Joël Manglou
Joël Manglou, né le et mort le , est un musicien français[1].
| Naissance |
Sainte-Suzanne (La Réunion, France) |
|---|---|
| Décès | (à 68 ans) |
| Genre musical | Séga, maloya |
| Années actives | Depuis 1996 |
| Labels | Discorama |
| Membres | Joël Manglou (chant, guitare), Philippe Gallais (basse), Frédéric Ladauge (percussions), Jean-Jacques Pifarelly (guitare), Jacky Boyer (contrebasse) |
|---|---|
| Anciens membres | Eric Bredar (claviers), Laurent Ladauge (percussions), Pascal Manglou (guitare solo) |
Biographie
modifierNaissance
modifierNé le 14 juin 1958 à quartier Français, à Sainte-Suzanne, sur l'île de La Réunion, Joël Manglou est le fils de René Manglou et de Jeannette Germain de Keradec, d'ascendance bretonne. Il est issu d'une fratrie de neuf enfants, parmi lesquels Tony Manglou, docteur en sciences économiques et sociales, et Yves Manglou, auteur[2].
Parcours scolaire
modifierAprès l'obtention du BEPC, il suit une formation d'un an en électromécanique au lycée du Butor à Saint-Denis. Il poursuit ensuite une formation en agriculture, élevage et gestion au Centre de formation professionnelle des adultes (CFPA) de Saint-Joseph. Il obtient également un diplôme d'éducateur sportif comme accompagnateur de tourisme équestre[3].
Il effectue son service militaire au Régiment d'artillerie de marine à La Fère, dans l'Aisne, où il participe à la rédaction et à la réalisation graphique du journal du régiment.
Carrière professionnelle
modifierAu début de sa carrière professionnelle, il travaille dans le secteur de la publicité et de l'imprimerie, notamment chez Publédif et au service de duplication de la mairie de Saint-Denis. Parallèlement, il développe des activités dans le domaine artistique en tant que musicien, chanteur et danseur. Il participe notamment pendant un an à la troupe folklorique « Kalou Pilé », dirigée par René Micaud, puis pendant trois ans au groupe « Mascareignas » de Jacques de Chateauvieux[4].
Après cette période, il rejoint l'étude de l'huissier Jean Rosaire, où il travaille pendant trois ans. Il y exerce notamment comme clerc assermenté, après avoir suivi une formation d'un an à l'École nationale de procédure à Paris.
De retour à La Réunion, il crée une ferme-auberge à son domicile, qu'il exploite pendant plusieurs années. Il y développe également une activité de tourisme équestre. Par la suite, il s'intéresse à la conception et à la construction de voitures hippomobiles. Ses activités professionnelles et personnelles sont notamment liées à l'agriculture, au tourisme équestre, à la musique et à la restauration[5].
Discographie
modifierAlbum Studio
modifier- Tit Queue la Morue
- Sang Piment
- La Colle Jacques
- Quand je pense à toi
- Au sommet des larmes
- Kala
- Partout c'est la guerre
- Bord la rivière
- Eh Rémi !
- Sous les Flamboyants Bleus
- Embellie
- Ravages
- A cause
- Laisse à moin rêver
- Z'oreil cochon dan' marmit' pois
- Valentin
- Mon île une femme
- Uncle ben
- Bises salées
- Tiembo
- L'odeur la fumée
- Rhum camaron
- Grand chemin
- Regards de l'autre côté d'un rêve
- Magine
- Mamzell Mémène
- Breds'z
- Bélouve
- Zangoune
- Tir de l'eau
- Écrin de velours
- Le serpent qui danse
- Tit Milien
- Tit Kaniki
Compilation
modifier- La source Créole (inédit)
- Demain, je l'espère (inédit)
- Génération Goni (inédit)
- 'Magine
- Mamzelle Mémène
- Bélouve
- Uncle Ben
- Brèdes'z
- Z'oreil cochon dan' marmit' pois
- Regard de l'autre coté d'un rêve
- Tiembo
- Quand je pense a toi
- Au sommet des larmes
- Tit queue la morue
- La colle jacques
- Bord la rivière
Notes et références
modifier- ↑ « Les Manglou : L'âme créole », sur L'Express, (consulté le )
- ↑ Matthieu Patou Parvedy, « Joël Manglou, figure de la musique réunionnaise, est décédé »
, sur LINFO.RE, (consulté le ) - ↑ « MANGLOU Joël », sur Réunionnais du Monde (consulté le )
- ↑ « Joël Manglou n’est plus : l’artiste réunionnais laisse derrière lui un riche héritage ; réactions – Free Dom », sur freedom.fr (consulté le )
- ↑ « L’artiste réunionnais Joël Manglou s’est éteint, les hommages affluent - Outre-mer La 1ère », sur Réunion La 1ère (consulté le )