4. ↑ (en) Steve Baldwin, Ghost Sites of the Web: « Forgotten Web Celebrities: Jennifer Ringley, Preston Johnson », 19 mai 2004.
  5. ↑ Patient Zero of the selfie age: Why JenniCam abandoned her digital life, news.com.au, 16 avril 2015

Bibliographie

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  • Feminist Cyberscapes: Mapping Gendered Academic Spaces, Blair K., Takayoshi P., College Composition and Communication, Vol. 52, part two, pages 302-305, (ISBN 1-56750-438-8)
  • Jenni's Room: Exhibitionism and Solitude, Burgin, V., Critical Inquiry, 2000
  • Gender and power in online communication, Herring, S.C., The Handbook of Language and Gender, 2003
  • A camera with a view: JenniCAM, visual representation, and cyborg subjectivity, Jimroglou, K. M., INFORMATION COMMUNICATION AND SOCIETY, VOL 2; NUMB 4, pages 439-453, 1999
  • tekst.no, Schwebs, Ture & Otnes, Hildegunn, p. 175. Oslo: Cappelen. (ISBN 82-02-19673-6), 2001
  • Design vs. Content: A Survey of Ten Popular Web Sites That Made Emotional Connections with the User, Vogler, D., Computers in Entertainment (CIE), 2005
  • JenniCam's So-called Life Goes Live Washington Business Journal, p. 2, .
  • Archive.org for jennicam.org

Liens externes

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