Jenny Luxeuil
Jenny Luxeuil née Lucienne Anna Raphenne le à Luxeuil-les-Bains (Haute-Saône), morte le à Saint-Rémy (Haute-Saône), est une actrice française.
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Lucienne Anna Raphenne |
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Biographie
modifierOriginaire de Haute-Saône, Lucienne Raphenne est une fille d'ouvrier, partie à Paris dans les années 1920 où elle a d’abord été modèle photo puis mannequin sous le pseudonyme de Jennie Luxeuil avant de devenir actrice de cinéma dans des films français et allemands sous le nom de Jenny Luxeuil.
En 1927, la jeune provinciale à peine établie dans la capitale avait remporté haut la main un concours de photogénie organisé par la société cinématographique Metro-Goldwin-Meyer. Un succès qui allait lui ouvrir les portes du cinématographe alors en plein essor. Enchaînant les tournages à partir de 1928, elle suivra une ascension remarquable jusqu'en .
Habitée par une foi fervente, Jenny Luxeuil nourrissait une grande dévotion pour sainte Thérèse-de-Lisieux. Elle qui avait servi de modèle pour des dizaines de cartes postales diffusées dans toute l’Europe avait posé à plusieurs reprises dans l’habit de la religieuse normande dont elle avait fait son idole. Elle devait d’ailleurs l’incarner à l’écran mais le projet n’aboutira pas. En 1935, à la surprise générale, l’actrice a quitté les plateaux pour prendre le voile au sein des murs d’un couvent de dominicaines installé à Montpellier. Cependant, elle ne mènera pas à terme son engagement religieux.
En 1946, Lucienne Raphenne retrouve sa ville natale de Luxeuil-les-Bains. En proie à des exaltations mystiques intenses, elle voit son état de santé psychique se dégrader et rejoint un hôpital psychiatrique. Elle y décède le .
Filmographie
modifierFilms muets
modifier- 1929 : Trois jeunes filles nues de Robert Boudrioz : Lulu
- 1929 : Cagliostro de Richard Oswald
- 1929 : L'Escale de Jean Gourguet
Films parlants
modifier- 1930 : La nuit est à nous : (non créditée)
- Dans la version française de Roger Lion[1]
- Dans la version allemande de Carl Froelich et Henry Roussell[1]
- 1930 : Virages de André Jaeger-Schmidt : Cécile Darcourt
- 1930 : L'Équipe de Jean Lods
- 1931 : Pour la voir de près de Lucien Mayrargue[1]
- 1932 : Le Disparu de l'ascenseur de Giulio Del Torre : Lucette Gardenois
- 1932 : Une nuit à l'hôtel de Léo Mittler
- 1932 : Camp volant de Max Reichmann : Senta
Biographie
modifierAprès six années d'enquête, le Luxovien Thierry Piquard, aidé du journaliste Fabrice Duchêne, a publié au mois d' une biographie intitulée "Jenny Luxeuil" retraçant la vie de cette femme au parcours romanesque.
Engouement autour de sa mémoire
modifierA l'initiative de Thierry Piquard, une association intitulée « Autour de Jenny Luxeuil » est créée en sa mémoire. Après s’être attachés à la restauration du caveau familial où repose l’ancienne actrice, les bénévoles ont organisé une exposition et puis la projection de films prêtés par le Centre National du Cinéma et de l'image animée.
Par ailleurs, les membres de l'association Scèn’Artistes du pays d'Héricourt se sont également employés à collecter des documents concernant la comédienne et, dans une démarche artistique, ont créé une pièce intitulée « Jenny Luxeuil, une étoile oubliée », écrite par Florence Grillot.
Notes et références
modifier- 1 2 3 « Base de données Actrice Jenny Luxeuil », sur calindex.eu (consulté en ).
Liens externes
modifier- Ressources relatives à l'audiovisuel :
- Jenny Luxeuil sur le site cineartistes.com
- « Haute-Saône. Mannequin chez Chanel, étoile du cinéma des Années folles, Jenny Luxeuil retrouve la lumière grâce à une pièce de théâtre », sur L'Est républicain, (consulté le )
